Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501369
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un permis d'aménager un lotissement de 7 lots délivré par la commune de Dompierre-sur-Mont. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a invité les parties à présenter des observations sur la possibilité de surseoir à statuer, en vue d'une éventuelle régularisation de vices de procédure. Ces vices concernent notamment l'absence du nom de l'auteur de l'arrêté, un défaut de délégation de signature pour les autorisations d'urbanisme, et l'absence d'identification du gestionnaire des espaces communs du lotissement. **Textes appliqués** : Les articles L. 600-5-1, A. 424-2, R. 442-7 et R. 442-8 du code de l'urbanisme, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CHANON LELEU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501716
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge estime que la décision est légalement motivée et que les vices de procédure allégués, notamment concernant la consultation d'un fichier de police, n'ont pas eu d'influence sur le sens de la décision. L'expulsion est fondée sur des condamnations pénales définitives constituant une menace à l'ordre public, au sens des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MIGLIORE GABIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502136
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne justifiant pas que l'avis médical requis avait été émis par un collège de médecins distinct de celui ayant examiné une demande antérieure. Il a également enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour et de procéder à la radiation de Mme B... des fichiers d'alerte.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502720
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux. Le litige portait initialement sur le rejet d'une demande de carte mobilité inclusion (mention stationnement). La juridiction a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401682
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre le non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée d'une agent public, fondé sur une prétendue discrimination liée à l'état de santé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que la décision de non-renouvellement du contrat de travail de l'agent était justifiée par son insatisfaisante manière de servir et non par une discrimination liée à son état de santé. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur l'article L. 131-1 du code général de la fonction publique et sur la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 (lutte contre les discriminations) pour encadrer son analyse. Il applique également les principes procéduraux du code de justice administrative concernant la charge de la preuve en matière de discrimination.
Avocat : SCP SVA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500614
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, rejette la requête comme irrecevable. Le sujet principal concerne le recours contre une décision implicite de rejet d'un recours administratif préalable obligatoire formé auprès de l'ANAH suite au retrait d'une prime "MaPrimeRénov". La juridiction estime que le délai de recours contentieux de deux mois contre la décision initiale de retrait (notification du 29 février 2024) n'a pas été respecté, et que la procédure de recours administratif préalable, régie par le décret du 14 janvier 2020 et le code des relations entre le public et l'administration, ne proroge pas ce délai.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500621
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête en excès de pouvoir dirigée contre une décision implicite de l'ANAH. Cette solution est motivée par le fait que l'ANAH a, postérieurement au recours, rapporté sa décision initiale de retrait de la prime « MaPrimeRénov’ » et a octroyé la subvention, privant ainsi le litige de son objet. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet et a rejeté les autres conclusions, y compris la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500641
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... et de la société DRAPO comme étant irrecevable. Le sujet principal concernait la contestation d'une décision implicite de rejet de l'ANAH relative au retrait d'une prime "MaPrimeRénov". La juridiction a jugé que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, n'avait pas été respecté, la décision initiale de retrait datant de février 2024. Elle a également rappelé, en application de l'article 9 du décret du 14 janvier 2020 et des dispositions du code des relations entre le public et l'administration, que la décision rendue sur un recours administratif préalable obligatoire ne pouvait elle-même faire l'objet d'un nouveau recours administratif prorogeant les délais.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600963
Sujet principal : Recours contre le retrait d'une prime MaPrimeRénov par l'ANAH. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête ne contenant pas les conclusions exigées pour saisir valablement le juge.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300241
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association CCDH-France visant à faire condamner le centre hospitalier Ariège Couserans pour ses pratiques d'isolement et de contention. La juridiction a jugé la requête irrecevable, estimant que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisamment direct et certain, et qu'elle ne démontrait pas de méconnaissance caractérisée des obligations légales par l'établissement. Le tribunal a notamment considéré que les rapports annuels produits par l'hôpital étaient conformes aux exigences de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique et des instructions ministérielles applicables.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302334
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de contribuables contestant des avis d'imposition supplémentaires et des pénalités pour les années 2018, 2019 et 2020. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des redressements, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales et du Code Général des Impôts.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305611
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante. Le sujet principal était un recours pour excès de pouvoir contre le refus de modifier un compte rendu d'entretien professionnel. La juridiction a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti, ce qui l'a réputée désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : MPIGA VOUA OFOUNDA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407233
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du Comité Écologique Ariégeois de sa requête, qui visait à annuler un refus préfectoral et à enjoindre une demande de dérogation environnementale pour un projet d'observatoire astronomique. La juridiction rejette la demande de condamnation aux dépens formée contre l'association. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative relatifs aux modalités de désistement et aux frais irrépétibles.
Avocat : SELARL TERRASSE-ROVER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507577
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas territorialement compétent, car le requérant résidait dans le ressort du tribunal administratif de Lyon au moment de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Lyon.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509284
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de Mme B... visant à contester le retrait partiel de sa prime « MaPrimeRénov’ » par l'Anah. La juridiction estime que le moyen unique soulevé par la requérante, contestant l'inéligibilité du matériel installé, n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes aux moyens manifestement insuffisamment articulés.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304396
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur trois requêtes d'une fonctionnaire visant l'annulation de décisions refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie et la contestation de son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que la procédure suivie par la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle était régulière et que les conditions légales pour la reconnaissance d'une invalidité imputable au service n'étaient pas établies. Les décisions se fondent sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la disponibilité pour raisons de santé et aux conditions de l'imputabilité au service.
Avocat : MEILLON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400437
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en modifiant son régime indemnitaire par délibérations, n'avait pas méconnu son pouvoir d'organisation ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020, reconnaissant la compétence de la collectivité pour fixer librement ces régimes dans le cadre légal.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400446
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir d'administration libre ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400448
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire en s'inspirant de celui de la fonction publique de l'État, était légale. Elle a estimé que le département avait exercé son pouvoir réglementaire dans le cadre légal, notamment celui défini par l'article 72 de la Constitution et les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, sans méconnaître la loi du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400457
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas excédé son pouvoir réglementaire et n'avait pas méconnu le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 relative au soutien aux métiers du médico-social.
Avocat : CENTAURE AVOCATS