Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501417

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante géorgienne, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral de 2024 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et un signalement Schengen. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) en prononçant cette mesure, compte tenu de la présence récente et des liens limités de la requérante en France. Les autres moyens, concernant le pays de destination et l'interdiction de retour, ont également été écartés.

Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS

19 mars 2026• 4ème chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601359

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Il a estimé ne pas être territorialement compétent, car l'intéressé, initialement en rétention à Olivet, a été assigné à résidence dans le Pas-de-Calais. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du CESEDA, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lille.

19 mars 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600800

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté de transfert vers le Luxembourg et son assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision de transfert, fondée sur le Règlement Dublin III (UE n° 604/2013), était légale, le Luxembourg étant responsable de l'examen de sa demande d'asile en raison d'un visa en cours de validité délivré par ses autorités. L'assignation à résidence, mesure d'éloignement, a été jugée conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : OS AVOCATS

19 mars 2026• Juge unique - Eloignement
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400459

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société Ker Lylyam SAS, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement. Le tribunal a écarté tous les moyens soulevés par la requérante, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, à l'insuffisance de motivation et à l'absence d'examen attentif des circonstances. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, le tribunal ayant procédé à une substitution de base légale en retenant le 2° de cet article (atteinte à l'ordre public) plutôt que le 1° initialement visé.

Avocat : RODRIGUES

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400752

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un permis de visite à la compagne d'un détenu. Le juge a rejeté la requête, considérant que le refus, fondé sur les impératifs de bon ordre, de sécurité et de prévention des infractions au sein de l'établissement pénitentiaire, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code pénitentiaire, notamment celles relatives aux conditions de délivrance des permis de visite.

Avocat : CORSIGLIA

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401597

Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la demande d'indemnisation d'un détenu qui reprochait à l'administration pénitentiaire une inertie fautive dans la gestion de la cessation d'activité d'une entreprise implantée en détention. Le tribunal estime que l'administration n'a pas commis de faute, car elle a procédé à la résiliation régulière du contrat d'activité pénitentiaire du requérant sur le fondement de l'article L. 412-41 du code pénitentiaire, et que le préjudice économique et moral allégué n'est pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire relatives aux contrats d'implantation et d'activité pénitentiaire.

Avocat : AARPI GOLDMAN & QUINQUIS AVOCATS

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503338

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que l'octroi d'un titre de séjour "étudiant" ne rendait pas la requête sans objet, car il ne répondait pas à la demande initiale d'un titre "vie privée et familiale". Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la préfète, estimant que la situation personnelle de l'étranger, père d'un enfant résidant légalement en France et bénéficiant d'un droit de garde, justifiait l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande sous deux mois et a accordé une provision sur les frais d'avocat.

Avocat : JEANNOT

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503379

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. B..., considérant que les moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des dispositions du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) ne sont pas fondés. Il confirme ainsi la légalité de l'arrêté attaqué. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 432-1-1 et L. 435-1, la Convention européenne des droits de l'homme (article 8), ainsi que le code de justice administrative.

Avocat : MARTIN

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503493

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation personnelle du requérant, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-3 notamment). Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ont été écartés.

Avocat : DULUCQ

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503505

Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. A... B..., un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation. Le tribunal estime que le préfet était compétent pour signer la décision, a procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant, et que la mesure de remise, fondée sur l'article L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, est légale. Il écarte les moyens tirés du règlement Schengen et de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que les conditions d'entrée et de séjour en France n'étaient pas remplies.

Avocat : CABINET OULED BEN HAFSIA AVOCAT

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503790

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante géorgienne. Le tribunal a annulé l'arrêté du 9 septembre 2025, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas aux vérifications préalables requises sur le droit au séjour de l'intéressée. La décision a également été jugée entachée d'une erreur de droit concernant l'appréciation du pouvoir discrétionnaire du préfet au regard de l'article L. 611-1 4° du même code.

Avocat : CHAIB

19 mars 2026• Chambre 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600544

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son maintien en rétention administrative et à obtenir une attestation de demandeur d'asile. Le tribunal a considéré que le préfet des Vosges avait légalement pris les arrêtés contestés des 17 et 18 février 2026, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les moyens soulevés, tels que le défaut de compétence, l'insuffisance de motivation ou le caractère dilatoire de la demande d'asile, n'étaient pas fondés.

Avocat : TICOT

19 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600621

Le Tribunal administratif de Nancy statue sur une demande d'expertise médicale préalable à une action en responsabilité contre un centre hospitalier. Il constate que le fait générateur du dommage allégué s'est produit à Briançon, dans le département des Hautes-Alpes. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Marseille, juridiction territorialement compétente.

Avocat : TAILLON TOUSSAINT

19 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600671

**Sujet principal** : Transmission d'une requête en annulation d'un arrêté d'éloignement à une autre juridiction administrative compétente. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles. Cette décision est prise car la requérante, initialement en rétention à Metz, a été libérée et réside dans l'Essonne, relevant ainsi de la compétence territoriale du tribunal du lieu de sa résidence. **Textes appliqués** : Les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 921-2 et L. 921-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

19 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600834

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir de la commune de Dugny-sur-Meuse visant l'annulation du retrait d'une subvention par l'agence de l'eau Rhin-Meuse. La juridiction a ordonné la transmission de l'affaire au Tribunal Administratif de Strasbourg, compétent pour en connaître au fond. Cette décision de renvoi est prise en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.

Avocat : TADIC

19 mars 2026
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600908

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond. La décision s'appuie sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

19 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500545

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-provision, a rejeté la demande d'amende contre l'hôpital mais a ordonné le versement d'une provision à la patiente. Le juge a estimé que la demande indemnitaire préalable, bien que tardive, avait été formée et implicitement rejetée, rendant la requête recevable. Il a accordé à la patiente une provision de 40 000 euros pour son préjudice, en application des articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative, tout en rejetant les demandes de provision pour les victimes par ricochet.

Avocat : LENOIR

19 mars 2026
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600980

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance de référé, rejette la requête de M. C... qui demandait la protection de ses enfants et l'ouverture d'une information judiciaire. Le tribunal estime que ces demandes, qui se rattachent directement à une procédure judiciaire en cours devant le tribunal pour enfants, relèvent exclusivement de l'autorité judiciaire. En conséquence, il déclare la requête irrecevable pour incompétence de l'ordre administratif, en application de l'article R. 222-1 2° du code de justice administrative.

19 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402055

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant principalement à annuler son assignation à résidence et à obtenir un titre de séjour. La juridiction a jugé irrecevable sa demande d'aide juridictionnelle, car elle n'avait pas été préalablement présentée au bureau compétent, comme l'exigent les articles L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Les autres conclusions, dont l'annulation de l'arrêté préfectoral, n'ont pas été examinées au fond en raison de cette irrecevabilité préalable.

Avocat : MISSONNIER

19 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402258

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 août 2024 qui refusait sa demande de titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la situation des ressortissants algériens est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par les dispositions générales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoquées par le requérant. Le tribunal a estimé que le préfet avait exercé légalement son pouvoir discrétionnaire pour apprécier la demande de régularisation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : PINSON

19 mars 2026• CHAMBRE 2