Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608075
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... visant à annuler les arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction estime que les décisions, prises par une autorité compétente en vertu d'une délégation, sont suffisamment motivées et fondées sur un examen de la situation personnelle du requérant, au regard notamment des articles L. 611-1, L. 611-2 et L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres demandes (radiation du signalement Schengen, délivrance d'une autorisation provisoire de séjour) sont également rejetées.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608099
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour qui l'accompagne. La juridiction estime que les arrêtés du préfet de police sont réguliers, suffisamment motivés et ne méconnaissent pas les droits de la défense ou les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie principalement sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 611-2, L. 612-1 et suivants).
Avocat : CARDOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606704
**Sujet principal** : Compétence territoriale d'un tribunal administratif pour un recours contre des arrêtés d'éloignement (obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil. Il motive cette décision par le fait que le requérant résidait dans le ressort de ce dernier (Le Bourget, Seine-Saint-Denis) à la date des décisions attaquées. **Textes appliqués** : Les articles R. 312-8 (compétence du tribunal du lieu de résidence) et R. 351-3 (transmission du dossier) du code de justice administrative.
Avocat : DARROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607905
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de prise en charge d'hébergement. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'urgence de sa situation, malgré son absence de logement, en raison d'un manque de précisions suffisantes sur ses démarches et sa situation actuelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608090
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de délivrance d'une carte de résident de 10 ans opposé à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le requérant, titulaire d'un titre de séjour "salarié" valable jusqu'en 2029, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son intérêt n'étant pas affecté de manière suffisamment grave et immédiate. Par conséquent, sans examiner le doute sérieux sur la légalité, la demande a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : IL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607906
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour convocation et délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence territoriale du tribunal saisi. Textes appliqués : Articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence (Montreuil), et article R. 522-8-1 du même code pour rejeter la requête pour incompétence.
Avocat : SALOMON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607929
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande d'une retraitée infirmière visant à suspendre une décision de la CNRACL lui réclamant le remboursement d'un excédent de rémunération perçu dans le cadre d'un cumul emploi-retraite. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'**urgence** requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses allégations sur l'atteinte à ses ressources étant insuffisamment étayées. En conséquence, sans examiner le bien-fondé des moyens au fond, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : MOURIER
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601390
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ayant renversé la présomption d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : SOUTY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601444
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral du 10 mars 2026 était légal, notamment car la signataire était régulièrement habilitée et que la motivation était suffisante au regard des circonstances de l'interpellation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206396
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition supplémentaire présentée par M. et Mme C... au titre des années 2017 à 2019. Le juge a estimé que la procédure de rectification contradictoire, engagée sur le fondement de l'article L. 55 du Livre des Procédures Fiscales, était régulière et que les rehaussements de revenus fonciers étaient justifiés. Les moyens soulevés, notamment concernant la motivation des actes et le respect des droits de la défense, ont été écartés.
Avocat : DBA AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210842
**Sujet principal** : Contestation par une société de rehaussements d'impôt sur les sociétés suite au rejet de sa comptabilité et à la non-comptabilisation de produits liés à des certificats d'économie d'énergie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet de comptabilité et les rehaussements, considérant que la comptabilité était sincère et probante et que les produits litigieux n'étaient pas certains à la clôture de l'exercice. **Textes appliqués** : Article L. 192 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable et principe de rattachement des produits à l'exercice de la livraison).
Avocat : DAUVERGNE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300921
**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de taxe sur les salaires et de taxe sur les véhicules, contestant la régularité de la procédure de contrôle fiscal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que l'administration n'avait pas l'obligation d'informer spécifiquement le contribuable de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du Livre des Procédures Fiscales (LPF) pendant le contrôle, et que l'avis de vérification délivré était suffisant. **Textes appliqués** : L'article L. 62 du LPF, qui organise une procédure de régularisation spontanée permettant une réduction des intérêts de retard, mais dont le bénéfice n'est pas un droit que l'administration doit rappeler. Le défaut d'information sur cette possibilité n'affecte pas la régularité de la procédure d'imposition contradictoire engagée.
Avocat : DE TILLY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601517
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de la Caisse des Dépôts et Consignations qui avait bloqué les paiements et déréférencé la SARL Asphalte 76 de la plateforme "Mon compte Formation". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la société requérante n'apporte pas la preuve que cette mesure porte une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. La décision est rendue en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision attaquée.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601566
**Sujet principal** : Recevabilité d'une requête en excès de pouvoir concernant une demande d'attribution de prime dans la police nationale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de jugement non précisée). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance comme étant manifestement irrecevable. **Motifs et textes appliqués** : La transmission au tribunal, qui se limitait à une demande administrative et une circulaire, ne contenait pas de conclusions précises demandant l'annulation d'une décision ou la condamnation d'une personne publique, ce qui la rend irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410537
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. La juridiction a jugé que le silence de la préfecture du Val-de-Marne méconnaissait les articles L. 424-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas contesté que l'intéressé remplissait toujours les conditions. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410547
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par la préfète du Val-de-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant marocain. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BERREBI-WIZMAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410598
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés (défaut d'examen particulier, insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve que son état de santé, à la date de la décision, remplissait les conditions strictes prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413619
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant congolais sur le fondement de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que le requérant, majeur depuis moins d'un an, justifiait d'une résidence habituelle en France depuis l'âge de cinq ans avec sa mère, remplissant ainsi les conditions légales. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
Avocat : NGELEKA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604366
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... D... épouse A... visant à contester les opérations électorales municipales et communautaires du 15 mars 2026 à Courtacon. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car le scrutin n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat, rendant la protestation sans objet. Cette décision est fondée sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602178
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 17 février 2026, considérant que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte l'ensemble des éléments de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment l'existence de son enfant français et sa qualité de travailleur handicapé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS