Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602170
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre la préfète de l'Essonne de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour, présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la requérante, qui sollicitait une première admission exceptionnelle au séjour, n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant l'urgence à obtenir un rendez-vous, cette condition étant généralement réservée aux demandes de renouvellement. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, faute de dépôt préalable d'une demande d'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511591
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B... en raison de son désistement pur et simple. La juridiction donne acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET SOPHIE MARECHAL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511695
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un rejet implicite de titre de séjour, car la préfète a délivré le titre sollicité après l'introduction du recours. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DEBAZAC
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512243
Le Tribunal administratif de Versailles constate l'absence de lieu à statuer sur un recours en excès de pouvoir. La requérante contestait le refus implicite de la commission de médiation des Yvelines de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. L'ordonnance, rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, relève que la commission a finalement accordé cette reconnaissance par une décision du 10 juin 2025, privant ainsi le recours de son objet.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602621
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas territorialement compétent pour connaître de l'affaire. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent car le requérant réside dans les Hauts-de-Seine.
Avocat : OHAYON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603200
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La demande est jugée irrecevable car les conclusions en annulation et en suspension ont été présentées dans une même requête, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, le moyen tiré d'une prétendue irrégularité de notification ne crée pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, conduisant au rejet selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603345
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de la société Euro Restauration qui enjoignait à la commune de Rambouillet d'organiser une visite de la commission de sécurité pour permettre la réouverture de son hôtel. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, la société n'ayant pas démontré l'imminence du préjudice économique invoqué. La requête a donc été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LEPINE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603363
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette une requête pour refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle ne précise pas son fondement juridique et ne contient pas de conclusions. Le juge applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction lorsque la demande est manifestement irrecevable ou mal fondée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603497
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation administrative de la requérante n'est pas modifiée par ce rejet implicite et qu'elle dispose d'un récépissé valide. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DUCASSOUX
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603522
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré que l'absence de titre empêchait l'accès aux soins de sa fille malade. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502040
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de particuliers contestant le refus d'une caisse d'allocations familiales d'accorder une remise de dette sur une prime d'activité. Le juge a constaté que les requérants, bien qu'invités à régulariser leur demande, n'avaient pas fourni d'éléments précis sur leur situation financière pour étayer leur moyen. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, pour défaut de motivation suffisante.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600675
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester son exclusion d'une formation de l'AFPA. Le tribunal a estimé que l'AFPA, en tant qu'établissement public industriel et commercial, relève de la compétence des juridictions judiciaires pour les litiges avec ses usagers, sauf exercice de prérogatives de puissance publique. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de l'ordre administratif, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article L. 5315-1 du code du travail.
Avocat : BRUNET
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514165
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, liquide définitivement une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'exécution d'une injonction de loger un demandeur. La juridiction constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a exécuté le jugement initial qu'en novembre 2022, avec près de trois ans de retard. Elle condamne en conséquence l'État à verser 13 600 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517555
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'avis de régularisation des charges d'occupation militaire de 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605677
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête d'un étranger demandant l'annulation de décisions d'éloignement et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que le placement en rétention administrative en 2026, fondé sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) de 2024, ne révèle pas une nouvelle décision d'éloignement, le délai de deux ans n'étant pas anormalement long au regard des articles L. 731-1 et L. 741-1 du CESEDA. La requête est donc jugée irrecevable en application de l'article R. 922-17 du même code.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605310
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet pour examen et délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative. Motif : Absence de preuve d'une démarche préalable auprès du préfet ou d'un refus de récépissé, ce qui ne permet pas de caractériser l'urgence et l'utilité requises pour la mesure sollicitée.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605547
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) comme irrecevable. Le tribunal constate que le recours, déposé plus de 48 heures après la notification de l'arrêté préfectoral, n'a pas été introduit dans le délai légal impératif prévu par les articles L. 921-2 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il écarte le moyen tiré de l'absence d'association habilitée dans le local de rétention, relevant que le requérant avait été informé de ses droits à l'assistance.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602732
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour pris à l'encontre d'un ressortissant bulgare. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu l'autorité de chose jugée, en prenant une nouvelle décision identique sans changement des circonstances de droit ou de fait, après l'annulation d'un précédent arrêté par un jugement définitif. La décision s'appuie sur les principes de l'autorité de la chose jugée et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : YOMO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516730
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... visant à annuler la décision de la CAF mettant fin à ses droits au RSA. Le tribunal constate que le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, et n'a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602145
**Sujet principal** : Question de compétence territoriale dans un litige relatif à la mise en disponibilité d'office d'une fonctionnaire de l'université Paris-Est-Créteil. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et ordonne le renvoi du dossier au Tribunal Administratif de Melun, estimant que ce dernier est territorialement compétent. **Textes appliqués** : L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 351-3, R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de la dernière affectation de l'agent public concerné (Val-de-Marne).
Avocat : KANTE