Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508322

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d'une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, respectait les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et ne constituait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également rejeté la demande de condamnation de l'État à verser une somme au conseil du requérant.

Avocat : PITIOT

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509527

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le juge estime que l'arrêté, pris par une autorité compétente par délégation, est suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il considère également que l'administration a procédé à l'examen particulier de la situation du requérant, notamment de ses liens familiaux.

Avocat : ZOUAOUI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509531

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant l'éloignement d'un ressortissant marocain. La juridiction a retenu que le requérant, présent en France depuis plus de dix ans depuis son entrée à l'âge de 13 ans et intégré dans la famille de sa sœur par un acte de kafala, bénéficiait d'une protection au titre de sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de l'intensité de ses liens en France.

Avocat : GONAND

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509536

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car tardif, considérant que la notification de l'arrêté était régulière malgré les allégations d'un dysfonctionnement postal. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de recours.

Avocat : GONAND

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509539

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant vietnamien. La juridiction a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant la situation personnelle du requérant, justifiant d'une présence continue en France et d'une vie familiale stable avec une conjointe titulaire d'un titre de séjour et un enfant né en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

Avocat : PACCARD

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509540

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement. La juridiction a jugé que l'arrêté était régulièrement signé par un fonctionnaire délégataire et que le requérant, en ne justifiant plus d'un droit au séjour, pouvait légalement faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 234-1, L. 251-1 et L. 251-2.

Avocat : GONAND

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509542

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant libanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet du Nord. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le requérant, dont le contrat de travail avait pris fin, ne justifiait plus d'une situation régulière au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

18 mars 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601957

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des désordres (dysfonctionnement de la régie son) affectant la salle des fêtes de Miramas suite à des travaux de réhabilitation. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action future au fond. L'expertise contradictoire impliquera la commune et les différentes entreprises ayant participé aux travaux pour déterminer les causes, les solutions et l'évaluation des préjudices.

Avocat : SCP FOURNIER & ASSOCIES

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602316

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone à partir du 10 décembre 2024. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer une future action en réparation de préjudices liés à des complications post-opératoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602463

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger la requérante, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 200 euros au titre du préjudice, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHAMPEAU

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602617

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, un ressortissant tunisien, invoquait l'urgence due à sa précarité administrative et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que l'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant disposait d'une attestation de prolongation d'instruction valide couvrant la période litigieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602666

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un étudiant mexicain demandant une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour et lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née au terme du délai de 90 jours prévu par les articles R. 422-5 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La demande d'indemnisation est également écartée car elle n'entre pas dans le champ des mesures provisoires du référé prévu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602897

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à une requérante pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la carence fautive du préfet après une décision de la commission de médiation, appliquant les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 000 euros, inférieure à la demande, en considération de la durée du préjudice et de la composition du foyer.

Avocat : CHAMPEAU

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602993

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de séjour et de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans pour un ressortissant algérien. Le juge a admis l'urgence et prononcé la suspension de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour, considérant que cette situation était présumée urgente, mais a rejeté la demande concernant le certificat de dix ans pour défaut d'urgence démontrée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : KATZ

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603218

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre sous dix jours une carte de résident à un ressortissant guinéen, celle-ci ayant été accordée mais non délivrée depuis plus de sept mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le délai anormal de délivrance portait préjudice à l'intéressé, notamment pour une promesse d'embauche. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.

Avocat : MERIENNE

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603408

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'expertise concernant le stand de tir des Trois Lucs. Il considère que l'activité de tir ayant cessé, il n'existe aucun litige actuel justifiant une mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux dépens et aux frais d'instance sont également rejetées.

Avocat : VERGNOUX

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603436

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant algérien ayant déposé une demande de renouvellement de titre de séjour par voie dématérialisée. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 431-2 et R. 431-15-1) ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'ordonnance est assortie d'une astreinte de 50 euros par jour en cas de non-exécution dans le délai imparti de dix jours.

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603530

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a prononcé une astreinte en cas de non-exécution et mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.

Avocat : RIOU

18 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603551

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "talent - salarié qualifié". Le juge reconnaît l'urgence due à l'interruption de son séjour régulier et de son droit au travail, mais estime qu'aucun des moyens soulevés (dont la méconnaissance présumée de l'article L. 421-9 du CESEDA) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative.

Avocat : BALLU

18 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603591

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : MICHEL

18 mars 2026