Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604513
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, considérant que la requérante a contribué au délai et n'apporte pas d'éléments concrets démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation en Afghanistan. La demande d'injonction et de provision sur frais est également rejetée.
Avocat : LEJEUNE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604539
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un rejet de visa pour réunification familiale d'une ressortissante afghane, épouse d'un bénéficiaire de protection subsidiaire en France. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ayant contribué à la situation par le caractère tardif de sa demande de visa et de son recours, et n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation malgré la séparation familiale et le contexte afghan. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300217
**Sujet principal** : Recours en annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par la commune de Saint-Cyr-sur-Loire, pour la construction d'une maison individuelle, pour des motifs de non-conformité au droit de l'urbanisme. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler les permis de construire contestés. Il estime que les moyens soulevés par les requérants (voisins) ne sont pas fondés, notamment ceux relatifs au raccordement aux réseaux, à l'implantation en zone d'aléa ou en pente, et au respect du plan local d'urbanisme (PLU). **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 431-9, R. 111-2, R. 111-11, ainsi que sur les règles du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune.
Avocat : CABINET CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401104
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé la requête irrecevable pour défaut de production de la décision attaquée, en application des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa requête, n'avait pas produit l'arrêté du 15 mars 2024 dans les délais impartis.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401586
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil (CMA). Le tribunal a jugé que la décision était légale, car Mme A... n'avait pas fourni les informations nécessaires à l'instruction de sa demande d'asile, malgré une mise en demeure, ce qui constitue un motif légal de cessation des CMA au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a également considéré que l'absence d'évaluation de vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-1 du même code, n'était pas constitutive d'une illégalité dans ce cas.
Avocat : ESNAULT-BENMOUSSA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401706
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 mars 2024 refusant son titre de séjour "Vie privée et familiale" et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que son PACS, conclu alors qu'elle était en situation irrégulière, ne créait pas un droit au séjour et que son éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ATTALI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402070
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié" et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé la décision du préfet du Cher, estimant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et des difficultés de recrutement dans le métier et la zone concernés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1 et L. 421-4) et de l'arrêté du 21 mai 2025 sur les métiers en tension.
Avocat : LARMANJAT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604835
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de suspension de fonctions d'un professeur de sport. Il a estimé que le litige, concernant un agent public, relevait de la compétence du tribunal administratif de Paris, lieu de son affectation principale à l'INSEP. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : CABINET STÉVIE FLEURY SPIRIDIGLIOZZI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503148
Le Tribunal administratif de Nice donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A... B..., dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close.
Avocat : DE RAMMELAERE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504536
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté une requête visant à annuler un titre de perception émis par la commune de Cagnes-sur-Mer. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente, car le titre contesté découlait d'une condamnation pénale prononcée par le tribunal judiciaire. La requête a donc été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet un tel rejet pour incompétence manifeste.
Avocat : CUNIN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600448
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande du syndicat Force Ouvrière visant à suspendre l'installation de caméras de vidéosurveillance aux abords de son local. Le juge a estimé que le syndicat n'avait pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne démontrant pas la nécessité d'une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans préjudice d'une éventuelle nouvelle saisine sur d'autres bases juridiques.
Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600434
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a enjoint au préfet de délivrer un rendez-vous à la requérante pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée, de sa présence prolongée sur le territoire depuis 2016 et de sa situation familiale. La décision s'appuie sur la jurisprudence relative au droit pour un étranger de voir sa situation examinée dans un délai raisonnable.
Avocat : BALIMA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601033
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, en ne fournissant pas d'éléments suffisants pour établir la réalité de sa vie familiale à Mayotte ni la continuité de son séjour, ne démontrait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision a été rendue par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans audience lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601034
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de la demande.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509534
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que ce refus, au regard des liens familiaux stables et anciens du requérant (mariage et deux enfants nés en France), portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOCHNAKIAN & LARRIEU-SANS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509541
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé les arrêtés préfectoraux du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour à l'encontre de deux ressortissants albanais. Le juge a retenu que l'arrêté était insuffisamment motivé, notamment en ne justifiant pas pourquoi la situation des requérants ne permettait pas la délivrance d'un titre de séjour, et qu'il n'établissait pas la compétence de son signataire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603464
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'une étudiante algérienne demandant l'injonction au préfet de délivrer un document provisoire de séjour ou de statuer sur son renouvellement. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande, formulée en septembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet au plus tard en janvier 2025. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative qui interdit au juge des référés de faire obstacle à une telle décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603849
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-liberté concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'était caractérisé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402719
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet d'attribuer un logement social à un demandeur reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande du requérant et enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à son logement, considérant que l'État est tenu à une obligation de résultat. La radiation ultérieure de la demande pour absence de renouvellement ne libère pas l'administration de son obligation, car elle ne résulte pas d'une renonciation ou d'un comportement fautif du demandeur. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable - DALO).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402678
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requête, constituée uniquement de pièces, ne contenait ni écritures exposant des moyens ni conclusions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes irrecevables ne respectant pas les conditions de forme essentielles.