Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 796 décisions disponibles — page 493/1040
N° TA33-2404726(TA33-2404726)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant congolais, d'une demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris à son encontre par le préfet de la Gironde. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière d'expulsion, mais a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constituent ses condamnations pour proxénétisme aggravé et violences. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2404742(TA33-2404742)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'intéressée n'avait pas porté à la connaissance de l'administration, avant la décision, les éléments relatifs à sa vulnérabilité psychologique. Il a également jugé que le refus, fondé sur la demande tardive d'asile de Mme B, ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2404744(TA33-2404744)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 juin 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant turc, en qualité de parent d'enfant français. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2405025(TA33-2405025)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B et M. E demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 les mettant en demeure de quitter le parc Pereire à Marcheprime dans un délai de 48 heures. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'illégalité de l'arrêté municipal du 30 juillet 2009, n'étaient pas fondés. Il a estimé que la procédure prévue à l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage avait été respectée et que le stationnement était de nature à porter atteinte à l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404921(TA33-2404921)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A B. Celle-ci sollicitait une injonction pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, après l'expiration de son visa "vacances-travail". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait déposé sa demande de titre de séjour seulement cinq jours avant l'expiration de son visa, et que les difficultés de recrutement de son employeur ne pouvaient être prises en compte pour caractériser l'urgence propre à sa situation. En conséquence, la demande a été rejetée.
N° TA33-2404779(TA33-2404779)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Mérignac pour obtenir l'expulsion de M. et Mme E et de leurs enfants, occupants sans titre d'un logement communal intégré au domaine public. La commune justifiait sa demande par l'urgence et l'utilité de libérer les lieux pour réaliser un projet d'intérêt général d'accueil de jour pour personnes en grande précarité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, la commune ne démontrant pas que le maintien de la famille faisait obstacle à l'avancement concret du projet, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse tenant à la situation de vulnérabilité des occupants, notamment l'état de santé de M. E et la scolarisation des enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2405041(TA33-2405041)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucun exposé de faits ou de moyens, ne justifiait pas de l’urgence, et n’était pas accompagnée d’une requête distincte en annulation, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2404715(TA33-2404715)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Hivory d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un arrêté du maire de Verdelais du 28 mai 2024 s’opposant à l’installation d’un pylône de radiotéléphonie. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 8 août 2024, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond de l’affaire.
N° TA33-2404708(TA33-2404708)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 22 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a constaté que le requérant avait quitté le territoire français le 30 juillet 2024, exécutant ainsi l’obligation de quitter le territoire. En conséquence, l’assignation à résidence ayant perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2306862(TA33-2306862)
Requête en excès de pouvoir de M. A rejetée par le Tribunal Administratif de Bordeaux. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA33-2404787(TA33-2404787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Saint-Médard-en-Jalles sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'un terrain de football communal, en raison de risques pour la sécurité et la salubrité publiques. La commune s'est toutefois désistée de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure sans statuer sur le fond.
N° TA33-2404719(TA33-2404719)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Dordogne portant obligation de quitter le territoire sans délai, constate que le requérant a été placé au centre de rétention administrative d’Hendaye, situé dans le ressort du tribunal administratif de Pau. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, seule compétente territorialement.
N° TA33-2403543(TA33-2403543)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus implicite du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention stationnement, et à obtenir des dommages et intérêts. Par deux mémoires, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 août 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA33-2404930(TA33-2404930)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la requête de l'association Action Grand Passage contestant un arrêté préfectoral du 1er août 2024 ordonnant l'évacuation sous 48 heures d'occupants sans droit ni titre d'un terrain à Arsac. L'association invoquait le manque d'aires de grand passage et des risques pour les personnes vulnérables, mais n'avait pas introduit de recours au fond ni démontré d'atteinte grave à une liberté fondamentale. Le juge constate que la requête ne précise pas le fondement procédural (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) et qu'aucune mesure utile ne peut être ordonnée sans entraver l'exécution de la décision. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA33-2404987(TA33-2404987)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais sans hébergement avec ses trois enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car M. B n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure à très bref délai, malgré l'atteinte potentielle au droit à l'hébergement d'urgence prévu par les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande pour défaut d'urgence, sans examen au fond de l'atteinte aux libertés fondamentales ou à l'intérêt supérieur de l'enfant.
N° TA33-2404967(TA33-2404967)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Champagnac-de-Bélair interdisant la circulation motorisée sur le chemin de la Muraille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés d'accès invoquées par le requérant (livraison de bois, tonte, courses) ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2404123(TA33-2404123)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI Bluesimmo, qui contestait une contrainte pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement. La société n'ayant pas produit la contrainte attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'ayant pas régularisé sa requête malgré une invitation du tribunal, celle-ci a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code. L'ordonnance a donc rejeté la requête sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2404938(TA33-2404938)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les certificats médicaux produits, pour la plupart anciens, ne démontrant pas une situation de précarité médicale suffisamment actuelle et grave. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2404906(TA33-2404906)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester plusieurs comptes-rendus d’évaluation professionnelle, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Poitiers, seul compétent car le lieu d’affectation de l’agent public se situe à Angoulême.
N° TA33-2404947(TA33-2404947)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, entrée en France en mars 2023, sollicitait un premier titre de séjour et n'a présenté sa requête que cinq mois après la décision contestée, sans justifier de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence, malgré la présence de ses enfants de nationalité française en France.