Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601155
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant la suspension du refus implicite de son admission exceptionnelle au séjour et l'injonction de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car elle fondait simultanément ses conclusions sur les articles L. 521-1 (suspension) et L. 521-3 (injonction) du code de justice administrative, procédures qui ne peuvent être cumulées dans une même demande. Le rejet a été prononcé en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL VMAE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601157
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une délibération municipale ayant déclaré l'intérêt général d'un projet d'EHPAD et modifié le PLU. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car les travaux de coupe d'arbres invoqués ne sont pas directement liés à l'exécution de la délibération contestée. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, le tribunal n'a pas à examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Avocat : SELARL DNL AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601173
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonctions formée par un requérant sans domicile fixe contre le maire de Sainte-Croix-Vallée-Française. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), ne présente pas le caractère d'urgence requis, au sens de l'article L. 522-3 du même code, pour justifier une intervention en la forme. La requête, qui contestait le rejet d'une demande d'élection de domicile et sollicitait diverses mesures d'hébergement et de réparation, est donc rejetée sans examen au fond.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302666
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un ancien militaire demandant une indemnisation complémentaire pour des préjudices psychiques (stress post-traumatique) liés à un accident de service. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle contestée, limitant l'indemnisation à 2 000 euros, n'était pas un acte susceptible de recours et que les préjudices invoqués (préjudice d'agrément et préjudice sexuel) étaient déjà couverts forfaitairement par le régime de la pension militaire d'invalidité. La solution s'appuie sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui définit le champ de la réparation forfaitaire par l'Etat.
Avocat : UZAN-KAUFFMANN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303426
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de M. B... visant à annuler une facture communale de 192,42 euros pour des prestations périscolaires. Le tribunal retient que la mise à jour tardive du Dossier Unique Interactif (DUI) de l'usager, intervenue après l'émission de la facture, ne peut avoir d'effet rétroactif sur le calcul tarifaire. La décision s'appuie sur les dispositions du recueil des tarifs de la commune de Toulouse, qui excluent expressément un tel effet rétroactif.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307499
Sujet principal : Recours contre une facture municipale pour frais d'annulation d'un séjour vacances. Juridiction : Tribunal Administratif de Toulouse (2ème Chambre). Solution retenue : Rejet de la requête, confirmant la légalité de la facture. Textes appliqués : Recueil des tarifs des services publics de la mairie de Toulouse, prévoyant une retenue de 10 % pour annulation pour convenance personnelle effectuée dans les délais.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407280
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les conventions internationales invoquées (CEDH, convention relative aux droits de l'enfant). La juridiction a également rejeté la demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : BUTTET EMMA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500228
Le Tribunal administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 rejetant la demande de titre de séjour de la requérante et prononçant son obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : MOURA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600035
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures d'éloignement associées. Le tribunal estime que la décision, fondée sur les articles L. 251-1 (1° et 2°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été prise par une autorité compétente et est suffisamment motivée. Il écarte également les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des vices de procédure invoqués par le requérant.
Avocat : EL ABDELLI OUAFAE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301923
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI JTCD visant à annuler un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que l'irrégularité de procédure (absence d'interruption et de reprise formelle de l'enquête publique suite au remplacement du commissaire enquêteur) n'a pas privé les personnes intéressées de leur droit à l'information ni influencé le résultat de l'enquête. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de l'environnement.
Avocat : LANDETE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301965
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI 77 rue Thiers qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que l'opération, visant à lutter contre l'habitat indigne dans un quartier ancien, répond bien à une finalité d'intérêt général justifiant la procédure d'expropriation. Le contrôle du juge, fondé sur les articles L. 313-4 et suivants du code de l'urbanisme et l'article 17 de la DDHC, conclut que l'atteinte à la propriété n'est pas excessive au regard de l'intérêt public de l'opération.
Avocat : AARPI CASTERA-SASSOUT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306113
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le président de Bordeaux Métropole a décidé d'exercer le droit de préemption urbain sur un bien à Cenon. Le tribunal a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, car la délibération du conseil métropolitain ayant donné délégation au président n'était pas exécutoire au moment de la signature de l'arrêté de préemption, en méconnaissance des articles L. 2131-1 et L. 5211-3 du code général des collectivités territoriales. Les autres moyens soulevés par la société requérante n'ont pas été examinés.
Avocat : JORION
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306180
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir visant le refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infractions au code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, un procès-verbal ayant finalement été dressé. Il a en revanche rejeté les conclusions indemnitaires de la requérante, estimant que le retard à dresser le procès-verbal ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État ou de la commune.
Avocat : JURISREFLEX
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306400
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a jugé une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté municipal prononçant une exclusion temporaire de fonction d'un agent contractuel pour faute disciplinaire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que les conclusions étaient irrecevables pour tardiveté, ayant été présentées après l'expiration du délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet du recours gracieux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, en particulier celles relatives aux délais de recours.
Avocat : DYKMAN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404487
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation de la délibération approuvant le PLUi de la communauté de communes du Bazadais. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la régularité de l'enquête publique (code de l'environnement) et à la procédure d'élaboration du PLUi (code de l'urbanisme), ne sont pas fondés. Il rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501451
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le tribunal a rejeté la requête de Mme Hamadi Ali, confirmant le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement, au motif que les décisions de l'OFPRA et de la CNDA liant l'administration ne laissaient pas apparaître d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LOPY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502119
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en estimant que le refus de séjour était suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres moyens, dont ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été rejetés.
Avocat : SAVARY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502299
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un ressortissant afghan visant à annuler un arrêté préfectoral de février 2025 qui retirait son attestation d'asile, refusait un titre de séjour, et ordonnait son éloignement avec une interdiction de retour. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation, que le retrait de l'attestation était fondé sur l'article L. 542-3 du CESEDA, et que les moyens invoqués contre l'obligation de quitter le territoire et le pays de renvoi (notamment l'article 3 de la CEDH et l'article L. 721-4 du CESEDA) étaient inopérants ou non établis.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502511
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal juge que l'article L. 435-1 du CESEDA, invoqué par le requérant, n'est pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, compte tenu de la brièveté du séjour et de l'absence d'activité professionnelle en France du requérant.
Avocat : FOUCARD
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601803
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour étudiant. Le juge a considéré que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard des conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a accordé au requérant le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire au titre de l'urgence.
Avocat : MARTIN