Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511374
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C... et Mme C..., ressortissants algériens, visant l'annulation d'arrêtés préfectoraux leur refusant un certificat de résidence et leur enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour, fondé sur une évaluation médicale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, n'était entaché d'aucune illégalité au regard des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, qui en découlaient, ont été déclarées légales.
Avocat : GERIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511726
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante guinéenne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus constituait une erreur manifeste d'appréciation, car la demande d'asile de sa fille était en cours d'examen par l'OFPRA à la date de la décision contestée. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour avec droit de travail sous huit jours.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511741
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier en raison de la délégation de signature, suffisamment motivé, et qu'il ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation concernant la situation personnelle de la requérante ou la possibilité d'un regroupement familial. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP METRAL-CARBINER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512171
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), au regard de la durée et de la nature de son séjour. Les autres moyens, dont ceux relatifs à la compétence du signataire et à l'interdiction de retour, ont également été écartés.
Avocat : AZOUAGH
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512192
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'autorité préfectorale a procédé à un examen complet de sa situation et que les dispositions de l'article L. 435-1 du CESEDA, invoquées par le requérant, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512202
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la décision préfectorale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée ni d'incompétence, ni d'insuffisance de motivation, ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle de l'intéressé. Les conclusions subsidiaires (injonctions et dommages-intérêts) ont été rejetées en conséquence.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512215
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme E... et M. C... visant à annuler leurs arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que les arrêtés, signés par une autorité délégataire compétente, étaient réguliers et que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, méconnaissance des articles 3 et 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Elle a notamment considéré que le rejet de leur demande d'asile en procédure accélérée par l'OFPRA rendait légalement possible la prise de ces mesures d'éloignement.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512225
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant comorien de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour. Le juge a estimé que cette mesure, prise en raison de l'absence de titre de séjour, méconnaissait le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de l'insertion professionnelle stable et durable du requérant en France. L'annulation de l'obligation de quitter le territoire emporte par voie de conséquence celle de l'interdiction de retour et des mesures connexes.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601709
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de référé-suspension visant une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) concernant l'échange d'un permis de conduire suisse. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité n'est soulevé, l'ANTS ayant seulement indiqué que le dossier était incomplet et nécessitait d'être déposé via une procédure spécifique (motif suspension/annulation). La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 222-1 et suivants du code de la route.
Avocat : TETU
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602197
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté l'absence d'objet de la requête. Le requérant demandait la suspension du retrait de son permis de conduire pour perte de points, mais l'administration avait rectifié son dossier et restitué le point litigieux avant le jugement. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans appliquer de texte spécifique au fond du litige.
Avocat : CABINET SJ2A
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602334
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., et a enjoint à l'administration de statuer explicitement dans un délai de deux mois. Le juge a retenu l'urgence présumée pour un refus de renouvellement et a estimé que les moyens soulevés, fondés sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a également admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602347
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision de retrait de points et d'invalidité du permis de conduire. Le juge constate que l'administration a implicitement retiré la décision litigieuse après avoir crédité des points suite à un stage, rendant la requête sans objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension, et les autres conclusions sont rejetées, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602409
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de liquidation et d'augmentation d'une astreinte pour inexécution d'une précédente ordonnance, estimant que l'administration a pris les mesures nécessaires en fixant un rendez-vous. Toutefois, il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de procès, considérant que l'introduction de la requête a permis de débloquer la situation. La décision s'appuie sur les articles L. 911-7, L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHANASSIA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602451
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en suspension d'une décision de retrait de points et d'invalidité du permis de conduire. La juridiction relève que l'administration a implicitement retiré la décision attaquée en rétablissant un solde positif de points suite à un stage, rendant la demande sans objet. Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Avocat : PILLET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301708
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral et matériel suite au refus illégal de visas de long séjour pour les enfants d'une réfugiée. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, considérant que les refus, fondés sur un motif d'absence de lien de filiation déjà annulé par une précédente décision, étaient illégaux. Il a ordonné la réparation des préjudices subis sur la période allant du premier refus implicite (17 septembre 2017) à la délivrance des visas (27 mai 2022), en application des principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305198
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet par le préfet d'une demande de protection contre une mesure d'éloignement et pour des injonctions liées à une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales, car le préfet avait implicitement retiré la décision attaquée en délivrant ultérieurement une autorisation provisoire de séjour au requérant. Elle a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au profit de l'avocate du requérant, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305364
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision expresse du ministre de l'intérieur du 20 avril 2023, statuant sur le recours hiérarchique, se substituait à la fois à la décision préfectorale initiale et à la décision implicite de rejet née du silence de l'administration. Les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant la compétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation ou l'erreur d'appréciation, n'ont pas été retenus. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, en particulier son article 45, et du code de justice administrative.
Avocat : FERCHICHI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305379
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le ministre de l'intérieur avait justifié cette décision par le non-respect répété des obligations fiscales de la requérante, qui avait déclaré ses enfants à charge pendant trois années alors que son concubin les déclarait également. Le tribunal a estimé que, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation (article 21-15 du code civil et article 48 du décret du 30 décembre 1993), l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste en retenant ce motif, lequel suffisait à légalement fonder la décision, indépendamment des autres éléments d'intégration invoqués par l'intéressée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305438
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande d'acquisition de la nationalité française par naturalisation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur d'appréciation en déclarant la demande irrecevable, car la requérante ne justifiait pas de cinq années de résidence habituelle et *régulière* en France au moment du dépôt de sa demande, ayant séjourné irrégulièrement de 2011 à 2018. **Textes appliqués** : L'article 21-17 du code civil (condition de résidence régulière) et l'article 21-18 du même code (réduction de stage pour services importants), dont le bénéfice est refusé à la requérante.
Avocat : TAGNE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305661
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, disposait d'un large pouvoir d'appréciation pour évaluer l'insertion professionnelle. Il a considéré que les ressources jugées insuffisantes pour une famille de six personnes justifiaient légalement l'ajournement, sans erreur manifeste d'appréciation.