Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531343

Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande d'exécution d'un jugement concernant le réexamen d'une demande de titre de séjour. Il constate que le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas pris de décision expresse, en méconnaissance d'une injonction antérieure. Le tribunal enjoint donc au préfet de procéder à ce réexamen dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BESSE

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606752

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant une injonction au préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une convocation rapide malgré la durée d'instruction de sa demande. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : KACOU

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606905

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour une demande de titre de séjour et un récépissé de travail. Le juge a estimé que le requérant, présent en France depuis 2016 mais n'ayant entamé des démarches de régularisation qu'en 2024, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Aucune circonstance personnelle particulière ne permettait de caractériser une situation nécessitant un examen prioritaire par rapport à d'autres étrangers dans la même situation.

Avocat : BOUDJELLAL

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607210

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une assignation à résidence et d'une interdiction du territoire français (ITF) notifiées à une demandeuse d'asile. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la durée de la procédure d'asile en cours, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées n'est établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SALKAZANOV

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607862

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police prononçant une interdiction de retour de douze mois à l'encontre d'un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que l'arrêté était entaché d'une insuffisance de motivation, car il ne démontrait pas que l'autorité avait pris en compte l'ensemble des critères légaux prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• 8e Section - MESD
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606873

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux d'éloignement et d'interdiction de retour. Le juge a constaté que le requérant résidait dans les Yvelines à la date des décisions attaquées. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, il a déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Versailles, juridiction territorialement compétente.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

18 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607153

Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d’un titre de recettes émis par la Ville de Paris pour le remboursement de frais de formation. La juge des référés constate que la requête est irrecevable, car le requérant n’a pas introduit de demande d’annulation distincte comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Elle estime également que le requérant n’apporte pas d’éléments suffisants pour caractériser l’urgence au sens de l’article L. 521-1 du même code.

18 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608208

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir sa réintégration ou son relogement d'urgence après son expulsion. Le juge estime que la requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une mesure dans un délai de quarante-huit heures, d'autant que son recours a été introduit plus de quatre mois après les faits. La décision est rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du même code.

18 mars 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505511

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le préfet de la Seine-Maritime a légalement procédé à ce classement, car l'acte de naissance produit par le requérant ne comportait pas l'apostille exigée par l'article 9 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, malgré une mise en demeure préalable. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens de la requête étant jugés manifestement insusceptibles de lui faire obtenir gain de cause.

18 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211745

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de la SARL Revêtements Aménagements Multiples, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) au motif d'une absence de débat oral et contradictoire lors du contrôle. La juridiction estime que la société, sur qui pèse la charge de la preuve, n'a pas démontré que l'administration s'était refusée à un tel échange. La décision s'appuie sur les principes du contrôle fiscal issus du Livre des Procédures Fiscales.

Avocat : CRETOIS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211790

**Sujet principal** : Demande de déduction fiscale pour pensions alimentaires versées à un ascendant résidant à l'étranger (Mali). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Rejet de la demande (sauf pour la part déjà dégrévée), car le contribuable n'a pas prouvé que les sommes versées dépassant un seuil de besoin équivalent au RSA en France avaient un caractère alimentaire. **Textes appliqués** : Article 156 du code général des impôts (déduction des pensions alimentaires) et articles 205 à 211 du code civil (conditions des obligations alimentaires).

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410545

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de Seine-et-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant albanais, pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Cette décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions défavorables.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410552

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé le refus implicite de délivrer une carte de résident à un ressortissant afghan reconnu réfugié. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accorde de droit ce titre. Elle a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de trois mois, sans toutefois prononcer l'astreinte sollicitée par le requérant.

Avocat : ROSIN

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413504

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour défaut de motivation, après que l'administration n'a pas répondu à la demande de communication des motifs. Le tribunal a également jugé irrecevables les conclusions visant à annuler l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire, constatant l'inexistence de ces actes. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LEVY PASCAL

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413633

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, à sa motivation et au respect du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a constaté que l'intéressé, célibataire et sans enfant en France, ne justifiait pas de liens familiaux stables ou d'une insertion particulière rendant disproportionnée la mesure d'éloignement.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413639

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, notamment un prétendu défaut d'examen de sa situation personnelle et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes, en relevant que le requérant n'a pas contesté le rejet définitif de sa demande d'asile et n'apporte pas la preuve de risques personnels actuels en cas de retour au Pakistan.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517579

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet du Val-de-Marne à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la préfecture ayant finalement convoqué la requérante après l'introduction du recours. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans le litige.

Avocat : SANKARA

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517612

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir une convocation préfectorale et la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de renouvellement de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, considérant que l'urgence n'est pas caractérisée. En effet, l'administration a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable plusieurs mois après le dépôt de sa demande, ce qui lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la période d'instruction. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article L. 433-3 du CESEDA (justification de la régularité du séjour pendant l'instruction) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA (décision implicite de rejet et délais).

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600786

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à une déclaration préalable de division de terrain. Le juge estime que la condition d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision n'est pas établie, notamment au regard des règles d'urbanisme applicables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : TROUVE DOMINIQUE

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601428

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain demandant l'injonction de lui délivrer un récépissé autorisant le travail en attendant son titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a acté ce désistement. Il a par ailleurs rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais de procédure sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026