Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404208
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis d'aménager et son permis modificatif pour un lotissement. Le tribunal a jugé que le permis modificatif du 14 avril 2025 avait régularisé les éventuels vices de l'autorisation initiale, conformément aux articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, les moyens invoqués contre le permis initial ne pouvaient plus être utilement soulevés.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404412
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de l'association Centre ophtalmologique Jeu de Paume, qui demandait l'annulation d'une décision de la CPAM de l'Hérault prononçant une suspension conventionnelle de cinq ans. La juridiction a estimé que la procédure de sanction, fondée sur l'Accord national du 8 juillet 2015, était régulière et que les anomalies graves constatées (actes fictifs, non-respect de la NGAP et de la CCAM) justifiaient la mesure. Elle a également rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la nature du contrôle, aux droits de la défense et à la proportionnalité de la sanction.
Avocat : AARPI ARTEMONT AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505062
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien, conjoint d'une Française. La juridiction a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'insertion professionnelle et sociale du requérant, de la durée de son séjour et de sa vie familiale établie en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatif au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505074
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle du requérant (séjour irrégulier, absence de vie familiale stable en France et absence d'isolement dans son pays d'origine). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-6 et suivants).
Avocat : MURAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505082
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F..., un ressortissant marocain, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 qui refusait son changement de statut de séjour (de travailleur saisonnier à salarié) et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à sa motivation, et que les conditions légales pour obtenir un titre de séjour "salarié" au titre de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 n'étaient pas remplies. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord bilatéral franco-marocain.
Avocat : KOULLI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507628
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante par le centre hospitalier de Perpignan, estimant cette mesure utile au vu de l'aggravation de son état de santé. La juridiction a également admis l'intervention de la CPAM de Haute-Garonne et étendu l'expertise au contradictoire du centre hospitalier de Gironne (Espagne), jugeant sa participation nécessaire. La demande d'allocation d'une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-1 du même code.
Avocat : FABIEN LARGE-JAEGER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601687
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par le préfet des Pyrénées-Orientales d'une demande de suspension d'une décision implicite du maire de Baho autorisant un projet de division parcellaire. Le juge constate que le maire a retiré la décision attaquée après l'introduction du recours, rendant la demande du préfet sans objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur cette demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401193
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté du maire de La Gouesnière n'opposant pas d'opposition à l'implantation d'une antenne relais. La juridiction a jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir, mais a rejeté l'ensemble de leurs moyens au fond, considérant notamment que le projet respectait les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. La décision s'appuie sur les articles du code de l'urbanisme et du code de justice administrative invoqués par les parties.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401265
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine était suffisamment motivée, ne présentait pas d'erreur de droit et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le défaut de délivrance d'un récépissé n'affectait pas la légalité de la décision et que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DAHI
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401319
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a rejeté comme irrecevables les demandes de M. et Mme B... visant à obtenir une remise gracieuse de leur dette et un échéancier de paiement suite au retrait d'une subvention de l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction a jugé, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, que le juge administratif ne peut accorder de telles mesures gracieuses, son office étant de contrôler la légalité des décisions et non de se substituer à l'administration. Elle a également déclaré irrecevable leur demande d'explication du détail des sommes à rembourser, relevant que sa fonction est de trancher des litiges et non d'expliquer les décisions administratives.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500697
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui renonçait à son recours contre le refus du maire de Lunel de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite un magistrat désigné à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507948
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le recours, formé dans le cadre de la procédure d'urgence prévue à l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était irrecevable car tardif, n'ayant pas été introduit dans le délai de 48 heures. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait légalement apprécié la menace pour l'ordre public justifiant la mesure, en application des articles L. 611-3 et L. 612-6 du CESEDA.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507966
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision du préfet du Finistère, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et professionnelle de la requérante, notamment au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : MAONY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600841
**Sujet principal** : Litige relatif à la mise à charge d'un trop-perçu d'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) par la CARSAT. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse pour incompétence. Il estime que le litige, qui oppose un particulier à un organisme de sécurité sociale (CARSAT) concernant le recouvrement d'une prestation, relève du contentieux de la sécurité sociale. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire pour conclure que la compétence appartient au juge judiciaire, et non au juge administratif.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601811
**Sujet principal** : Contestation d'un refus d'attribution de la carte mobilité inclusion (mentions "invalidité" et "priorité"). **Juridiction** : Tribunal administratif de Montpellier (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée car le tribunal administratif s'est déclaré incompétent. Le litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). **Textes appliqués** : L'article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste), combiné avec les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire qui attribuent ce contentieux au juge judiciaire.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306388
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'association Sentiers d'Avenir, qui demandait l'annulation du refus d'agrément pour la protection de l'environnement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que l'association ne justifiait pas, à la date du jugement, du respect de toutes les conditions légales, notamment concernant son objet statutaire et ses activités effectives. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 141-1 et R. 141-2 du code de l'environnement, qui définissent les critères d'agrément.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2307030
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Pléneuf-Val-André pour un ensemble de 27 logements. Les requérants, voisins immédiats, n'ont pas démontré que leur intérêt à agir était suffisamment affecté au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, leurs griefs (perte de vue, tranquillité, valeur patrimoniale) étant jugés insuffisants ou non caractérisés. Le tribunal a également rejeté leurs autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de l'arrêté et au respect du plan local d'urbanisme.
Avocat : SELARL VERPONT AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400067
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus puis le retrait partiel d'une prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de retrait partiel du 12 juin 2024, car celle-ci avait été substituée par une décision implicite de rejet. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que le calcul final de la prime (1 772,20 €) par l'Anah était légal, fondé sur les articles 3 du décret et de l'arrêté du 14 janvier 2020, qui imposent des règles de reste à charge et de déduction des aides.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201357
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande d'indemnisation de M. B... pour les préjudices liés à la délivrance d'un permis de construire une station de méthanisation. La juridiction estime que le permis, attaqué en vain par le requérant, est désormais périmé en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme, les travaux n'ayant pas été entrepris dans le délai légal. Par conséquent, le préjudice allégué n'est pas établi et le lien de causalité avec l'acte administratif fait défaut.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204442
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de voisins demandant l'annulation du refus du maire de dresser un procès-verbal pour des travaux de construction. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées, concernant principalement des écarts par rapport au permis de construire, n'étaient pas suffisamment caractérisées pour constituer une infraction au sens du code de l'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme relatives au pouvoir d'appréciation de l'autorité administrative pour constater les infractions.
Avocat : KERLEZ AVOCATS