Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302951
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposé par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que le requérant, présent en France depuis moins de cinq ans, n'apportait pas la preuve de liens personnels et familiaux stables et effectifs en France justifiant la délivrance d'un titre au titre de l'article L. 423-23 du CESEDA. Il a également estimé que le refus ne portait pas d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale (article 8 de la CEDH) ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE).
Avocat : POULARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303471
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... E... visant à annuler le refus préfectoral de délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. La juridiction a jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve, comme l’exige l’article L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de la contribution effective du père français à l’entretien de l’enfant ou d’une décision de justice sur ce point. Le tribunal a ainsi estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit en refusant le titre de séjour.
Avocat : LARGY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303827
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus préfectoral de regroupement familial pour ses deux enfants. La juridiction a jugé que la décision était régulièrement signée, suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 434-7 relatif à l'exigence de ressources stables et suffisantes. Le tribunal a également considéré que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : LE FLOCH
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307511
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à la suffisance de sa motivation. Les textes appliqués étaient principalement le code civil (articles 27 et 21-15) et le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : BOURGEOIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308175
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite était irrecevable, car la requérante n'avait pas préalablement demandé la communication des motifs dans les délais. Elle a également écarté les griefs de défaut d'examen sérieux et d'erreur manifeste d'appréciation, considérant qu'aucun élément du dossier ne les étayait. La décision s'appuie sur les articles 27 du code civil et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des décisions.
Avocat : LASSORT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309117
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en déclarant la demande irrecevable, car la requérante ne justifiait pas de cinq ans de résidence habituelle en France à la date de son dépôt de demande, comme l'exige l'article 21-17 du code civil. La décision s'appuie également sur les dispositions du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309414
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur rejetant la demande de naturalisation de M. C... Le juge a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des faits datant de plus de quatorze ans pour refuser la naturalisation. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : PILLET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309976
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... qui contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation pour défaut d'assimilation. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, au vu des lacunes constatées lors de l'entretien sur la connaissance des repères historiques et des principes républicains. La décision s'appuie sur les dispositions du code civil et du décret du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions de naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310169
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que la décision ministérielle contestée est suffisamment motivée, a procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'insuffisance de son insertion professionnelle et de son autonomie matérielle. Le tribunal fonde sa décision sur les articles 21-15 et 27 du code civil, l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310205
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur rejetant la demande de naturalisation de M. A... Le juge a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur un fait de violence isolé et vieux de plus de treize ans pour refuser l'intégration. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : GAUTREAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310285
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur les revenus modestes et la situation d'emploi instable du requérant, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant cet ajournement pour défaut d'insertion professionnelle suffisante. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un large pouvoir d'appréciation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310683
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, n'a pas commis d'erreur manifeste en fondant sa décision sur des faits relatifs à l'éducation de l'enfant du requérant. La décision est jugée régulière au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310957
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête d'un ressortissant géorgien demandant l'annulation de l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur une dette récente envers la CAF due à un défaut de déclaration de revenus, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions de la naturalisation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311044
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision ministérielle maintenant un ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre de l'intérieur, dans l'exercice de son large pouvoir d'appréciation, n'avait pas commis d'erreur manifeste en retenant le motif d'une insertion professionnelle insuffisante, malgré la reconnaissance du statut de travailleur handicapé de la requérante. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : COMBES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311124
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision du ministre de l'Intérieur maintenant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, conformément aux articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant son refus sur des manquements aux obligations locatives et sur des incohérences dans la déclaration de situation familiale de la requérante.
Avocat : OLIBE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314115
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation de la société Basley Immobilier, qui invoquait la responsabilité de l'État pour le refus initial de concours de la force publique afin d'exécuter une ordonnance d'expulsion. Le juge a reconnu la responsabilité de l'État pour ce refus implicite entre avril et juillet 2023, mais a estimé que le préjudice financier allégué (pertes de loyers et impossibilité de vente) n'était pas établi en lien direct avec ce refus. La décision s'appuie sur les articles L.153-1, L.411-1 et R.153-1 du code des procédures civiles d'exécution, qui encadrent l'obligation de l'État de prêter son concours, sauf pour des motifs impérieux d'ordre public ou de dignité humaine.
Avocat : CHARLES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318052
**Sujet principal** : Recours contre une décision préfectorale ordonnant la remise et la saisie définitive d'armes, ainsi que l'inscription au fichier des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du demandeur. Il estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant la saisie définitive, notamment au vu du comportement de l'intéressé et de l'absence de production d'un certificat médical réglementaire attestant de l'absence de danger. **Textes appliqués** : Articles L. 312-7, L. 312-9 et R. 312-69 du code de la sécurité intérieure, relatifs aux mesures de remise et de saisie d'armes lorsque le détenteur présente un danger.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413351
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de deux ressortissants guinéens visant à annuler leurs arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation d'un pays de destination. La juridiction a jugé que le préfet n'avait pas méconnu leur droit d'être entendu, ni violé leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH, et que l'appréciation des risques en cas de retour en Guinée ne présentait pas d'erreur manifeste. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEDJBER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508648
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'un permis de construire pour une centrale agrivoltaïque. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme le refus de permis. Il estime que l'arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que les motifs de refus (défaut de garantie d'une production agricole significative et problèmes liés à la hauteur des ombrières pour l'élevage bovin) sont fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme (article L. 111-27) et du code de l'énergie (article L. 314-36) définissant et encadrant les installations agrivoltaïques.
Avocat : HMS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508936
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux (du 22 juillet 2024 et du 25 avril 2025) refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a également jugé qu'il n'y avait plus lieu à statuer sur les conclusions relatives au second arrêté, celui-ci ayant été remplacé par une nouvelle décision.
Avocat : LARGY