Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601520

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de liquidation d'une astreinte prononcée pour faire exécuter une précédente injonction. Le juge constate que le préfet des Alpes-Maritimes a finalement délivré le titre de séjour demandé, rendant la procédure d'astreinte sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6 à L. 911-8 du code de justice administrative relatifs au régime des astreintes.

19 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600829

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de délivrer un duplicata de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui a égaré sa carte de résident, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en n'ayant pas relancé l'administration depuis sa demande. En conséquence, la requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, et la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également refusée.

Avocat : LE GARS

19 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601893

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... A... visant à annuler la clôture d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la requête était manifestement irrecevable, relevant que la décision de clôture contestée n'était pas une décision faisant grief susceptible de recours contentieux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article R. 222-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la procédure de demande de titre de séjour.

Avocat : CICCOLINI

19 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601908

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes. Le juge a estimé que la requérante, mère isolée menacée d'expulsion, n'avait pas démontré le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, car elle ne justifiait pas de l'urgence et la suspension sollicitée n'aurait pas remédié à sa situation de logement à brève échéance.

19 mars 2026
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600215

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... A... qui demandait la condamnation des auteurs de tracts électoraux diffamatoires. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne sollicitait ni l'annulation d'une décision administrative ni la condamnation d'une personne publique à réparation, ce qui est en dehors des attributions générales du juge administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine et les pouvoirs de la juridiction.

19 mars 2026
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600217

Sujet principal : Transmission d'une requête pour incompétence territoriale concernant la convocation d'un lauréat à l'école de police. Juridiction : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Mayotte, compétent pour les litiges relatifs aux agents de l'État affectés à Mayotte. Textes appliqués : Articles R. 351-3, R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative.

19 mars 2026
TA103Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600146

Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de deux arrêtés (placement en disponibilité d'office et mise à la retraite) présentée par un fonctionnaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension, sans examiner le sérieux du doute sur la légalité des décisions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

19 mars 2026
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400558

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une indemnisation pour préjudice financier lié au traitement de son dossier de validation de services antérieurs. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, considérant que le rejet implicite de la demande indemnitaire préalable régularisait la recevabilité de l'action. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, car le retard dans le traitement du dossier n'avait pas privé la requérante de ses droits à pension, ceux-ci étant acquis indépendamment de la validation de ses services antérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 4 et L. 5 du code des pensions civiles et militaires de retraite.

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400724

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société Amazone Protection Fédérale visant à annuler un marché public de sécurité et la décision rejetant son offre. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision de rejet, considérant que seul un recours contre la validité du contrat conclu avec un tiers était ouvert. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la recevabilité des recours des tiers aux contrats.

Avocat : SOY

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401216

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté préfectoral prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour (ITF) à l'encontre d'un ressortissant brésilien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule partiellement l'arrêté. Il rejette la demande d'annulation de l'OQTF, estimant que le sous-préfet signataire était compétent et que la motivation était suffisante. En revanche, il annule l'interdiction de retour (ITF) d'un an, car le signataire n'était pas habilité par la délégation de signature à prendre cette mesure spécifique. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment sur la compétence et la procédure d'éloignement), et principes généraux du droit administratif relatifs à la délégation de signature et à la motivation des actes.

Avocat : SEUBE

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401255

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. E... D..., un ressortissant haïtien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu des délégations de signature publiées, et que les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi ne méconnaissaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PEPIN JULIETTE

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401508

**Sujet principal** : Recours contre une décision de clôture d'un dossier de demande de titre de séjour, qualifiée de refus d'enregistrement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée du 5 août 2024, la jugeant irrégulière. Il considère que la clôture du dossier, intervenue alors que la requérante disposait encore du délai légal pour fournir une pièce complémentaire et alors qu'aucune autre demande n'était pendante, équivaut à un refus d'enregistrement de sa demande. **Textes appliqués** : Articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatifs à la procédure de demande de titre de séjour.

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401520

Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2024 ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour de M. A... C..., un ressortissant brésilien. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant en ne prenant pas en considération primordiale l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé lors de sa décision. Le tribunal a ainsi fait prévaloir les obligations de protection de la vie familiale sur la mesure d'éloignement.

Avocat : BALIMA

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401597

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guyanien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté le recours. Il a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une subdélégation régulière et que la motivation de l'arrêté, qui s'appuyait notamment sur les condamnations pénales du requérant, était suffisante pour justifier le refus de séjour et la mesure d'éloignement au regard de la menace à l'ordre public. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment articles L. 412-5, L. 423-21, L. 432-1), Convention européenne des droits de l'homme (articles 3, 5, 8), et Code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BALIMA

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401615

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté contesté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le préfet avait mis l'intéressé en mesure de connaître les éléments de fait et de droit fondant les décisions.

Avocat : ROZENBERG

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401712

Le Tribunal Administratif de la Guyane a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant haïtien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024, considérant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à une appréciation concrète et individualisée de la situation familiale du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23.

Avocat : CLAVIS AVOCATS

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600469

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande de référé-suspension contre un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et les risques liés à son état de santé et à la situation en Haïti (article 3 de la CEDH). Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que l'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : PIGNEIRA

19 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602410

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des désordres affectant le système de chauffage du groupe scolaire Carraire à Miramas. Cette mesure, sollicitée par la commune, est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative qui permet au juge de prescrire toute mesure utile d'instruction. L'expertise vise à déterminer les causes, l'étendue et le coût des réparations, sans préjuger des responsabilités, en vue d'une éventuelle action future devant le juge du fond.

Avocat : ATORI AVOCATS

19 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602842

Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour et de mesures provisoires. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejette la fin de non-lieu soulevée par le préfet, permettant ainsi l'examen de la demande de suspension. La décision sur le fond de la suspension (moyen sérieux et urgence) n'est pas rapportée dans l'extrait fourni. Textes appliqués : Article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire) et article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension).

Avocat : MICHEL-BECHET

19 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603320

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel de la société Chef Basil, qui contestait l'attribution d'un marché de portage de repas à domicile par le CCAS d'Istres à la société Saveurs et vie conseils. Le juge a estimé que le cahier des charges, en imposant des contenants jetables, était conforme à la réglementation environnementale, notamment l'article L. 541-15-10 du code de l'environnement, qui prévoit des exceptions pour des raisons de santé publique. La décision d'attribution n'a donc pas méconnu les principes de la commande publique, et la requête était irrecevable car le contrat avait déjà été conclu.

Avocat : SELARL HDLA AVOCATS

19 mars 2026