Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402437
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête d'un ressortissant étranger demandant l'annulation et la suspension de son assignation à résidence, ainsi que la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'assignation à résidence, prise sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulière, notamment au regard de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, l'intéressé n'ayant pas préalablement saisi le bureau d'aide juridictionnelle compétent.
Avocat : MISSONNIER
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402899
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler et suspendre le renouvellement de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était irrecevable, car l'intéressé n'avait pas préalablement saisi le bureau d'aide juridictionnelle compétent, comme l'exigent les articles L. 911-1 du CESEDA et 20 de la loi du 10 juillet 1991. Concernant le fond, le juge a estimé que les conditions légales de l'assignation à résidence, prévues à l'article L. 731-1 du CESEDA, étaient remplies, notamment au regard de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des risques de non-représentation.
Avocat : MISSONNIER
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302426
Le Tribunal Administratif de Pau statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire de Josse. Il donne acte du désistement d'instance des requérants principaux. La juridiction rejette comme manifestement irrecevables les conclusions reconventionnelles de la défenderesse fondées sur l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, estimant que ce texte n'est pas applicable à une telle décision. Elle rejette également les demandes de condamnation aux dépens présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : JAMBON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407857
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant de fixer un rendez-vous à un ressortissant étranger pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur un précédent rejet sans changement de situation, était illégal, car il ne caractérisait pas une demande abusive et portait atteinte au droit du requérant à un examen de sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507419
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour de la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus de séjour, intervenant immédiatement après l'expiration d'une autorisation provisoire délivrée à une victime de traite des êtres humains, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard des efforts d'insertion de l'intéressée. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, en application des articles L. 425-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PAQUET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601358
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le litige, portant sur des sommes dues et des documents liés à la rupture d'un contrat de travail, relève manifestement de la compétence des juridictions judiciaires. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes ne relevant pas de la compétence administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602220
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Le juge a estimé que la plainte déposée par le requérant devant le procureur de la République relevait exclusivement de la compétence de l'autorité judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne relevant manifestement pas de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602223
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui sollicitait la délivrance d'un certificat de nationalité française. La juridiction a jugé qu'elle n'était manifestement pas compétente pour connaître d'une telle demande, relevant exclusivement de l'autorité judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne relevant pas de la compétence administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227148
La société Soparim a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation des préjudices subis en raison des travaux du prolongement de la ligne 14 du métro, qui ont entravé l'accès à son terrain et l'exécution d'un permis de construire. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable pour défaut de respect des délais de recours contentieux, notamment parce que la demande préalable à la RATP n'avait pas fait l'objet d'un accusé de réception conforme. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 421-1 et R. 412-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET TOCQUEVILLE (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320183
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige en matière de TVA opposant la société Leader BTP à l'administration fiscale. Le tribunal a rejeté la demande de la société, qui contestait des rappels de TVA et des pénalités, en considérant qu'elle n'avait pas apporté la preuve de l'exagération des impositions mises à sa charge. La juridiction a appliqué les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, qui placent la charge de la preuve sur le contribuable en cas de taxation d'office.
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322224
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à obtenir la décharge ou la réduction d'amendes fiscales. Le tribunal estime que sa demande principale de décharge est irrecevable pour tardiveté, le délai de réclamation prévu à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales étant expiré. Concernant la demande subsidiaire de remise gracieuse, le juge administratif considère qu'il n'a pas le pouvoir d'accorder une telle remise, cette compétence relevant de la seule administration.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329644
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté de refus de titularisation et de licenciement d'un fonctionnaire stagiaire de la Ville de Paris. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de l'agent. Il a jugé que le refus de titularisation, fondé sur une insuffisance professionnelle constatée durant le stage, était légal. Les griefs relatifs à l'absence de convocation devant la commission administrative paritaire et aux allégations de harcèlement ou de discrimination ont été écartés, le premier n'étant pas une condition de régularité de la procédure et les seconds n'étant pas établis. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur l'article 5 du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 (licenciement pour insuffisance professionnelle d'un stagiaire) et les articles 31 et 37-1 du décret n° 89-229 du 17 avril 1989 (rôle et procédure des commissions administratives paritaires).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403117
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal car il était fondé sur le refus du requérant d'accepter la région d'orientation et la proposition d'hébergement qui lui étaient proposées, motifs prévus par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'OFII avait correctement procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du demandeur et que la décision était suffisamment motivée.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404627
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien de dix ans à un ressortissant algérien. Le juge a considéré que l'administration, en substituant le motif initial (ressources inférieures au SMIC) par un nouveau (insuffisance des ressources au regard des charges), ne justifiait pas légalement son refus. Il a été établi que le requérant, titulaire d'un CDI et percevant un salaire stable supérieur au SMIC, satisfaisait aux conditions de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : CABINET LFMA (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406802
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant chinois. Le juge a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée pour défaut de dépôt préalable d'une demande.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420338
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un titre exécutoire de 13 413 euros émis par l'AP-HP pour des frais d'hospitalisation. Le tribunal a jugé que la créance était exigible, estimant que l'AP-HP n'avait pas manqué à ses obligations en matière de vérification de la couverture complémentaire santé du requérant et que les conditions pour une exonération du ticket modérateur au titre d'une affection de longue durée (ALD) ou des dispositions exceptionnelles liées à la Covid-19 n'étaient pas remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment concernant la prise en charge et le ticket modérateur.
Avocat : NESTOR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424612
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant togolais, visant à annuler les arrêtés préfectoraux lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait commis ni vice d'incompétence, ni défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, ni erreur manifeste d'appréciation, et que la mesure ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501671
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour et d'enregistrer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus d'enregistrement, considérant que l'administration était fondée à rejeter le dossier incomplet, notamment en l'absence de justificatif de domicile, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour a également été examinée dans le cadre de cette procédure.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518001
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur une ancienne mesure d'éloignement et l'absence d'éléments nouveaux, était illégal, car il ne reposait ni sur un dossier incomplet ni sur une demande abusive ou dilatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519969
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le rejet de sa demande de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve suffisante qu'il était à la charge de sa mère, de nationalité française, pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en vertu de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Elle a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI