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Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui contestait les montants facturés par la société Primagaz au titre d’un contrat d’abonnement au gaz. Le juge estime que ce litige, relevant de l’exécution d’un contrat de droit privé, échappe à la compétence de la juridiction administrative et relève de l’ordre judiciaire. La demande est donc manifestement irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. C... pour solde de points nul. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de diligences pour l'obtenir, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, M. C... n'a pas établi l'urgence nécessaire à la suspension, ses seules allégations sur la privation d'activité professionnelle étant insuffisantes.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par l'Association de défense des libertés constitutionnelles (ADELICO) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 janvier 2024 autorisant l'usage de caméras aéroportées pour le maintien de l'ordre lors de manifestations agricoles. Les requérantes contestaient la légalité de l'arrêté en invoquant une méconnaissance des articles L. 242-1 et L. 242-5 du code de la sécurité intérieure, notamment l'absence de définition précise du périmètre géographique et le défaut de justification circonstanciée de la nécessité et de la proportionnalité de la mesure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 27 octobre 2023 par lequel le préfet de la Somme avait ordonné à M. B... de se dessaisir de ses armes et l'avait inscrit au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes. La décision est motivée par une erreur de fait : le préfet s'est fondé à tort sur une condamnation pour violences conjugales qui ne concernait pas M. B..., et ce dernier n'avait pas fait l'objet d'une interdiction judiciaire de détenir des armes au sens de l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal juge que le préfet n'aurait pas pris la même décision en se fondant uniquement sur la condamnation pour détention sans déclaration d'armes.
Le Tribunal administratif d'Amiens était saisi par M. et Mme D... d'un recours pour excès de pouvoir contre des décisions de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) relatives au montant d'une aide pour l'adaptation de leur salle de bain à la perte d'autonomie. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un courriel interne du 29 novembre 2023, qui ne constituait pas une décision faisant grief. En revanche, il a examiné la décision de paiement du 29 janvier 2024, par laquelle l'ANAH a versé une aide inférieure à celle initialement prévue. Appliquant l'article R. 321-18 du code de la construction et de l'habitation et l'article 13A du règlement général de l'ANAH, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'achat direct de carrelage par les requérants excluait ces dépenses du bénéfice de l'aide et que l'ANAH n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A..., ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison du caractère récent et peu ancré de son séjour en France, de l'absence d'attaches familiales établies et d'une insertion professionnelle insuffisante. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Oise lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration, car la décision de refus de titre de séjour fait suite à une demande et la procédure relative à l’obligation de quitter le territoire est régie par des règles spécifiques. Sur le fond, il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant l’admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les autres moyens (violation de l’article L. 611-3 du même code et de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant) n’étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation, d’injonction et de frais
Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Oise, ainsi que la décision de la présidente du conseil départemental de l'Oise mettant fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives contestées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... D..., ressortissant brésilien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de l'Oise le 14 mai 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison du caractère récent du concubinage et de l'absence d'attaches familiales stables en France. Le requérant s'est par ailleurs désisté de ses conclusions à fin de suspension, qui étaient irrecevables en raison de l'effet suspensif automatique du recours.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 3 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard du pouvoir de régularisation du préfet, et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni de l'article 3 de la même Convention (interdiction des traitements inhumains ou dégradants). La solution retenue se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C... B..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 23 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et estime que l'erreur de fait du préfet sur l'activité professionnelle de l'intéressée est sans incidence sur la légalité de la décision. S'agissant du moyen tiré de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal retient que si l'état de santé de Mme C... B... nécessite une prise en charge médicale, l'avis du collège des médecins de l'OFII indique qu'elle peut bénéficier d'un traitement approprié en Angola. La requête est donc rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que, malgré son ancienneté de séjour en France, le requérant ne justifiait pas d’une insertion sociale et professionnelle suffisante, compte tenu de ses treize condamnations pénales entre 2017 et 2023. La décision retient que le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire ne portent pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les autres moyens, notamment le défaut de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation, ont été écartés.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Grandfresnoy, appartenant à M. et Mme B..., en raison d'un danger pour la sécurité publique. Cette décision fait suite à une demande du maire fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. L'expert devra dresser un constat de l'état du bâtiment, évaluer les risques pour les tiers, et proposer des mesures pour mettre fin au danger, dans un délai de 24 heures suivant sa désignation.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Breuil-le-Sec pour la création d’un appartement. Le juge a estimé que la condition d’urgence, présumée en application de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, était renversée en raison de l’état d’avancement des travaux, quasi achevés à la date de l’audience. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, tirés de l’incomplétude du dossier, de la nécessité d’un permis de construire ou de la méconnaissance des règles de stationnement (article UA 12 du PLU), n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme A... d'une requête en annulation d'une décision de la commission de médiation de l'Oise rejetant sa demande de relogement prioritaire. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 19 janvier 2026, le tribunal a constaté son désistement d'office et lui en a donné acte.
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de sommes à payer émis par la paierie départementale de l’Oise, relatif à un indu d’allocation personnalisée d’autonomie de 388,50 euros. En défense, le département a fait valoir que la décision attaquée avait été retirée et remplacée par un nouveau titre de recette. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme B... n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a constaté son désistement d’office et lui en a donné acte.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du président du conseil départemental de la Somme relative à une sanction. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 19 janvier 2026, le tribunal a constaté le désistement d'office de la requête et en a donné acte.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de prime d'activité de 1 861,26 euros notifié par sa caisse d'allocations familiales. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant la commission amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En l'absence de cette formalité, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du président du conseil départemental de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". La requérante invoquait des douleurs chroniques limitant ses mouvements, mais n'a produit aucune pièce médicale établissant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied. Malgré une invitation à régulariser sa requête, elle n'a fourni aucun document complémentaire. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, a jugé le moyen manifestement dépourvu de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le réexamen de sa demande de revenu de solidarité active (RSA) et le versement provisoire de cette prestation. Le juge a estimé que la requête était prématurée, car un recours administratif préalable obligatoire, prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles, était toujours pendant devant le département de la Somme. En l’absence de décision définitive de l’administration, la demande de référé a été jugée sans objet et irrecevable. L’ordonnance a été rendue sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.