Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604370
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un ressortissant algérien contre la décision préfectorale fixant son pays d'éloignement. Le juge administratif écarte les moyens, estimant que la décision est suffisamment motivée et que le droit d'être entendu, invoqué sur le fondement de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'est pas applicable en l'espèce à l'action d'une autorité nationale. La juridiction prononce toutefois l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : BACHTLI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511266
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir dirigé contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge que ce classement, motivé par le dossier incomplet du requérant qui n'a pas produit une pièce demandée, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours. La juridiction fonde sa solution sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513268
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction estime que les moyens soulevés contre l'arrêté, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés pour être examinés au fond. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600927
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... visant à annuler le rejet de sa demande de réparation par la commission nationale indépendante au titre de la loi du 23 février 2022. Le juge estime que les moyens avancés, fondés sur les difficultés liées à son rapatriement et son accueil en 1963, ne sont pas de nature à remettre en cause la décision contestée, laquelle se prononçait sur l'éligibilité à une réparation spécifique pour séjour dans des structures d'accueil listées par décret. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et de son décret d'application.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600997
Sujet principal : Désistement d'une requête en annulation d'un arrêté de congé maladie ordinaire et de demandes indemnitaires. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à l'instance sans examen du fond. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (compétence pour acter un désistement).
Avocat : ARNAUD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603010
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Textes appliqués : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (CJA) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle il ne peut faire obstacle en référé.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603058
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant togolais visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation provisoire de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant était née du silence de l'administration au terme du délai de 90 jours prévu par l'article R. 422-5 du CESEDA. Par conséquent, ordonner la délivrance d'une attestation ferait obstacle à cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604297
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion. Le juge estime que le requérant, malgré sa longue présence en France et sa situation familiale, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la mesure, celle-ci étant fondée sur des condamnations pénales graves. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ZANAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604498
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’injonction formée par une jeune femme sollicitant la poursuite de sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance après sa majorité. Le juge estime que l’urgence n’est pas caractérisée et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’est établie, au regard notamment des dispositions de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. La requête est rejetée, y compris la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
Avocat : CAUCHON-RIONDET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604535
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il a été introduit le 12 mars 2026, alors que le délai contentieux d'un mois, mentionné dans la notification de l'arrêté du 13 février 2025, était expiré. La décision s'appuie sur les articles L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604709
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer sur un renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut adresser d'injonction à l'administration pour la contraindre à prendre une décision, sauf dans des procédures particulières non applicables en l'espèce.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303345
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de l'armateur visant à annuler une sanction de 10 points de pénalité et une amende de 800 euros, ainsi que la suspension consécutive de la licence européenne de pêche de son navire. Le tribunal a jugé que les manquements constatés (pêche sans autorisation et défaut de déclaration) étaient suffisamment graves pour justifier les sanctions, et que la procédure était régulière. La décision s'appuie sur les règlements européens (CE) n° 1005/2008 et 1224/2009, ainsi que sur les articles L. 946-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Avocat : CABINET STREAM
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401330
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société HPL Le Conquérant visant à annuler le refus de proroger son permis de construire. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que les dispositions de l'article UB 12 du PLU, relatives aux surfaces de stationnement vélo, étaient légalement applicables et opposables à la demande. Par conséquent, le motif de refus fondé sur le non-respect de ces règles d'urbanisme (insuffisance de 23 m² de local vélo) a été jugé légal.
Avocat : CABINET ALTERNATIVES AVOCATS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401933
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le refus de son inscription en master 1 de psychologie. Le tribunal a jugé que la délibération du conseil d'administration de l'université fixant les capacités d'accueil, publiée sur le site internet de l'établissement et transmise au recteur, satisfaisait aux obligations de publicité et de contrôle de légalité prévues par les articles L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 719-7 du code de l'éducation. Il a également estimé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure de candidature et à la signature électronique, n'étaient pas fondés.
Avocat : BOUTHORS-NEVEU
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502762
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale pour une infection nosocomiale et son aggravation, avec versement d'une provision. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen. **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande de provision. Il a jugé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une obligation sérieuse à la charge de l'ONIAM, car l'aggravation de son état (un déficit fonctionnel permanent passé de 4% à 46%) ne résultait pas, en l'état de l'instruction, de la récidive de l'infection nosocomiale initiale, mais d'une nouvelle pathologie distincte. **Textes appliqués** : Articles L. 1142-1-1 et L. 1142-17-1 du code de la santé publique (régime d'indemnisation des infections nosocomiales au titre de la solidarité nationale).
Avocat : GODDEFROY-GANCEL & GRECO
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400953
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de confier une mission contractuelle à un inspecteur vétérinaire retraité. La juridiction a annulé la décision de résiliation anticipée du contrat, prise par la directrice départementale de la protection des populations, au motif que les articles L. 556-1 et L. 556-11 du code général de la fonction publique, invoqués pour justifier une limite d'âge, ne sont pas applicables à un agent ayant déjà fait valoir ses droits à la retraite et n'ayant pas sollicité un maintien en fonctions. Le tribunal a ainsi jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant ces dispositions à la situation du requérant.
Avocat : CHARLES CHRISTOPHE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302712
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de requérants contre la commune des Bordes. Le juge a estimé que la commune n'avait pas commis de faute en délivrant deux certificats d'urbanisme opérationnels positifs, car l'interdiction de construire découlait d'une servitude d'utilité publique liée à la proximité d'une installation classée, que le certificat d'urbanisme n'a pas à mentionner. La responsabilité de la commune n'est donc pas engagée. La décision s'appuie sur les articles L. 410-1 et A. 410-5 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELAS AVOCATS VIGNET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500361
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet de l'Yonne a refusé de délivrer une carte de résident à un ressortissant malien, père d'une enfant mineure reconnue réfugiée. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accorde de plein droit ce titre au parent d'un enfant mineur réfugié. En conséquence, le préfet est enjoint de délivrer la carte de résident dans un délai de quinze jours.
Avocat : HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600887
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet de l'Yonne avait légalement fondé ces mesures sur l'entrée et le séjour irréguliers de l'intéressé, et que les conditions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) étaient remplies. Elle a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance du droit à être entendu et d'une atteinte disproportionnée à la vie privée (article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600374
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de Mme A... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond du litige.