Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603008

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien contestant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence). La juridiction a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation, notamment l'exercice d'une activité professionnelle sans autorisation de travail. Elle a également jugé que le requérant, célibataire et sans charge de famille en France, n'avait pas établi que son éloignement porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BEN HAMIDANE

18 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603513

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 13 mars 2026 fixant l'Algérie comme pays d'éloignement de M. A..., ressortissant algérien. La juridiction a retenu un moyen d'office, considérant que la décision méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un jugement antérieur du même tribunal. Ce jugement avait déjà annulé un précédent arrêté pour le même motif : l'impossibilité de renvoyer l'intéressé vers son pays d'origine tant qu'il n'était pas établi qu'il avait été statué sur ses demandes d'asile formulées dans d'autres États européens, conformément aux dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603588

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Chambost-Longessaigne en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de bâtiments présentant un danger (effondrement partiel d'un mur) et à proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, inclut l'examen des lieux, la recherche d'un danger imminent et la proposition des mesures nécessaires pour garantir la sécurité publique.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403617

Le Tribunal administratif de Lyon a donné acte du désistement d'instance du requérant, M. B..., qui contestait son inaptitude médicale à l'engagement dans l'armée. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514203

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... visant à contester une décision implicite relative à une saisie de valeurs mobilières pour recouvrement d'impôts. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de cette contestation, car les litiges portant sur la régularité formelle d'un acte de poursuite relèvent du juge de l'exécution, conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : POMEON

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2514832

**Sujet principal** : Demande d'annulation d'arrêtés d'expulsion et de mesures associées. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation non précisée). **Solution retenue** : Radiation de la requête pour doublon, car elle est identique à une autre requête enregistrée antérieurement sous un numéro différent. **Textes appliqués** : Aucun texte spécifique n'est mentionné dans la décision de radiation, qui se fonde sur l'identité des requêtes.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515526

Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir. Le requérant demandait une injonction à la préfète pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonctions à l'administration, sauf dans les cas prévus par la loi (articles R. 421-1 et L. 911-1 du code de justice administrative). Il a indiqué au requérant que la voie appropriée serait un recours en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602096

Sujet principal : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur et demande de remboursement. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence de l'ordre juridictionnel administratif. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, qui attribue la compétence pour ce type de litige au juge de l'exécution du tribunal judiciaire.

18 mars 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603043

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à Vignieu (Isère). Considérant que les litiges relatifs aux permis de construire relèvent de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve l'immeuble, il a appliqué l'article R. 312-7 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Grenoble, juridiction territorialement compétente.

18 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408489

La société Quarksup conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la remise en cause de son crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2017 par l'administration fiscale. Le tribunal rejette sa demande principale d'expertise et ses moyens sur la régularité de la procédure de vérification, considérant que les conditions légales du CIR (articles 244 quater B du CGI et BOI-BIC-RICI-250) ne sont pas remplies par ses activités de conseil. Il statue partiellement sur sa demande subsidiaire, constatant le non-lieu à statuer sur une partie du montant contesté suite à un dégrèvement accordé en cours d'instance.

Avocat : CABINET F.NAIM

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410409

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Pierre Conseil Foncier, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, taxe sur les véhicules de société) pour la période 2019-2022. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve du caractère déductible des charges litigieuses, notamment les frais téléphoniques d'une salariée et les frais d'entretien d'une résidence privée du dirigeant. Elle a également jugé que le véhicule en cause était bien assujetti à la taxe sur les véhicules de société, rejetant l'argument de son caractère utilitaire. La décision s'appuie principalement sur les articles 38 et 39 du code général des impôts concernant la déductibilité des charges.

Avocat : CABINET SELARL ALINEA CONSEIL

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410813

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir et en indemnisation par une étudiante contre l'université Paris Cité, alléguant une série de décisions illégales, des fautes de service, du harcèlement moral et des discriminations liées à son handicap dans le cadre de sa scolarité. La juridiction a rejeté la demande principale d'indemnité de 100 000 euros, considérant que les agissements reprochés, bien que constituant parfois des fautes de service, n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'université pour un préjudice distinct de celui déjà réparé par l'annulation de certaines décisions. Le tribunal a toutefois condamné l'université à payer à l'étudiante la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le cadre du procès.

Avocat : LONDONO LOPEZ

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419444

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'imputation, par l'administration fiscale, d'une moins-value réalisée par son épouse sur sa propre plus-value de cession de titres pour le calcul de l'impôt sur le revenu du foyer au titre de 2020. La juridiction a jugé que, conformément aux articles 6, 1 A, 156 et 150-0 D du code général des impôts, l'imposition est établie sur le revenu global net du foyer fiscal, ce qui implique la compensation des plus et moins-values entre les membres du foyer avant l'application de l'abattement.

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433791

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus du CROUS de Créteil de lui attribuer une bourse universitaire pour l'année 2024-2025. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, notamment en indiquant que le requérant avait épuisé ses droits à bourse pour son cursus, et que la notification initiale du CROUS du 14 mai 2024 n'était que provisoire. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des décisions défavorables.

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434115

**Sujet principal :** Recours contre le refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et contre un arrêté de refus d'admission au séjour avec obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction :** Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 1re Chambre). **Solution retenue :** La décision n'est pas complète dans l'extrait fourni. Le tribunal examine les moyens soulevés par le requérant (incompétence, vice de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale) et les arguments de la défense. La solution (annulation ou rejet) dépendra de l'appréciation par le juge de la légalité des décisions contestées. **Textes appliqués :** Le tribunal se fonde principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 435-1, L. 435-4 et R. 431-12) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SANGUE

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507117

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien. Le juge a écarté les griefs de défaut de motivation et d'examen sérieux de la situation personnelle. Bien que l'arrêté préfectoral ait initialement invoqué à tort l'article L. 435-1 du CESEDA (inapplicable aux ressortissants algériens), le tribunal a procédé à une substitution de base légale, retenant le pouvoir général de régularisation de l'autorité préfectorale, et a estimé que le refus, réexaminé sous cet angle, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508386

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant sénégalais. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de sa décision, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a enjoint au préfet compétent de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.

Avocat : NOMBRET

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518679

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant bangladais. Le juge a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'OQTF était régulière. La décision s'appuie également sur les dispositions du CESEDA et du code de justice administrative.

Avocat : DEMIR

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529289

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction a jugé que l'OQTF était légale au regard de l'article L. 611-1 4° du CESEDA, le rejet définitif de sa demande d'asile constituant un fondement suffisant, indépendamment d'une éventuelle demande de régularisation. Elle a également estimé que ces mesures administratives, prises en considération de faits graves signalés par la police, ne méconnaissaient ni la présomption d'innocence ni les conventions internationales invoquées.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530871

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant suisse, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2025 déclarant caduc son droit au séjour, lui ordonnant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre ces mesures et que celles-ci étaient légalement fondées sur les articles L. 233-1, L. 251-1 et L. 252-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration ayant établi que l'intéressé ne satisfaisait plus aux conditions de son droit au séjour. Le tribunal a également estimé que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BAISECOURT

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre