Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600449
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B... visant à contester le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La requête, non régularisée malgré une mise en demeure, est donc déclarée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602467
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un jeune majeur anciennement placé à l'ASE. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les conditions cumulatives de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que le doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, invoqué au regard notamment de l'article L. 435-3 du CESEDA, ne suffise à ordonner la suspension en l'absence d'urgence caractérisée.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509571
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une mise en demeure de régulariser. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles qui impose ce recours préalable.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601201
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction adressée au préfet des Alpes-Maritimes pour convoquer la requérante en vue du dépôt d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation d’urgence invoquée résultait de la propre négligence de la requérante, qui n’avait sollicité le renouvellement qu’après l’expiration de son titre et alors qu’une convocation était en cours. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions de l’urgence.
Avocat : TRAVERSINI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601452
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, compte tenu de la présence de trois jeunes enfants dont l'un présente des problèmes de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601455
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment en raison de la naissance récente d'un troisième enfant pour lequel une demande d'asile a été déposée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601456
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le juge a considéré que le maintien dans les lieux, après l'obtention d'une protection subsidiaire pour l'un et le rejet définitif de la demande d'asile pour l'autre, ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MBA-N.KAMAGNE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601457
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes visant à expulser deux ressortissants russes d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment au regard de l'état de santé de l'un des occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400967
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande du syndicat mixte de Pierrefonds, qui réclamait une indemnité de plus de 4 millions d'euros à l'État pour un préjudice financier lié au financement des missions de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Le tribunal a jugé que les griefs, fondés notamment sur les articles L. 422-23 du code des impositions et L. 6328-4 du code des transports, ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a estimé que le système de financement contesté, qui relève du pouvoir souverain du législateur, ne créait pas une rupture d'égalité devant les charges publiques à l'encontre du demandeur.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601920
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension de mises en demeure de recouvrement d'astreintes en urbanisme. Le juge constate que le requérant n'a pas introduit de recours au fond en annulation contre ces décisions, condition préalable obligatoire. La requête est donc déclarée irrecevable en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601922
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... A... visant à suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant, qui invoque uniquement des conséquences sur sa situation professionnelle, ne justifie pas du caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du bien-fondé des moyens au principal.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601957
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, dont la demande initiale date de novembre 2023, vit déjà depuis longtemps avec les conséquences de cette situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA concernant la naissance des décisions implicites de rejet.
Avocat : AJIL
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501940
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de Mme B... visant à organiser une médiation concernant la radiation du RSA et la créance d'indu. La demande de médiation est jugée irrecevable, car la caisse d'allocations familiales a refusé d'y consentir. Le tribunal applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, estimant que les arguments de la requérante ne remettent pas en cause le bien-fondé de la décision contestée.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502145
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir d'une assistante sociale de l'Éducation nationale demandant le paiement d'indemnités liées à son affectation en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+). Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (statuant par ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car l'agent n'a pas respecté la procédure de médiation préalable obligatoire avant de saisir le tribunal. Textes appliqués : Article L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, ainsi que le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022, qui imposent une tentative de médiation préalable pour les litiges relatifs à la rémunération des agents publics de certaines académies, dont La Réunion.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502161
Le Tribunal administratif de La Réunion rejette la requête du syndicat SAIPER comme manifestement irrecevable. Le syndicat n'avait pas qualité pour demander l'annulation d'une note du rectorat relative à la rémunération des congés longue maladie, car cette note concernait des décisions individuelles de versement dû aux agents. Le tribunal a appliqué l'article L. 113-2 du code général de la fonction publique, qui réserve cette action aux agents directement concernés, et a statué par ordonnance en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600456
Sujet principal : Demande d'injonction pour permettre l'exercice du droit de vote d'un agent pénitentiaire lors d'élections municipales. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est pas caractérisée, notamment parce que le requérant pouvait voter par procuration. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 71 du code électoral (vote par procuration). Le rejet est prononcé en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300309
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société SAF Hélicoptères, qui contestait l'attribution d'un marché public de transports sanitaires héliportés à la société HBG France par le centre hospitalier de Cayenne. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation, notamment concernant la publicité, la mise en concurrence et l'appréciation des offres, n'étaient pas établies ou étaient insuffisantes pour entraîner la résiliation du marché. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires de la requérante ont également été rejetées, l'application des articles du code de la commande publique invoqués n'étant pas retenue.
Avocat : MARAS BILLARD AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301759
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C... qui contestait un redressement fiscal pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la qualité du signataire de la défense, le quotient familial, la prise en compte de déficits et le régime fiscal d'un apport de droits sociaux, n'étaient pas fondés. L'administration a régulièrement procédé à une compensation sur le fondement de l'article 13 du code général des impôts pour une omission constatée, et le redressement initial est confirmé.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400362
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2019 et 2023. Le requérant invoquait des violations de ses droits fondamentaux (dignité, intimité, hygiène) au regard de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande principale, estimant que l'État n'avait pas commis de faute dans la gestion de l'établissement pénitentiaire, mais a confirmé l'allocation d'une provision de 9 500 euros déjà accordée en référé pour les périodes de surpopulation carcérale avérée.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400455
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral admettant un fonctionnaire de police à la retraite d'office pour limite d'âge atteinte. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'agent, appartenant au corps d'encadrement et d'application de la police nationale, avait atteint la limite d'âge légale de 57 ans, entraînant de plein droit la rupture du lien de service. Sa demande de prolongation d'activité, présentée tardivement, ne pouvait être recevable. **Textes appliqués** : Articles L. 556-1 et L. 556-8 du code général de la fonction publique (fixant la limite d'âge), loi n°84-834 du 13 septembre 1984, et décret n°2009-1744 du 30 décembre 2009 (régissant les demandes de prolongation d'activité).