Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503348
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Gironde avait légalement fondé sa décision sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, conformément aux articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure et à l'appréciation de l'état de santé, n'étaient pas fondés.
Avocat : HAAS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503417
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral n'était pas entaché d'incompétence et que le requérant ne remplissait plus les conditions légales, son enfant français étant devenu majeur à la date de la décision. La juridiction a ainsi écarté les moyens invoqués, notamment ceux fondés sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : CHRETIEN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601802
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises à l'encontre d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence, au motif que le préfet n'avait pas compétence pour signer ces décisions en l'absence de délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : LASSORT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601807
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour et à obtenir une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de droit ou d'appréciation) ne révèle un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale du 8 décembre 2025. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MARCIGUEY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602138
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Saint Léger en désignant un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un péril imminent pour la sécurité publique. Le juge a retenu l'utilité de la mesure au vu de l'état de dégradation avancé de l'immeuble, notamment l'effondrement partiel de la toiture. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, qui régissent cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602181
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Périgueux. Le juge a ordonné la désignation d'un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un péril pour la sécurité publique et proposer des mesures urgentes. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306822
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Sogreg visant à annuler un arrêté municipal fixant une astreinte pour non-exécution d'une mise en demeure. Le tribunal a jugé que l'astreinte, fixée en application de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, était légale et que les moyens soulevés (notamment sur la motivation, la procédure et la conventionnalité) n'étaient pas fondés. Il a également rejeté la demande d'indemnité de la requérante et mis à sa charge une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508913
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., suite à la validation de sa demande de chèque énergie par l'Agence de services et de paiement (ASP). Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il n'y a donc plus de litige à juger sur le refus initial d'octroi de l'aide.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305656
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Sogreg visant à annuler une mise en demeure de démolir des constructions illégales. Le tribunal a jugé que la décision du maire de Sérignan, prise sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, était légale, notamment en ce qui concerne la prescription de l'astreinte et le respect de la procédure contradictoire. Les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : MARQUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601559
**Sujet principal** : Demande d'une association visant à faire appliquer les termes d'une médiation concernant un litige avec une commune (loyers, prélèvements, mise à disposition d'une salle). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de jugement non précisée). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance, car elle est jugée manifestement irrecevable. **Textes appliqués et motifs** : L'ordonnance est prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal relève d'une part qu'aucun protocole transactionnel n'est issu de la médiation, privant la requête de base factuelle solide, et d'autre part que le juge administratif du contrat ne peut pas ordonner l'exécution forcée mais seulement une éventuelle indemnisation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601843
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence de saisies administratives à tiers détenteur pour impôts locaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande comme **irrecevable**. Il estime que les saisies contestées, notifiées en 2024 et 2025, avaient déjà produit tous leurs effets juridiques (effet d'attribution immédiate) avant l'introduction de la requête en mars 2026, rendant impossible une mesure de suspension. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et, surtout, l'article L. 262 du Livre des procédures fiscales qui définit l'effet immédiat et irréversible de la saisie administrative à tiers détenteur dès sa notification.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400754
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge, statuant en plein contentieux, a appliqué les articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que, malgré la bonne foi du requérant, sa situation de précarité n'était pas établie au point de justifier une remise du solde restant dû (200,80 €), une partie de la dette ayant par ailleurs déjà été effacée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400902
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation d'une décision lui accordant seulement une remise partielle (50%) d'un indu de prime d'activité. Le juge, exerçant son pouvoir de pleine juridiction, a estimé que la situation financière de la requérante (quotient familial de 425 euros) ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise totale de la dette, sans qu'une manœuvre frauduleuse ne soit retenue. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la récupération et la remise gracieuse des indus de prime d'activité.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401151
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, rejette les demandes de Mme B... A... visant à annuler des décisions de recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA, allocations familiales, prime d'activité, etc.) et une pénalité administrative. La juridiction estime que la procédure de contrôle et de recouvrement suivie par le Département de l'Hérault et la CAF de l'Hérault est régulière et que les décisions contestées ne sont pas entachées d'erreur d'appréciation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401152
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions lui notifiant un indu de RSA (4 908,83 €) et de prime d'activité (268,79 €), ainsi qu'une amende administrative de 180 €. Le tribunal a constaté que la requérante avait omis de déclarer ses revenus d'activité non salariée et d'autres ressources, ce qui a entraîné un versement indu des prestations. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46, L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui régissent le droit au RSA, l'obligation de déclaration des ressources et les conditions de récupération des paiements indus.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401154
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité et le refus implicite de remise gracieuse. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la requérante n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable, comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et à son recouvrement.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401222
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de Mme A... visant à annuler la décision du président du conseil départemental de l'Hérault rejetant son recours contre un indu de RSA. La juridiction accueille l'exception d'autorité de la chose jugée, invoquée par le département, car un jugement antérieur du 11 septembre 2025 du même tribunal, devenu définitif, avait déjà rejeté une demande identique concernant la même décision. La solution s'appuie sur les principes généraux de procédure contenus dans le code de justice administrative.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401278
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision du département de l'Hérault lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le recours administratif préalable de l'intéressé avait été formé hors délai, entraînant sa forclusion. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la récupération des indus de RSA et sur le pouvoir du juge du plein contentieux d'apprécier le bien-fondé de telles décisions de récupération.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401328
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions établissant et refusant la remise gracieuse de plusieurs indus de prestations sociales (RSA, APL, prime d'activité). Le tribunal a estimé que les décisions contestées étaient légales, relevant que la récupération des indus était justifiée et que les conditions légales pour une remise gracieuse totale, notamment la bonne foi ou la situation de précarité au sens de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, n'étaient pas établies. La demande d'indemnisation pour préjudice a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401338
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en plein contentieux visant le refus de remise gracieuse d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. Le tribunal, exerçant son pouvoir de substitution, a examiné si la situation de précarité financière et la bonne foi du requérant justifiaient une remise. En l'espèce, il a rejeté la demande, considérant que les conditions légales prévues par les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation n'étaient pas remplies pour accorder cette mesure gracieuse.
Avocat : VICTOR AVOCAT