Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601872
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant ukrainien, qui demandait l'annulation du refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, motivée par la tardiveté de la demande d'asile, était régulière et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment après la tenue d'un entretien de vulnérabilité. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302799
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre une délibération municipale approuvant un programme de travaux dans le cadre d'une opération de restauration immobilière. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI, estimant que les travaux contestés relèvent bien d'une opération de restauration immobilière au sens du code de l'urbanisme, visant à garantir l'habitabilité des logements. La juridiction s'appuie principalement sur les articles L. 313-4 et L. 313-4-2 du code de l'urbanisme.
Avocat : AARPI CASTERA-SASSOUT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304295
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que les irrégularités alléguées dans la procédure (omission d'un ordre de mission pour l'architecte et erreurs présumées dans le dossier d'enquête) n'étaient pas de nature à influencer la décision ou à priver les requérants d'une garantie. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 313-33, R. 313-35 et R. 313-24.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304362
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment concernant l'habilitation de la femme de l'art, l'indépendance de son rapport, le contenu du dossier d'enquête publique et la régularité de cette enquête, ne sont pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles R. 313-33 et R. 313-24) et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL AEDIFICO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403427
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un permis de construire modificatif délivré par la commune de Vendays-Montalivet. La juridiction a jugé la requête irrecevable au principal, considérant que la requérante, qui avait engagé puis désisté d'une instance contre le permis initial, était tenue de contester le permis modificatif dans le cadre de cette même procédure, conformément à l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également rejeté la demande de condamnation de la commune aux dépens et la demande reconventionnelle de la SCI Monta Plage.
Avocat : SELARL AEDIFICO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402486
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager un lotissement de 25 lots, délivré par le maire de Fargues-Saint-Hilaire. La juridiction a jugé la requête tardive, le délai de recours des tiers ayant couru à compter de l'affichage continu de deux mois sur le terrain, conformément à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme. Elle n'a donc pas eu à examiner le fond des moyens soulevés par les requérants.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502196
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du préfet de la Gironde rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en considérant à tort les ressources du demandeur comme insuffisantes. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503739
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme Chavez Herran visant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 février 2025. Le tribunal a jugé que les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient régulières, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen individualisé et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention EDH.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601792
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale retirant un résultat favorable aux épreuves du permis de conduire pour fraude présumée. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur des éléments établissant une fraude dans la procédure d'obtention du permis. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration (retrait pour fraude), et l'arrêté du 20 avril 2012 relatif au permis de conduire.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601844
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante nigérienne visant à enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français, intervenu postérieurement à la requête, faisait obstacle à l'octroi de cette mesure, qui ne visait pas à prévenir un péril grave. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante et a rejeté sa demande de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles.
Avocat : CHADOURNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600329
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le requérant, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, invoquait un risque en cas de retour dans son pays d'origine, mais le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes fondées sur des moyens manifestement insuffisamment précisés.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602115
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande d'annulation d'un arrêté municipal ordonnant la mise à l'adoption d'un chien. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence de circonstances nouvelles justifiant une nouvelle saisine sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, et que sa demande d'annulation en référé est par ailleurs irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602166
**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une demande de "bonus en heures" (prise de temps sur crédit d'heures) par un agent de l'Atelier Industriel de l'aéronautique de Bordeaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (ordonnance du président de la 1ère chambre). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le tribunal estime que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement est inopérant. **Textes appliqués et raisonnement** : Sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, le juge considère que le requérant, technicien à statut ouvrier, n'est pas dans une situation identique aux autres personnels (non-ouvriers) visés par l'instruction interne invoquée, notamment au regard de ses droits à congés. La différence de traitement est donc justifiée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507348
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise visant à évaluer les préjudices corporels suite à une chute sur une voie publique. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas établi l'existence d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public par la commune de Lattes ou d'une faute à sa charge. La responsabilité de la commune n'était donc pas susceptible d'être engagée dans cette affaire.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601610
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction d'exclusion universitaire de sept mois prononcée pour fraude aux examens. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car la sanction n'empêche pas l'étudiante de se réinscrire l'année suivante, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'est caractérisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GIMENEZ
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600360
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne la contestation d'amendes forfaitaires via un recours gracieux adressé au parquet, transmis au tribunal sans conclusions juridiques précises. La juridiction applique les articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête, dépourvue de conclusions en annulation ou en indemnisation, ne satisfait pas aux conditions de saisine.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506449
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la préfète de la Savoie de sa requête en résiliation d'un avenant à un marché public de construction. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de la demande initiale.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512559
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Le Potager de Sonnaz de son recours en indemnité contre la commune de Chambéry et la communauté d'agglomération Grand Chambéry. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande.
Avocat : HOURLIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602051
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans le cadre d'une procédure d'exécution d'un jugement antérieur. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
Avocat : GERNEZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602897
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge des référés constate l'irrecevabilité de la requête car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Il relève également que le tribunal administratif territorialement compétent pour connaître du litige est celui de Lyon, lieu de résidence du requérant, en application de l'article R. 312-8 du même code.