Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401913

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester sa mise à la retraite pour limite d'âge et à obtenir réparation d'un préjudice pécuniaire. La juridiction a jugé que le courrier du 28 décembre 2023 n'était qu'un acte préparatoire informatif, et non une décision susceptible de recours, rendant irrecevable la demande d'annulation. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable à l'administration et d'un lien suffisant avec l'objet principal du litige, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601032

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la CIDE), compte tenu de son ancrage de longue date à Mayotte. La demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a en revanche été rejetée, cette mesure n'entrant pas dans le cadre du référé-liberté.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601048

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant rwandais demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction et un récépissé pour sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la demande, formulée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence une décision implicite de rejet intervenue en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été jugée mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : GHAEM

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601051

Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de Mayotte pour délivrer une convocation afin d'enregistrer une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car la demande de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601053

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait une atteinte à ses droits fondamentaux au titre de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'avait apporté aucun élément concret à l'appui de ses allégations. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601054

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait une atteinte à ses droits fondamentaux au titre de l'article 3 de la CEDH, n'avait pas justifié son allégation par des précisions ou des pièces. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601055

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, constate le non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Le préfet ayant retiré l'arrêté litigieux avant l'audience, la demande principale est devenue sans objet. Le juge ne statue pas sur la demande d'injonction de réexamen, celle-ci ne relevant pas de la procédure d'urgence de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

18 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601062

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet à examiner une demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que le requérant, en invoquant uniquement une situation de précarité administrative due au silence de l’administration, ne justifiait pas de l’urgence requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée au regard des conditions de cette procédure d’urgence.

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300076

**Sujet principal** : Recours contre la décision de l'Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG) limitant à 6 000 euros une aide financière attribuée à un enfant de harki. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, estimant que la décision de l'ONaCVG n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. L'administration a légalement pris en compte la situation personnelle du requérant, la durée de son séjour en camp de forestage, ses ressources et la limite des crédits budgétaires alloués. **Textes appliqués** : Décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 instituant le dispositif d'aide, et instruction interne de l'ONaCVG définissant ses modalités d'application.

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300581

Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC. Le tribunal a constaté que la carte avait finalement été délivrée au requérant le 31 janvier 2023, avant même l'enregistrement de sa requête. Par conséquent, il a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci étant devenue sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code des transports relatives à la délivrance des cartes professionnelles.

Avocat : PELGRIN

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300934

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler le rejet implicite de sa demande d'effacement du fichier FINIADA. Le tribunal estime que l'administration, saisie d'une demande de levée d'inscription alors que l'intéressé faisait toujours l'objet d'une interdiction de détention d'armes, était en situation de compétence liée pour la rejeter. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, notamment l'article L. 312-16, qui impose l'inscription au FINIADA en cas d'interdiction.

Avocat : IKHLEF

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301123

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de l'agent public qui demandait l'annulation du refus d'indemnisation pour harcèlement moral et la condamnation de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à verser 62 660 euros. Le tribunal a jugé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'existence de faits répétés de harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique). Il a également estimé que les préjudices allégués (psychologique, de carrière et financier) n'étaient pas démontrés ou n'étaient pas imputables à une faute de l'administration.

Avocat : LAZAUD

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301914

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable à une formation d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le CNAPS, en se fondant sur une enquête administrative révélant plusieurs mises en cause pour des faits de violence et d'outrage, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant le comportement de l'intéressé incompatible avec l'exercice de cette profession. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : TAGUELMINT

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302115

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision de la métropole Aix-Marseille-Provence mettant fin à la prise en charge des arrêts de travail d'un agent et fixant son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) à 5% suite à un accident de service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation concernant la fixation du taux d'IPP à 5%, estimant que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'appuyant sur l'expertise médicale. En revanche, il annule la décision en tant qu'elle met fin à la prise en charge des arrêts de travail, car l'administration n'a pas motivé cette partie de sa décision. **Textes appliqués** : Décret n°2005-442 du 2 mai 2005 relatif à l'allocation temporaire d'invalidité (articles 2 et 6) et principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation de motivation des décisions individuelles défavorables.

Avocat : RIFFARD

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302560

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société RJBA visant à annuler le refus de transfert de son officine de pharmacie. Le tribunal a jugé que l'arrêté contesté, pris par le directeur général adjoint de l'ARS PACA agissant par délégation, était régulier en la forme. Sur le fond, il a estimé que le transfert, en modifiant substantiellement la localisation de l'officine, ne répondait pas aux conditions légales prévues par les articles L. 5125-3 et suivants du code de la santé publique pour garantir la desserte pharmaceutique de la population.

Avocat : SCP AMIEL - SUSINI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302624

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute d'un accident de service. L'agent, victime d'un accident reconnu imputable en 2019, demandait cette reconnaissance pour un arrêt de travail en 2022. Le tribunal a annulé la décision municipale, considérant qu'une rechute, en tant que conséquence exclusive de l'accident d'origine, ouvre droit à la prise en charge par l'administration. La solution s'appuie sur les articles 57 de la loi du 26 janvier 1984 et 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, ainsi que sur la jurisprudence relative aux rechutes.

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302965

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus du maire d'abroger un titre exécutoire émis pour le recouvrement de frais de relogement. Le tribunal estime que la requérante ne démontre pas de changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de l'acte, condition nécessaire pour obtenir son abrogation sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont écartées.

Avocat : BOUTEILLER

18 mars 2026• 8è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302970

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande d'abrogation d'une interdiction administrative de détenir des armes et de son inscription au FINIADA. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue d'abroger la décision de 2018, car l'interdiction prononcée par le préfet, fondée sur l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure (condamnation à une peine d'interdiction de détenir une arme), demeurait légale malgré l'expiration de la peine judiciaire de trois ans. La juridiction a ainsi considéré que les conditions légales pour une abrogation, prévue par l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, n'étaient pas remplies.

Avocat : CAVIGLIOLI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303225

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'une fonctionnaire territoriale visant à annuler les décisions la plaçant en congé de maladie ordinaire et à demi-traitement, et à obtenir la reconnaissance d'une invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que l'avis du conseil médical, qui fixait la date de consolidation de son état de santé suite à un accident reconnu imputable au service, n'était pas entaché d'irrégularité et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés pour invalidité temporaire imputable au service.

Avocat : NOÛS AVOCATS

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310529

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de Mme C... B... visant à annuler plusieurs arrêtés la plaçant en congé de maladie ordinaire et à obtenir l'application du régime des accidents de service. Le tribunal a jugé que les arrêtés contestés, fondés sur des décisions antérieures fixant la date de consolidation de son état de santé, n'étaient pas entachés d'illégalité, notamment au regard des vices d'incompétence, d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de procédure invoqués. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et aux accidents de service.

Avocat : LAZAUD

18 mars 2026• 8ème chambre