Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603752
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour mettre en œuvre une solution de substitution permettant le dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire, confrontée à des dysfonctionnements du téléservice ANEF. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, qui n'avait pas préalablement sollicité l'accompagnement physique prévu par les textes, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une injonction en référé. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son arrêté d'application du 1er août 2023 (définition des modalités d'accompagnement et de la solution de substitution au téléservice ANEF).
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603856
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel de la société ADX groupe, qui contestait la procédure de passation d'un marché public de la commune de Marseille pour manquement aux obligations d'information. Le juge a estimé que la commune avait régularisé la situation en communiquant, avant l'audience, les motifs détaillés du rejet et les caractéristiques des offres retenues, satisfaisant ainsi aux exigences des articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été écartée.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603914
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une sanction disciplinaire (un mois d'exclusion sans traitement) infligée à un agent territorial. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la perte de rémunération, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la sanction, notamment quant à sa proportionnalité par rapport à l'avis du conseil de discipline. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la sanction a été ordonnée.
Avocat : PONSOT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405587
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme C... ayant signé un bail pour un logement répondant à ses besoins en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande. Cette décision de non-lieu à statuer est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405642
Le Tribunal administratif de Marseille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A..., qui demandait l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que le requérant a signé un bail pour un tel logement en juillet 2024, rendant sa demande sans objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans cette situation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406149
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction de la clinique Saint-Martin. Cette décision fait suite à la délivrance, postérieure à l'introduction du recours, du permis de construire modificatif par le maire de Marseille, ce qui a rendu ces conclusions sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins la commune à verser 1 200 euros à la clinique au titre des frais de l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : VICQUENAULT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600677
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant étranger demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et la délivrance d'une carte de séjour. Le juge estime que le moyen principal, fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est irrecevable car il n'est assorti d'aucune précision ou pièce permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les pouvoirs de rejet par ordonnance prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602879
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de communication du dossier médical d'un défunt par un centre hospitalier. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, considérant que l'établissement avait déjà transmis l'intégralité du dossier en sa possession au requérant en octobre 2025, et que ce dernier ne démontre pas en quoi la communication serait incomplète. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative concernant l'irrecevabilité manifeste et rappelle le cadre légal de l'article L. 1110-4 du code de la santé publique relatif à l'accès au dossier médical après le décès.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600764
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, condamné pour des faits de violence, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment sur le fondement de la menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600358
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lecci. Le préfet soutenait que l'autorisation, concernant une maison individuelle, méconnaissait une prescription du plan local d'urbanisme imposant la résidence principale pour les nouvelles constructions. Le juge a estimé que ce moyen était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601086
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'article 7 du règlement intérieur du conseil municipal de Chalon-sur-Saône, qui interdit le port de signes religieux ostensibles. Le juge a estimé que le règlement, qui confie au maire la police de l'assemblée pour prévenir les troubles, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de conscience ou d'expression des élus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2121-16 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur les principes constitutionnels et conventionnels relatifs aux libertés publiques.
Avocat : SELARL PETIT & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601068
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait un avis sur la légalité d'une opération municipale de chèques bonifiés, sans solliciter l'annulation d'une décision administrative spécifique. Le juge a rappelé qu'il ne pouvait se substituer à l'administration pour répondre à une simple interrogation, sa saisine nécessitant un recours contre un acte précis. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601084
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable une requête relative à une anomalie lors des élections municipales de Combertault. Le requérant demandait des renseignements sur les conséquences d'une irrégularité et les modalités d'un éventuel recours, sans solliciter l'annulation de l'élection. Le tribunal a jugé que cette demande, ne constituant pas une protestation électorale valable et sollicitant un avis consultatif, relevait d'une irrecevabilité manifeste au sens de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600168
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis par une agent public à la suite d'un accident de service reconnu. L'expertise est jugée utile en vue d'un futur recours indemnitaire, la requérante soutenant que ses préjudices personnels et patrimoniaux n'ont pas été intégralement réparés.
Avocat : TOURNIER BARNIER & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600633
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre au préfet du Gard d'enregistrer et de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'un récépissé autorisant le travail avait déjà été délivré, privant une partie de la demande d'objet, et que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour les autres injonctions. L'État a néanmoins été condamné à verser au requérant 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : HAMZA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600693
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour (changement de statut de "saisonnier" à "conjoint de Français"). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande concernait un changement de statut et non un simple renouvellement, et que le requérant n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité immédiate. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600798
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné une requête en excès de pouvoir visant à contraindre le préfet du Gard à délivrer un titre de séjour autorisant le travail. Le juge a constaté qu'un récépissé avait été délivré après l'introduction du recours, privant ainsi la demande principale d'objet. Il a rejeté la demande d'injonction de délivrer une carte de séjour définitive, relevant que cela excédait son pouvoir de prononcer des mesures provisoires (articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative), et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : LE SAGERE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600986
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la prolongation de son placement à l'isolement en détention. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle du 9 février 2026. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur les dispositions du code pénitentiaire relatives au placement à l'isolement.
Avocat : SELAS PHILAE ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301500
**Sujet principal** : Demande en responsabilité de l'association Alliance Française de Toulouse contre la commune de Toulouse pour préjudice lié à la fermeture de ses locaux durant la crise Covid-19. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'association. Il estime que la commune n'a commis aucune faute, la fermeture temporaire des locaux résultant de l'application stricte des mesures sanitaires gouvernementales impératives (confinement, puis protocole de déconfinement). Le préjudice allégué n'est pas regardé comme anormal et spécial au sens du droit de la responsabilité sans faute. **Textes appliqués** : Décrets n° 2020-260 du 16 mars 2020 et n° 2020-293 du 23 mars 2020 (état d'urgence sanitaire et mesures de confinement), ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601043
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant d'instruire une demande de titre de séjour et de réexaminer une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, titulaire d'un titre de séjour saisonnier retiré, n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence suffisante justifiant la suspension, ni ne démontre l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ALLOUCH