Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602289
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale, car le requérant, interpellé pour détention de stupéfiants, ne pouvait justifier d'un séjour régulier en France, ce qui constitue un cas prévu par l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'assignation à résidence et à la proportionnalité des mesures, ont été écartés sans qu'il soit nécessaire de les examiner.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602301
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la requête de M. A... visant à suspendre et à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requête est jugée irrecevable car elle présente conjointement des conclusions en annulation et en suspension, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge estime par ailleurs que le moyen tiré d'une prétendue irrégularité de notification n'est pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, appliquant les articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
Avocat : LAMIRAND
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507272
Le Tribunal Administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en dégrèvement de taxe foncière. Cette solution est retenue car l'administration fiscale a accordé la décharge des impositions litigieuses après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514172
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement d'instance de M. A..., qui avait saisi la juridiction pour contester le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le désistement, pur et simple, fait suite à la délivrance du titre de séjour par la préfecture de l'Essonne. La décision est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet à un magistrat désigné de constater un tel désistement par ordonnance.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603105
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'une décision universitaire refusant une réinscription exceptionnelle en troisième année de médecine. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation litigieuse (un refus de réinscription pour l'année 2025-2026) est ancienne et découle d'un redoublement prononcé dès 2022, sans qu'un préjudice grave et immédiat soit caractérisé pour l'année universitaire en cours. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du Code de justice administrative (conditions de la suspension en urgence : moyen sérieux et urgence).
Avocat : KOBO
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601190
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture provisoire d'un salon de coiffure. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition nécessaire pour prononcer une mesure de suspension en vertu de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation de l'État aux frais est également rejetée, conformément aux dispositions de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : HOLLET DIDIER & HUGUES NICOLE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503228
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait une injonction de relogement. Le juge considère que la demande est devenue sans objet, le requérant ayant obtenu satisfaction par l'attribution d'un logement en Inter Médiation Locative le 19 décembre 2025. Cette décision de non-lieu à statuer est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600282
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une contrainte pour le recouvrement d'une prime d'activité. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il a été introduit avant l'exercice du recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales. Cette solution est fondée sur l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515724
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision, qui se référait expressément aux critères légaux, était suffisamment motivée. La solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600219
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) prononcé par l'OFII. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'examen de la situation personnelle du demandeur d'asile, qui avait refusé une orientation en région. La décision s'appuie sur les articles L. 551-9, L. 551-3 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WELSCH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600407
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance des droits de la défense. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601355
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un référé-suspension concernant l'opposition du maire de Saint Jeannet à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. Le juge a ordonné la suspension de l'arrêté municipal, estimant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant au motif tiré du principe de continuité de l'urbanisation en montagne, inapplicable aux réseaux de communications électroniques selon l'article L.122-3 du code de l'urbanisme. La décision s'appuie sur les articles L.521-1 et L.511-2 du code de justice administrative.
Avocat : KATAM Avocats
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601383
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision municipale s'opposant à une déclaration préalable pour l'installation d'une pergola. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, n'était pas caractérisée en l'espèce, les arguments de la société (échéance fiscale et atteinte à la valorisation du bien) n'étant pas suffisants. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505413
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal constate que le recours contentieux, formé le 19 septembre 2025 contre la décision de rejet du 6 mai 2025, est manifestement irrecevable pour tardiveté, ayant été introduit hors du délai de deux mois. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601818
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande en référé-suspension de la société Exclusive Yachts Riviera visant l'arrêté municipal d'opposition à un projet de port à sec. Le juge estime que le délai de plus de neuf mois entre l'introduction du recours au fond et la saisine du référé démontre l'absence du caractère d'urgence requis. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP TIRARD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600176
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté attribuant des autorisations de transport sanitaire. La requête, présentée par sept sociétés d'ambulances, a été jugée irrecevable car elle ne respectait pas la procédure de l'article R. 522-1 du code de justice administrative, faute d'avoir joint une copie de la requête au fond. En conséquence, le juge n'a pas examiné le fond des arguments relatifs à l'urgence ou à la légalité de l'arrêté contesté.
Avocat : OSCAR LUANA
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600193
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la demande de suspension en référé de la société S.C.T.I. visant l'arrêté préfectoral retirant son autorisation de transporteur. La juridiction constate que la requête est irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond de la demande.
Avocat : OSCAR LUANA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600444
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la qualification de menace grave à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600665
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de la requérante dans un délai de trois jours. Le juge a estimé qu'un délai de 197 jours pour obtenir un rendez-vous au guichet unique portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit constitutionnel d'asile, une liberté fondamentale. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un enregistrement dans un délai maximal de dix jours ouvrés.
Avocat : MASCLAUX
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303313
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de décharge d'une saisie de 5 000 € pour impôt sur le revenu. Cette solution s'explique par la décision postérieure de l'administration (11 juin 2025) ayant prononcé un dégrèvement supérieur au montant contesté, privant ainsi le litige de son objet. Le juge s'est fondé sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 208 du livre des procédures fiscales, considérant que le dégrèvement rendait caducs les actes de recouvrement forcé.