Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601310
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Châteauneuf de Gadagne en désignant un expert. Cette mesure, sollicitée en raison d'un risque pour la sécurité publique présenté par un immeuble privé, est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. L'expert devra, dans un délai de 24 heures, examiner l'état des lieux et proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500615
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... et de la société DRAPO comme irrecevable pour défaut de respect des délais de recours contentieux. Le litige portait sur le rejet implicite par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) d'un recours administratif préalable obligatoire contre une décision de retrait d'une prime "MaPrimeRénov'". Le tribunal a jugé que le délai de deux mois pour saisir le juge, prévu par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, avait expiré, le courrier de l'ANAH du 29 février 2024 ne constituant pas une nouvelle décision susceptible de faire renaître ce délai.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500616
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête. Le litige portait sur le retrait par l'ANAH d'une prime "MaPrimeRénov'". L'Agence ayant rétabli la subvention avant le jugement, la demande d'annulation est devenue sans objet et les autres conclusions sont rejetées. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500618
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requête de Mme A... et de la société DRAPO. Ce désistement est réputé acquis en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions après y avoir été invités. La procédure, qui visait à contester le retrait d'une prime « MaPrimeRénov’ » par l'ANAH, est donc close.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402721
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite de son recours administratif contre le retrait d'une prime « MaPrimeRénov' » par l'ANAH. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond du litige.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500630
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir. Cette décision fait suite au retrait puis au rétablissement par l'ANAH de la prime « MaPrimeRénov' » au profit de la requérante, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer le non-lieu à statuer et a rejeté les autres conclusions, y compris la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500595
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur la requête en excès de pouvoir visant une décision implicite de l'ANAH. Cette solution est motivée par le fait que l'ANAH a, postérieurement au recours, rapporté sa décision initiale de retrait de la prime « MaPrimeRénov’ » et a octroyé une subvention identique au requérant, rendant ainsi le litige sans objet. Le tribunal a appliqué les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour rejeter l'ensemble des conclusions, y compris la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500612
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir comme irrecevable. Le sujet principal concerne la contestation d'une décision implicite de rejet d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre le retrait d'une prime "MaPrimeRénov'" par l'ANAH. La juridiction estime que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu par les articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative, n'a pas été respecté, le courrier de l'ANAH du 29 février 2024 ne constituant pas une nouvelle décision susceptible de faire renaître ce délai.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300560
La commune de Plaisance demande réparation pour des désordres affectant sa station d'épuration, invoquant la responsabilité décennale des sociétés Suez Services France et Scherz'Eau Conseils. Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi en plein contentieux, devra déterminer si les désordres compromettant la solidité de l'ouvrage relèvent bien de la garantie décennale et établir les responsabilités respectives des parties. La solution dépendra de l'appréciation des faits, notamment des conclusions de l'expertise et de la qualification des désordres au regard des articles 1792 et suivants du Code civil.
Avocat : THESIAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600965
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne le rejet d'un recours contre le retrait d'une prime « MaPrimeRénov' » par l'ANAH. La juridiction a retenu cette solution car la requête, qui se limitait à transmettre la décision de rejet du recours administratif préalable, ne contenait pas l'énoncé des conclusions exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, tombant ainsi sous le coup de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600968
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. D... B... C... qui contestait une mise en demeure de la CAF de l'Aude pour le recouvrement d'une pension alimentaire. Le tribunal a jugé qu'il était manifestement incompétent pour connaître de ce litige, relevant de la compétence exclusive du juge de l'exécution de l'ordre judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 581-1 et suivants du code de la sécurité sociale et L. 213-5 du code des procédures civiles d'exécution, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203719
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Micr'oc informatique, qui contestait une amende fiscale de 222 856 euros. La société demandait l'annulation de l'avis de mise en recouvrement et la décharge de l'amende prévue à l'article 1770 undecies du code général des impôts, invoquant des vices de procédure et le caractère non frauduleux du logiciel incriminé. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la régularité de la procédure de vérification de comptabilité et sur l'application du principe *non bis in idem*, n'étaient pas fondés. La question prioritaire de constitutionnalité relative à l'article 1770 undecies du CGI a également été rejetée.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302406
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient des avis d'imposition supplémentaires sur le revenu et les contributions sociales pour 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification fiscale de la SARL Micr'oc informatique, dont leur fils était co-gérant, était régulière et que les rehaussements notifiés étaient fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, estimant que les contribuables étaient présumés bénéficiaires de distributions occultes au sens de l'article 109-1-1° du CGI.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402930
Sujet principal : Demande d'expertise médicale en référé pour évaluer les préjudices suite à un accident de service. Juridiction : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). Solution retenue : Le juge ordonne l'expertise, estimant qu'elle présente une utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré des expertises antérieures, car la dernière n'a pas évalué l'ensemble des préjudices persistants (douleurs, séquelles psychologiques, limitation d'autonomie). Textes appliqués : Article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUTIERREZ
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507723
Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur une demande de liquidation d'une astreinte et de modification de son montant, suite à l'inexécution d'une injonction d'hébergement d'urgence. Le tribunal liquide l'astreinte pour la période concernée, mais rejette la demande d'augmentation du montant journalier, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601713
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant la suspension de l'arrêté municipal de mise en demeure d'interrompre des travaux. Il rejette la demande de condamnation de la commune aux frais de l'instance, estimant que le maire agissait en tant qu'autorité de l'État en application de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. En revanche, il condamne l'État à verser au requérant 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : URBI & ORBI AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601802
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement du préfet de la Haute-Garonne. Le préfet avait initialement saisi le juge sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir l'expulsion d'occupants d'un centre d'hébergement d'urgence. La procédure est devenue sans objet après le départ des intéressés, permettant au juge de constater le désistement par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, sans audience.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602176
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction à l'administration de statuer sur sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé provisoire. Le juge a estimé que le requérant, dont le titre était encore valable jusqu'au 21 avril 2026, ne justifiait ni de l'urgence caractérisée ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, conditions exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il y ait lieu d'allouer les frais demandés à l'encontre de l'État.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507945
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au droit d'être entendu et au respect de la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601143
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de changement de statut. Le juge a constaté qu'un récépissé de carte de séjour valable avait été édité au nom du requérant pendant la procédure. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande, celle-ci étant devenue sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé mesures utiles.