Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502303
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de l'intéressé ne répondait pas aux critères humanitaires ou exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission exceptionnelle au séjour. La décision a également été examinée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600387
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire d'Aleria. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le préfet, concernant une méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (article A2) et une violation de la procédure d'archéologie préventive (article R. 425-31 du code de l'urbanisme), créaient un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600322
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Le préfet s'est désisté après le retrait de l'arrêté municipal litigieux. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302938
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du maire de Saint-Usage refusant de délivrer une attestation d'achèvement et de conformité partielle des travaux. La juridiction a retenu que ce refus était insuffisamment motivé, méconnaissant ainsi les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur le fond du litige concernant la divisibilité du projet.
Avocat : SELARL BJT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401685
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête d'un agent universitaire demandant l'annulation du rejet de sa demande de reconnaissance de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision de l'université était entachée d'une illégalité, car la confidentialité de la procédure de signalement, garantie par l'article L. 135-6 du code général de la fonction publique et le décret du 13 mars 2020, n'avait pas été respectée. Cependant, cette illégalité n'était pas de nature à entraîner l'annulation, l'université ayant démontré que sa décision était fondée sur une appréciation des faits qui ne présentait pas d'erreur manifeste.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500273
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que le préfet de Saône-et-Loire, en se fondant sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation pour refuser la délivrance du titre. Ce refus était justifié par l'usage d'une fausse identité, constitutif des infractions prévues aux articles 441-1 et 441-2 du code pénal, et le juge a considéré que la décision ne méconnaissait pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GRENIER
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501648
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté d'expulsion et de retrait de carte de résident pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le préfet de l'Yonne n'avait pas établi que la présence de l'intéressé, père d'un enfant français mineur, constituait une "nécessité impérieuse pour la sécurité publique" au sens des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que les condamnations pénales invoquées ne dispensaient pas l'administration de cette démonstration spécifique.
Avocat : SI HASSEN MYRIAM
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600861
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté de transfert vers l'Allemagne et un arrêté d'assignation à résidence. Le juge estime que l'arrêté de transfert, pris en application du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), est légal, notamment car il est suffisamment motivé et que l'autorité signataire était compétente. Les moyens invoqués, dont la méconnaissance des procédures Dublin et de l'article 3 de la CEDH, sont écartés.
Avocat : SI HASSEN MYRIAM
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502196
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, autorise un expert judiciaire à recourir à un sapiteur pour effectuer des mesures techniques spécifiques. La décision s'appuie sur les articles R. 621-2 et R. 621-11 du code de justice administrative, qui encadrent le recours à des sapiteurs et leur rémunération. Le juge donne ainsi suite à la demande de l'expert, considérant cette assistance comme nécessaire à l'accomplissement de sa mission d'expertise.
Avocat : SCP BEZIZ-CLEON CHARLEMAGNE CREUSVAUX
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601091
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la Côte-d'Or de délivrer à la requérante, dans un délai de 48 heures, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) est appliqué, la condition d'urgence étant caractérisée par la précarité financière résultant de la privation d'emploi. Les articles R. 431-12, R. 431-13 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont invoqués pour rappeler l'obligation de délivrance de plein droit du récépissé dès le dépôt d'une demande complète.
Avocat : EL HAITEM
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502080
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet du Doubs avait légalement apprécié que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour "vie privée et familiale". Il a également estimé que les autres mesures contestées (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) étaient légales et ne méconnaissaient pas les droits garantis par la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GRENIER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401470
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du 1er juin 2024 par lequel la maire de Gendrey avait classé le chemin des Vignes en voie sans issue. Le juge a estimé, en application des articles L. 2213-1 et L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, que la commune n'avait pas démontré la nécessité et la proportionnalité de cette mesure de police, justifiée par des motifs de sécurité insuffisamment étayés. La demande de la commune de mettre une somme à la charge des requérants a également été rejetée.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401198
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête d'une mère demandant l'annulation de la décision de la commission d'appel académique refusant l'orientation de sa fille en seconde générale. Le tribunal a jugé que l'appréciation de la commission, fondée sur les compétences fragiles et le manque d'implication de l'élève, ne relevait pas de son contrôle juridictionnel. La décision s'appuie sur les articles L. 331-7, L. 331-8 et D. 331-35 du code de l'éducation encadrant la procédure d'orientation et d'appel.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502132
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. D... et Mme C... visant à annuler des arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité signataire et au respect de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction de délivrer une attestation de demande d'asile et de suppression du signalement Schengen.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502133
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. D... et Mme C... épouse D... visant à annuler leurs arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 6 juin 2025. La juridiction a jugé que le préfet de la Haute-Saône était compétent pour signer ces arrêtés et a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les vices de motivation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502135
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il a été signé par une autorité compétente disposant d'une délégation, et que la mesure ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502450
**Sujet principal** : Recours contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante suisse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve qu'elle satisfait à l'une des conditions légales (activité, ressources, études, etc.) lui permettant de séjourner en France plus de trois mois en tant que citoyenne suisse. **Textes appliqués** : L'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), rendu applicable par l'article L. 200-3 du même code, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la méconnaissance n'est pas retenue en l'espèce.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600561
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler le refus de l'OFII de la rétablir dans ses droits aux conditions matérielles d’accueil. La juridiction a jugé que le retrait initial de ces droits, intervenu en 2023 pour non-présentation aux autorités dans le cadre d'une procédure de transfert vers l'Espagne, était légal. Elle a estimé que la décision de refus de rétablissement de 2026, qui se fondait sur ce retrait régulier, ne méconnaissait ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment l'article L. 551-16), ni les principes issus de la directive « accueil » 2013/33/UE.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600603
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'assignation à résidence prononcés à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour et l'OQTF du 8 décembre 2025, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 25 février 2026, en relevant notamment une erreur de droit dans l'examen de la demande au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En revanche, il a rejeté la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et a condamné l'État à verser une somme d'argent au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402762
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les recours du syndicat SUD SDIS 30 visant à annuler la décision accordant la protection fonctionnelle à un officier et la délibération validant le choix de son avocat. Le tribunal a jugé le syndicat irrecevable à agir, estimant qu'il ne justifiait pas d'un intérêt suffisant pour contester ces actes, qui ne lui faisaient pas grief directement. La juridiction a appliqué les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir et à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS