Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601237
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail à un ressortissant étranger, dans un délai de huit jours. Le juge a estimé que l'administration avait manqué à son obligation légale de délivrer ce récépissé malgré un dossier complet, créant ainsi une situation d'urgence justifiée par la privation de revenus du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601251
Le Tribunal administratif de Nice rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral autorisant des ouvrages de protection littorale à Menton. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de saisine jugé trop long. Il relève également que la requête au fond, dont la suspension dépend, est elle-même susceptible d'être irrecevable pour tardiveté.
Avocat : DEMES AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601621
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation d'un demandeur de titre de séjour. Constatant l'inexécution par l'administration, le juge a modifié l'ordonnance initiale pour assortir l'injonction d'une astreinte de 150 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. La demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du même code a été rejetée.
Avocat : EL HAITEM
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601633
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement, l'assignation à résidence et une interdiction de retour de M. D... A... La juridiction a annulé l'arrêté, relevant un moyen d'office tiré de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit de prononcer une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un étranger ayant fait l'objet d'un retrait de carte de résident. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de cette nouvelle décision.
Avocat : BAKARY AFISSOU
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500832
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de Mme A... B... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux refusant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que les conditions légales pour l'obtention de ce titre, prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas remplies, notamment en raison d'une durée de séjour insuffisante sur le territoire national. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que le refus ne portait pas atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DJAFOUR
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601519
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé pour sa demande de changement de statut de séjour. Le juge a constaté qu'un délai de plus de quatre mois s'était écoulé depuis le dépôt de la demande, ce qui, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, équivaut à une décision implicite de rejet. Ordonner la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601523
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d’injonction et d’astreinte visant à faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet de fournir un hébergement d’urgence. Le juge estime que l’État, confronté à une saturation des dispositifs d’accueil dans les Alpes-Maritimes, n’a pas délibérément manqué à son obligation. La décision s’appuie sur l’article L.911-4 du code de justice administrative relatif à l’exécution des jugements.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601529
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une procédure de consultation du Comité Social et Économique (CSE) pour irrégularité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête dans toutes ses conclusions. **Motifs et textes appliqués** : La demande est jugée manifestement mal fondée car la procédure de consultation d'un organisme consultatif comme le CSE ne constitue pas, en elle-même, une décision administrative susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Le rejet est prononcé en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501445
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du ministre de l'intérieur refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de la requérante, mère d'un enfant français. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte d'un jugement ultérieur fixant la contribution du père de l'enfant, qui constituait un élément nouveau. Cette décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJAFOUR
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601899
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de changement de statut de séjour (étudiant) et d'octroi d'une autorisation provisoire de travail. Le juge estime que le requérant, dont la situation n'est pas un renouvellement ou un retrait de titre, n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses projets de formation et d'emploi ne caractérisant pas une nécessité immédiate. En conséquence, et en application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée dans toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600195
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, a rejeté une transmission de pièces pour excès de pouvoir. Il a jugé que cette transmission, dépourvue de requête et de conclusions formelles, était manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600242
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante sollicitait une première délivrance et non un renouvellement, son titre précédent étant expiré. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative concernant les conditions de l'urgence et du doute sérieux.
Avocat : MANÈS LOUIS JEUNE
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400707
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant ainsi fin à l'instance. Le litige portait sur le refus préfectoral de délivrer un certificat de permis de construire tacite pour une installation de stockage d'énergie. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement.
Avocat : Jean-François Benoit
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401243
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation du retrait de sa carte de séjour temporaire. Le tribunal a jugé que le retrait, fondé sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de condamnations pénales et d'activités illicites, était légal. Il a également écarté les griefs d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, et estimé que la décision ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : EL ALLAOUI
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401249
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et à la motivation suffisante de l'arrêté. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : PIERRE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401271
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre du requérant, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 14 août 2024. La juridiction a jugé que le préfet s'était fondé sur des faits matériellement inexacts concernant la situation familiale et parentale de l'intéressé, méconnaissant ainsi les exigences légales. L'annulation de l'OQTF entraîne celle de l'assignation à résidence qui en dépendait.
Avocat : SELEURL MARYSE SAGNE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401283
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 26 mars 2024 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'une ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle méconnaissait l'examen particulier de la situation personnelle et familiale de l'intéressée requis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours.
Avocat : MORAGA ROJEL
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401337
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête d'une ressortissante haïtienne demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. La juridiction a jugé la demande irrecevable, considérant qu'aucune décision implicite de rejet n'avait pu naître du silence du préfet sur sa simple demande d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a également refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute de dépôt préalable d'une demande auprès du bureau compétent.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401505
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une subdélégation régulière et que la motivation de l'acte, qui se référait notamment au rejet définitif de la demande d'asile par la CNDA, était suffisante au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également considéré que les moyens invoqués, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600343
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale de retrait de permis de conduire. Le juge constate que la requête est irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'un recours au fond en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est donc rejetée sans examen du fond.