Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524636

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'annulation du rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal retient que la requête, dirigée contre une décision implicite, est en réalité dirigée contre un arrêté explicite de rejet ultérieur. Il juge la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite après l'expiration du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter de la notification présumée de cet arrêté.

Avocat : ARIFA

17 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527395

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant malien visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le juge estime que les moyens invoqués (insuffisance de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, erreur d'appréciation sur le délai de départ) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis pour être examinés au fond, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée pour défaut de justification de l'urgence et de dépôt préalable.

Avocat : LOUIS JEUNE

17 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531427

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des droits de la défense, sont manifestement infondés. Elle fonde sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

17 mars 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605053

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ancienne salariée visant à enjoindre l'AP-HP de lui communiquer ses documents de fin de contrat. Le juge a estimé que les conditions légales d'urgence et d'utilité, exigées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas remplies, notamment en raison d'un délai de 11 mois entre la fin du contrat et la requête, et de l'absence de démonstration de la nécessité immédiate des documents pour ouvrir de nouveaux droits.

Avocat : BETROM

17 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607457

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de deux décisions mettant fin à la mise à disposition d'un agent. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de recours au fond distinct en annulation, ce qui rendait sa demande de suspension manifestement irrecevable au regard de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. En conséquence, il n'a pas eu à examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.

17 mars 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607464

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de Sorbonne Université concernant l'évaluation d'un étudiant dans une UE d'anglais. Le juge estime que la requête est irrecevable car l'étudiant n'a pas introduit de recours principal en annulation de la décision contestée, condition préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative qui régissent la recevabilité des demandes en suspension d'exécution.

17 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601475

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de suspension en référé de plus d'une centaine d'arrêtés du président du conseil départemental de l'Eure relevant la vitesse maximale autorisée à 90 km/h sur les routes départementales. Le juge a estimé que les requérants (des associations et un particulier) n'avaient pas démontré le caractère d'urgence requis, leur situation n'étant pas affectée de manière suffisamment grave et immédiate par l'entrée en vigueur de ces mesures. La décision s'appuie sur les conditions posées par les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative pour le prononcé d'une mesure de suspension.

17 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504433

**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle et injonction de délivrance d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure, sans examen du fond de l'affaire. **Textes appliqués** : L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet à un magistrat désigné de donner acte d'un désistement.

Avocat : GARCIA

17 mars 2026
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505654

**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une demande de regroupement familial et injonction de délivrer l'autorisation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement d'instance de la requérante, car celle-ci, ayant obtenu gain de cause (autorisation accordée le 27 janvier 2026), n'a pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invitée. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, relatifs au désistement et à la confirmation du maintien des conclusions.

Avocat : SEYREK

17 mars 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600477

La décision concerne une demande de remise gracieuse d'une dette de RSA. Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la demanderesse comme étant manifestement irrecevable. Le tribunal a retenu que la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire auprès du président du conseil départemental, tel que prescrit par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi le rejet en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

17 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402346

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne qui avait rejeté son recours amiable pour reconnaissance de priorité et d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait légalement rejeté le recours pour dossier incomplet, car le requérant n'avait pas fourni les pièces justificatives obligatoires, notamment le revenu fiscal de référence, conformément à l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation et à l'arrêté du 22 décembre 2020. La commission n'était donc pas en mesure d'apprécier le mérite de la demande de priorité fondée sur une situation de suroccupation.

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402898

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de l'Essonne refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La juridiction a jugé que la commission pouvait légalement rejeter la demande au motif que le concubin de la requérante, ressortissant étranger, ne justifiait pas d'un titre de séjour régulier, condition exigée par les articles R. 300-1, R. 300-2 et R. 441-1 du code de la construction et de l'habitation. Le moyen tiré de l'inadaptation du logement a été écarté comme inopérant, n'étant pas lié au motif légal du refus.

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403195

Sujet principal : Recours contre le rejet d'une demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles. Solution retenue : Le tribunal annule la décision de la commission de médiation, considérant que la requérante, hébergée depuis plus de six mois dans une structure d'hébergement social, remplissait les conditions légales pour être reconnue prioritaire et urgente. Textes appliqués : Articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303271

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler les décisions de la commission de médiation des Yvelines qui avaient refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, avait légalement apprécié que la requérante, bien que handicapée et hébergée en hôtel, n'était pas dépourvue de logement au sens de la réglementation et que sa situation ne présentait pas un caractère exceptionnel justifiant une reconnaissance prioritaire. La demande d'injonction et la condamnation aux dépens ont également été rejetées.

Avocat : LIENARD-LEANDRI

17 mars 2026• Magistrat Marmier
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603444

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande d'injonction de communication du dossier médical et les autres conclusions. Le juge estime que le requérant ne justifie pas de l'**urgence particulière** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande de communication relève du droit commun de l'accès au dossier médical, régi par l'article L. 1111-7 du code de la santé publique, et ne présente pas le caractère d'extrême gravité et d'immédiateté nécessaire pour le référé-liberté.

17 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603312

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture temporaire d'un restaurant pour emploi de salariés étrangers sans titre. Le juge estime que la société requérante, malgré une perte de chiffre d'affaires, ne démontre pas que la mesure porte une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation pour caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision de fermeture, fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, n'est donc pas suspendue.

Avocat : DEBORD

17 mars 2026
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403202

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société SECBA de sa requête, mettant ainsi fin à l'instance. La société avait initialement demandé l'annulation d'un titre exécutoire émis par le département de la Charente et la décharge d'une somme de 3 265,90 €. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement.

Avocat : CABINET EQUITALIAVOCATS

17 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604301

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A... Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondé sur un vice de procédure (défaut d'avis du collège médical de l'OFII requis par l'article R. 425-11 du CESEDA). La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

17 mars 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313460

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur le recours en excès de pouvoir d'une demandeuse d'asile. Le litige principal concernant le refus des conditions matérielles d'accueil par l'OFII est devenu sans objet, l'administration ayant retiré sa décision contestée en cours d'instance. La juridiction a également relevé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée définitivement, et a rejeté la demande de condamnation de l'OFII aux frais d'avocat.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

17 mars 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602346

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) concernant le renouvellement d'un certificat de résidence d'un ressortissant algérien. Le juge a prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, mais a considéré que sa demande d'injonction enjoignant au préfet de fixer un rendez-vous était devenue sans objet, ce dernier ayant finalement convoqué l'intéressé. La demande de condamnation de l'État au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative) a été rejetée, le juge estimant que les circonstances ne justifiaient pas une telle condamnation.

Avocat : SELARL LFMA

17 mars 2026