Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305382
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'ajournement implicite d'une demande de naturalisation. La juridiction constate que la requérante a été naturalisée par décret postérieur à l'introduction de sa requête, ce qui a abrogé la décision attaquée. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, la décision litigieuse étant devenue sans objet.
Avocat : LEBON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401561
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiés à un ressortissant guinéen. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, car l'arrêté litigieux avait été retiré par le préfet avant le jugement, rendant le recours dépourvu d'objet. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603006
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers la Finlande au titre du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, des vices de procédure et une erreur d'appréciation quant à sa vulnérabilité et aux risques encourus. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les griefs relatifs à la procédure et à l'appréciation des risques n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RENAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603039
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, à la régularité de la notification et à la motivation de la décision. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603256
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par une étudiante ivoirienne contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (liés notamment aux droits de l'enfant, à la situation des études et aux conventions internationales) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, la condition légale pour ordonner la suspension n'était pas remplie.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603429
**Sujet principal** : Demande en référé concernant le refus de renouvellement d'une carte de résident et le refus d'admission au séjour d'une ressortissante slovaque. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral. Il a considéré que la condition d'urgence, nécessaire pour prononcer une telle mesure, n'était pas établie, notamment au regard de la situation personnelle et familiale de la requérante. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif aux conditions du référé-suspension, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 233-1 et L. 234-1) concernant le séjour des étrangers.
Avocat : KHATIFYIAN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603759
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, malgré une présence de longue durée et des attaches familiales en France, ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Les textes principaux appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 423-2, L. 423-23) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603855
Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de référé-suspension visant à suspendre le refus de visa de long séjour étudiant opposé au requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, le requérant ne démontrant pas l'impossibilité de reporter son inscription ou de suivre une formation similaire ailleurs. Il considère également qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'existe, celle-ci étant suffisamment motivée au regard des risques de détournement de l'objet du visa. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : NEVE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309491
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande d'annulation du rejet d'une remise gracieuse d'indu d'APL. Constatant que la dette était soldée et que la requérante, invitée à confirmer son intérêt à agir via Télérecours citoyens, n'a pas répondu, le tribunal donne acte de son désistement d'office. Cette ordonnance s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503447
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant le refus d'un visa de long séjour pour réunification familiale. En effet, le visa ayant été délivré après l'introduction de la requête, la décision attaquée est devenue sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet et condamne néanmoins l'État à verser 400 euros à la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CABOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503467
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet implicite d'un recours consulaire relatif à des visas de long séjour. En effet, la décision attaquée est devenue sans objet puisque les visas ont été délivrés après l'introduction de la requête, ce qui équivaut à un retrait implicite. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 400 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : CABOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512590
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire. Il constate que le requérant a été placé en rétention administrative dans le ressort du tribunal d'Orléans après l'introduction de son recours. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, le président ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d'Orléans, déclaré territorialement compétent.
Avocat : MATERGIA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515161
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable. Le tribunal constate que le requérant (le père de la personne concernée) ne justifie pas d'un intérêt à agir, n'est pas un mandataire légal autorisé, et n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 431-2, R. 431-5, R. 612-1 du code de justice administrative, et articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520266
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance le recours en excès de pouvoir formé contre une décision de l'AEFE réclamant le remboursement d'une indemnité de changement de résidence. Le juge estime que le requérant ne conteste pas la légalité externe de la décision ni le bien-fondé de son motif, mais se borne à évoquer la charge financière que représente ce remboursement. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604997
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction visant à ordonner l'extraction d'un détenu pour lui permettre de comparaître personnellement à l'audience relative au refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le préfet, en refusant l'extraction au motif des exigences de l'ordre public et de l'absence d'indispensabilité, n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au recours effectif. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et D. 215-27 du code pénitentiaire, qui subordonnent l'extraction à son caractère indispensable, apprécié par l'autorité administrative.
Avocat : LACHAUX
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304705
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'une assistante sociale demandant l'annulation du refus de son employeur, le CHU d'Orléans, de reconnaître comme accident de service son état de mal-être survenu le 25 septembre 2023. La juridiction a jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve d'un événement soudain lié à un abus de l'autorité hiérarchique ce jour-là, mais faisait plutôt état d'un mal-être lié à une réorganisation du service. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique définissant l'accident de service.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401730
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un surveillant pénitentiaire contestant la durée de son congé bonifié octroyé selon les nouvelles règles du décret du 2 juillet 2020. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions transitoires de l'article 26 de ce décret, qui ne permettaient pas au requérant d'opter pour l'ancien régime plus favorable. La décision attaquée du ministre de la justice n'est donc pas entachée d'erreur de droit.
Avocat : CARLINI ET ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400879
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B. visant à annuler le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à son fils mineur. La juridiction estime que la décision attaquée, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour déposer une demande d'asile pour l'enfant sans motif légitime, est régulière en droit. Elle écarte notamment les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et d'une erreur de droit, en s'appuyant sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502346
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant géorgien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que l'OQTF était légalement fondée sur le refus de titre de séjour antérieur, sans que le préfet n'ait à réexaminer automatiquement les circonstances personnelles de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : TALUREAU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503003
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 15 mai 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet d'Eure-et-Loir avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne suivait pas une formation de manière réelle et sérieuse, au regard des conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). L'administration est enjoint de prendre une nouvelle décision dans un délai de deux mois.
Avocat : MARIETTE