Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602048
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en procédure d'éloignement dans un délai de 72 heures, a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a rejeté le moyen d'incompétence soulevé contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), considérant que la décision avait été régulièrement signée par une secrétaire générale disposant d'une délégation de signature du préfet, en application de l'article L. 222-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHETTAS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601608
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de suspension en urgence du licenciement d'une professeure stagiaire. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision au motif d'une absence d'aménagement raisonnable pour son handicap, au sens de l'article L. 131-8 du code général de la fonction publique. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision de licenciement n'était établi en l'espèce.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601170
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant portée devant une juridiction manifestement incompétente. Le litige principal concernait le refus d'un abattement sur des droits de succession (article 779 II du CGI), un contentieux relevant des droits d'enregistrement. En application de l'article L. 199 du livre des procédures fiscale, la juridiction a jugé que seul le tribunal judiciaire est compétent pour connaître de ce type de litige fiscal.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601255
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un certificat de non-opposition à une déclaration préalable pour l'implantation d'une antenne relais. Le juge des référés a estimé que la requête du centre hospitalier voisin n'était pas recevable, considérant que son intérêt à agir n'était pas établi, et qu'en tout état de cause, aucun doute sérieux sur la légalité de la décision municipale ni aucune urgence justifiant la suspension n'étaient caractérisés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux déclarations préalables et sur les conditions de recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAMLAW
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601274
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Espagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait correctement appliqué les dispositions du règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013), notamment en procédant à un entretien individuel et en respectant les délais de prise de décision. Les moyens soulevés, fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ont été écartés, le tribunal estimant que les conditions d'un transfert vers l'Espagne, État membre responsable, étaient réunies.
Avocat : LE STRAT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601339
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet du Morbihan. La juridiction a estimé que l'arrêté était légal, notamment car l'agent signataire était compétent par délégation et que la motivation était suffisante au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que la mesure ne constituait pas une ingérence disproportionnée dans le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LE BOURDAIS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601341
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un étranger. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 3 de la CEDH, de son droit à la santé ou à un hébergement digne. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 730-1, L. 731-1 et R. 733-1).
Avocat : DELILAJ
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601342
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un étranger demandant l'annulation de son assignation à résidence et la suspension de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet avait légalement pris sa décision, estimant que l'éloignement restait une perspective raisonnable malgré la naissance d'un enfant français, l'intéressé n'établissant pas de liens familiaux effectifs. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GOSSUIN AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511502
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 8 octobre 2025 de la préfète de la Drôme, considérant que la procédure avait méconnu le droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant dans le respect de ses droits procéduraux.
Avocat : ALBERTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600132
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une requête fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative visant à enjoindre à la préfète de statuer sur une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction avait déjà été délivrée, rendant cette demande sans objet, et a rejeté la demande de délivrance du titre lui-même, car une telle mesure définitive excède le pouvoir du juge des référés. Les conclusions au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du CJA) ont également été rejetées.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602089
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution du refus implicite de délivrer un titre de séjour à une ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'absence de revenus de la requérante, mère de deux enfants mineurs, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision administrative, celle-ci n'étant pas motivée. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602181
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment au regard des articles L. 423-7, L. 432-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition légale de l'article L. 521-1 du code de justice administratif n'étant pas remplie, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Avocat : BOUCHAIR
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602284
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a donné acte de son désistement concernant ses demandes de suspension et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Le juge a également mis à la charge de l'État le versement d'une somme de 800 euros à l'avocat du requérant au titre des frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les articles 20 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204036
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral déclarant cessibles des parcelles pour un projet d'aménagement routier. La juridiction a constaté le désistement pur et simple des requérants, intervenu par mémoire enregistré. En conséquence, elle a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond des moyens soulevés.
Avocat : LEX PUBLICA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207465
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande d'indemnisation d'une commerçante liée aux fermetures administratives durant la pandémie de Covid-19. La juridiction estime que les mesures contestées, fondées sur l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, ne sont pas entachées d'illégalité et que le principe de précaution invoqué par la requérante n'est pas applicable en l'espèce. Elle écarte également l'engagement de la responsabilité sans faute de l'État pour rupture de l'égalité devant les charges publiques, considérant que le préjudice allégué ne présente pas un caractère anormal et spécial.
Avocat : SELARL DI VIZIO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212507
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision préfectorale accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation régulière et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation et au respect de la procédure, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des actes administratifs.
Avocat : GUERIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212560
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'assignation à résidence. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit ou de fait, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal a également retiré le bénéfice de l'aide juridictionnelle à M. B..., conformément à l'article 50 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : NDEKO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215166
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du GAEC "Les trois cantons" visant à annuler le retrait de son agrément. Le tribunal a jugé que la procédure de retrait, menée par le préfet de la Vendée, respectait les exigences légales, notamment le principe du contradictoire, car le groupement avait pu présenter ses observations. La décision a été prise en application des articles R. 323-21 et R. 323-22 du code rural et de la pêche maritime.
Avocat : OUEST AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301817
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant qu'un titre de séjour avait été délivré à la requérante après l'introduction de sa requête, rendant sa demande d'annulation sans objet. Il a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : PHILIPPON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301858
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une demande d'indemnisation suite au refus illégal d'un visa de long séjour pour conjoint de Français. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, estimant que le refus, fondé sur un motif de fraude sans remettre en cause le mariage, méconnaissait l'article L. 312-3 du CESEDA. Cependant, il a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires, ne reconnaissant comme préjudice direct et certain qu'un seul transfert d'argent de 300 euros, les autres éléments n'étant pas suffisamment établis.
Avocat : TSARANAZY