Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401522
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était légalement prise par une autorité compétente en vertu d'une subdélégation régulière et que son obligation de motivation était satisfaite au regard des dispositions du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a appliqué, notamment, les articles L. 211-2 et L. 211-5 de ce code pour examiner la légalité externe de l'acte contesté.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401538
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 10 avril 2024 lui retirant son titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était légalement prise par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard de la menace pour l'ordre public, fondée sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le retrait ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401557
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant malien. La juridiction estime que l'arrêté n'est entaché ni d'incompétence du signataire, bénéficiant d'une délégation régulière, ni d'insuffisance de motivation, celle-ci étant détaillée et non stéréotypée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401584
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatives au respect de la vie privée et familiale. La juridiction a également rejeté les autres moyens soulevés et a ordonné à l'État de verser une somme au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401595
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 16 juin 2024 ordonnant l'éloignement de la requérante. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée, notamment sur l'appréciation de la menace à l'ordre public et sur la prise en compte de sa situation personnelle et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400485
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. L'État, défendeur, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, M. A..., en raison de son absence de mémoire en réponse à une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La juridiction examinera donc la demande d'indemnisation de 3 000 euros au fond, sur la base des allégations portant sur la surpopulation, l'hygiène, l'alimentation et le respect de la dignité, invoquant notamment la Convention européenne des droits de l'homme et le code pénitentiaire.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400518
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre la procédure de passation de deux marchés publics de sécurité aéroportuaire par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Guyane. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la société H2SN, qui demandait l'annulation des marchés. Il a jugé que les irrégularités alléguées dans la procédure de mise en concurrence (examen des candidatures, définition des prestations, critères d'attribution) n'étaient pas établies ou n'étaient pas de nature à entacher la validité de la procédure. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du Code de la commande publique (notamment les articles L. 3, L. 2152-8, R. 2111-2 et R. 2152-7) pour examiner la régularité de la procédure de passation.
Avocat : MANUEL GROS, HÉLOÏSE HICTER & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400587
Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur une requête en excès de pouvoir et indemnitaire d'une ancienne directrice générale licenciée par la Chambre d'Agriculture de Guyane. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que le recours en annulation contre la décision expresse de solde de tout compte était tardif, ce qui fait obstacle aux demandes indemnitaires liées au licenciement. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours.
Avocat : INSOLIDUM AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401202
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 3 mai 2024 ordonnant l'éloignement de Mme F... D..., une ressortissante haïtienne. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour (IRTF) étaient insuffisamment motivées, notamment sur le risque de soustraction et la situation sécuritaire en Haïti. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401209
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé un arrêté préfectoral du 1er mars 2024 ordonnant l'éloignement d'un ressortissant surinamais. La juridiction a retenu un vice de forme, constatant que l'arrêté ne comportait pas la signature, le nom, le prénom et la qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
Avocat : SEUBE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401215
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant dominicain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que les conditions légales pour prononcer une obligation de quitter le territoire (OQTF) sans délai étaient remplies, au regard notamment des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande de délivrance d'une carte de séjour a également été rejetée.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401659
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet de proposer un logement adapté. Le tribunal a fait droit à la demande de M. C..., constatant qu'il avait été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, et que les propositions de logement faites par l'État n'étaient pas conformes à ses besoins et capacités. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401663
**Sujet principal** : Recours en décharge de cotisations de taxe d’habitation pour les années 2016 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande concernant l’année 2016, estimant que le requérant n’apporte pas la preuve qu’il n’occupait plus le logement au 1er janvier 2016. Pour les années 2017 à 2021, il constate qu’il n’y a plus lieu à statuer, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l’administration postérieurement à l’introduction de la requête. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts (régime de la taxe d’habitation).
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401664
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 26 mars 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... La juridiction a jugé que les condamnations pour conduite en état d'ivresse, sanctionnées uniquement par des amendes, ne caractérisaient pas, en l'espèce, une menace pour l'ordre public justifiant le refus. La décision s'appuie sur les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PIERRE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500341
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant en juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour tardiveté. Le recours a été introduit après l'expiration du délai légal de quatre mois suivant le délai d'attente de six mois après la décision de la commission. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, fixant les délais stricts pour agir.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500641
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... A... visant à enjoindre au préfet de lui proposer un logement adapté. Le juge a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été introduit le 6 mai 2025, au-delà du délai légal expirant le 29 juillet 2024. Cette décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui fixent les délais stricts pour agir après une décision de commission de médiation.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501022
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique, a fait droit à la requête de Mme B... en enjoignant au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités. Le tribunal a constaté que la requérante avait été reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par la commission de médiation, et que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent cette obligation à l'État en cas de reconnaissance d'un droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502177
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique. Solution retenue : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet de la Guyane de proposer à la requérante un logement correspondant à ses besoins et capacités, tel que défini par la commission de médiation. Textes appliqués : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, imposant à l'État une obligation de résultat de logement dans un délai déterminé après une décision de priorité et d'urgence.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600448
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante haïtienne bénéficiaire de la protection subsidiaire qui ne parvenait pas à déposer sa demande de carte de séjour via la plateforme numérique obligatoire. Le juge a ordonné au préfet de lui fixer un rendez-vous physique pour enregistrer sa demande, considérant l'urgence liée à sa situation administrative bloquée et l'impossibilité d'utiliser le téléservice malgré ses diligences. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (article R. 431-2 et arrêtés d'application) prévoyant une solution de substitution en cas de dysfonctionnement du service en ligne.
Avocat : RIVIERE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600457
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que les difficultés matérielles et sociales alléguées ne caractérisent pas l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale n'est établi. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les arguments tirés de la Convention européenne des droits de l'homme ou de la Convention internationale des droits de l'enfant ne soient retenus pour justifier la suspension.