Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400518
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a constaté que l'indu litigieux avait été annulé et le trop-perçu remboursé à la requérante suite à un réexamen de ses droits. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et a rejeté les autres conclusions, dont la demande de décharge et l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DELEPINE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400755
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité et à obtenir un échéancier de remboursement. Le juge, statuant en plein contentieux sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a estimé que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 718,88 euros, ne constituait pas une précarité justifiant la remise de la dette, malgré sa bonne foi. Il a également jugé que la demande d'échéancier relevait d'une saisine préalable de la caisse d'allocations familiales et ne pouvait être directement accordée par le juge.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505063
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la décision, prise après le rejet définitif de la demande d'asile, n'est entachée ni d'un vice d'incompétence, ni d'une insuffisance de motivation, et que le respect du droit d'être entendu n'était pas requis en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BOUTHORS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404942
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants dans leur recours contre le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant. La juridiction constate que les requérants, invités à confirmer le maintien de leur demande, n'ont pas répondu dans le délai prescrit. Elle applique les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour constater ce désistement réputé.
Avocat : VOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507018
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait des décisions du tribunal judiciaire de Nîmes. Le tribunal a jugé que cette affaire relevait manifestement de la compétence du juge judiciaire, en application du principe de séparation des autorités administratives et judiciaires. La requête a donc été écartée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507785
**Sujet principal** : Transmission d'une requête à un tribunal administratif territorialement compétent pour un litige concernant le calcul d'une pension. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montpellier (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Nantes, estimant que ce dernier est compétent en raison du lieu de paiement de la pension. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 351-3 et R. 312-13 du code de justice administrative, qui régissent la transmission des dossiers et la compétence territoriale des tribunaux administratifs pour le contentieux des pensions.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601762
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a déclaré son incompétence, considérant que ce litige relevant de l'appréciation du taux d'incapacité par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) est de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601804
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la requête de M. B... A... qui contestait la décision du président du conseil départemental de l'Hérault de mettre fin à sa prise en charge au titre des personnes se déclarant mineures isolées. Le tribunal estime que la contestation de l'évaluation de la minorité et de l'isolement, qui relève d'une appréciation des faits et des éléments de preuve, ne relève pas de sa compétence contentieuse mais de celle de l'autorité judiciaire, conformément aux articles L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles et 375 et suivants du code civil. Par conséquent, la requête est jugée manifestement irrecevable au regard de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GHIAMAMA MOUELET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504366
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'attribution d'une bourse de l'enseignement supérieur sur critères sociaux pour l'année universitaire 2025-2026. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'étudiante. Il constate que les ressources du foyer fiscal, calculées conformément aux textes applicables, dépassent le plafond légal permettant l'attribution d'une bourse, rendant ainsi le refus de la rectrice légal. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision principalement sur les articles L. 821-1 et D. 821-1 du code de l'éducation, l'arrêté du 15 avril 2025 fixant les plafonds de ressources, et la circulaire du 28 mars 2025 précisant les modalités d'attribution.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504580
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes d'un étudiant en médecine contestant le refus de son inscription en troisième cycle et le rejet d'une demande de dérogation exceptionnelle. La juridiction a jugé que l'université, en application de l'article R. 632-19 du code de l'éducation et de l'arrêté du 12 avril 2017, était en situation de compétence liée pour refuser l'inscription, l'étudiant ayant dépassé le délai réglementaire pour valider sa phase d'approfondissement. Elle a également estimé que le refus de dérogation n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304570
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de particuliers demandant l'annulation du refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infraction à l'urbanisme. La juridiction a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve que les travaux litigieux, une extension de maison, méconnaissaient les prescriptions de la déclaration préalable délivrée, notamment concernant l'implantation, les matériaux ou la toiture. Le tribunal a appliqué les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de constater les infractions, mais a estimé que cette obligation n'était pas déclenchée en l'absence d'éléments probants d'une violation.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VIA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306250
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir visant à faire annuler le refus implicite du maire de dresser procès-verbal pour des travaux d'Enedis. Le tribunal estime que la plupart des travaux contestés (forage, tranchées, décaissement, muret) étaient soit dispensés d'autorisation d'urbanisme, soit relevant de la police domaniale de la voirie, et que le maire n'était pas compétent pour constater les infractions alléguées. La demande d'injonction et la condamnation aux dépens sont également rejetées, l'application du code de l'urbanisme et du code de la voirie routière étant au cœur de la décision.
Avocat : LPR AVOCAT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400886
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de l'intéressé au regard des critères spécifiques de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se contentant d'un rejet fondé sur son pouvoir discrétionnaire de régularisation. L'affaire est renvoyée devant le préfet pour un nouvel examen conforme à la loi.
Avocat : BERTHAUT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401555
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de particuliers demandant l'annulation du rejet implicite de leur demande de constat d'infractions au code de l'urbanisme concernant des travaux d'Enedis. La juridiction a jugé que les travaux contestés (forage, tranchées, aménagements) étaient soit couverts par l'autorisation domaniale, soit dispensés d'autorisation d'urbanisme, et que le mur en parpaings ne constituait pas une clôture soumise au règlement du PLU. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de la voirie routière.
Avocat : LPR AVOCAT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401560
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique (MaPrimeRénov') pour l'installation d'une pompe à chaleur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et valide le retrait de la prime. Il admet la substitution du motif initial (prétendue demande d'annulation par la requérante) par un motif légal, à savoir que Mme B... n'était plus propriétaire du logement à la date de sa demande de subvention. **Textes appliqués** : L'article R. 351-3 du code de justice administrative (procédure) et le 1° du I de l'article 1er du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique (condition d'être propriétaire occupant).
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204492
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus du président de la métropole d'inscrire à l'ordre du jour une demande d'abrogation partielle du PLUi. Le tribunal estime que le classement de la parcelle litigieuse en zone agricole (A), fondé sur l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme et les objectifs du projet d'aménagement métropolitain, n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il écarte également le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée, considérant que des circonstances de droit et de fait nouvelles justifient le changement de zonage opéré par la métropole.
Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512170
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de l'Isère retirant le visa, le titre de séjour et l'accord de regroupement familial d'un ressortissant tunisien, et prononçant son obligation de quitter le territoire avec une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par la préfète, considérant le recours comme recevable, et a examiné la légalité de la décision au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue sur le fond n'est pas précisée dans l'extrait fourni.
Avocat : AARPI VERCORS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601084
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son recours contre le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602938
Sujet principal : Demande d'inscription sur les listes électorales d'une commune. Juridiction : Tribunal administratif de Grenoble (formation de jugement). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Article L. 20 du code électoral (compétence du tribunal judiciaire pour les demandes d'inscription ou de radiation) et article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance des requêtes manifestement incompétentes).
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602940
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait son inscription sur les listes électorales de Grenoble. Le tribunal a jugé que cette demande, relevant d'une erreur ou d'une radiation matérielle, était de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en vertu de l'article L. 20 du code électoral. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable comme ne relevant manifestement pas de la juridiction administrative, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.