Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2404885(TA33-2404885)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C et M. D. Ces derniers demandaient l'annulation d'un arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 les mettant en demeure de quitter un terrain communal à Mios. Le juge a d'abord rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de prononcer une annulation, rendant cette demande irrecevable. Il a également estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants s'étant eux-mêmes engagés à quitter les lieux le 4 août 2024.
N° TA33-2404913(TA33-2404913)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, fonctionnaire stagiaire, qui demandait la suspension de plusieurs comptes-rendus de notation et d'évaluation professionnelle. Le juge a estimé que la requête relevait de la compétence du tribunal administratif de Poitiers, lieu de sa dernière affectation au centre hospitalier d'Angoulême, conformément à l'article R. 312-12 du même code. En application de l'article R. 522-8-1, la demande a été rejetée pour incompétence territoriale.
N° TA33-2404874(TA33-2404874)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé de l'association Action Grand Passage contre un arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 ordonnant l'évacuation sous 48 heures d'occupants sans droit ni titre d'un terrain à Gujan-Mestras. L'association invoquait la méconnaissance des obligations d'accueil des grands passages prévues par la loi du 5 juillet 2000 et le décret du 5 mars 2019. Le juge a constaté que la requérante n'avait pas précisé le fondement juridique de son référé, n'avait pas introduit de recours au fond en annulation, et n'établissait ni une atteinte grave à une liberté fondamentale ni l'utilité d'une mesure sans faire obstacle à l'exécution de la décision. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA33-2404528(TA33-2404528)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information et d'entretien individuel, l'erreur manifeste d'appréciation concernant la clause discrétionnaire (article 17 du règlement n° 604/2013), et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a ainsi validé la décision de transfert, estimant que la procédure était régulière et que les autorités polonaises avaient accepté la reprise en charge de l'intéressé.
N° TA33-2403387(TA33-2403387)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que sa demande de suspension a été rejetée par le juge des référés pour absence de doute sérieux. N'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, la requérante est réputée s'être désistée.
N° TA33-2404676(TA33-2404676)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par les parents d’une enfant atteinte d’un trouble du déficit de l’attention, contestant le refus de la directrice académique de la Dordogne d’autoriser l’instruction en famille. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant que la scolarisation compromettrait la santé de l’enfant et que l’administration avait méconnu le 1° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation. La rectrice de l’académie de Bordeaux a soutenu que l’urgence n’était pas établie et que l’école inclusive pouvait accueillir l’enfant avec les aménagements nécessaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments médicaux produits ne démontraient pas une incompatibilité avec une scolarisation et que la condition d’urgence n’était pas remplie.
N° TA33-2404609(TA33-2404609)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du 13 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les risques professionnels invoqués par le requérant, en raison de la gravité et du caractère répété des infractions au code de la route commises par l'intéressé sur une courte période. Le tribunal a notamment relevé que M. B avait commis plusieurs excès de vitesse et une infraction liée à l'usage du téléphone, et qu'il avait déjà fait l'objet de suspensions et d'invalidations antérieures de son permis. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA33-2404573(TA33-2404573)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information et d'entretien individuel, ainsi que l'absence de mise en œuvre de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que la décision était fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était établie.
N° TA33-2404547(TA33-2404547)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du permis de démolir délivré le 31 mai 2024 par le maire de Talence à Bordeaux Métropole pour un immeuble situé rue Jean Zubieta. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'apportant pas d'élément suffisant pour établir que la démolition partielle, réalisée selon un procédé préservant la solidité du bâtiment principal, compromettrait leur bien. Il a également jugé qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, le permis de démolir n'étant pas soumis à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en l'absence de protection patrimoniale, et les règles de droit privé (article 662 du code civil) étant sans incidence sur sa légalité au regard du code de l'urbanisme.
N° TA33-2404529(TA33-2404529)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information et d'entretien individuel conformes aux articles 4 et 5 du règlement, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière, que les formalités prévues par le règlement avaient été respectées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
N° TA33-2404958(TA33-2404958)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, fonctionnaire stagiaire, d’une demande en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la communication de documents administratifs auprès du centre hospitalier d’Angoulême et de l’École des Hautes Études de Santé Publique. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence territoriale, en application de l’article R. 312-12 du même code, au motif que le lieu d’affectation de l’agent était à Angoulême, relevant ainsi de la compétence du tribunal administratif de Poitiers. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA33-2404957(TA33-2404957)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par le maire de Mérignac sur le fondement des articles L. 511-1 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, en raison du péril imminent présenté par un immeuble abandonné et gravement dégradé menaçant de s'effondrer sur la voie publique. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures provisoires de sécurité, dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux procédures de péril imminent et sur le code de justice administrative.
N° TA33-2402452(TA33-2402452)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester une décision de la Mutualité sociale agricole (MSA) Dordogne, Lot-et-Garonne, qui ne lui avait accordé qu’une remise gracieuse partielle de 124 euros sur un indu d’aide personnalisée au logement de 364,82 euros. La requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de son recours, et la MSA n’a pas formé d’opposition. Par une ordonnance du 5 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue sur la demande de remise totale de la dette.
N° TA33-2400018(TA33-2400018)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B pour contester une décision de la CAF de la Dordogne qui lui avait accordé une remise gracieuse partielle de 80,50 euros sur un indu d'aide personnelle au logement de 322 euros. En cours d'instance, la CAF a accordé une remise totale de la dette le 8 avril 2024. Mme B s'est alors désistée de sa requête. Par ordonnance du 2 août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404050(TA33-2404050)
Refus de carte mobilité inclusion (stationnement). Tribunal administratif de Bordeaux. Donne acte du désistement pur et simple du requérant. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404611(TA33-2404611)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme F et M. E, ressortissants géorgiens, contestant les arrêtés du 8 juillet 2024 ordonnant leur transfert aux autorités allemandes pour l'examen de leur demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, l'état de santé des requérants ne justifiant pas une dérogation. La solution retenue confirme la compétence de l'Allemagne comme État responsable de la demande d'asile.
N° TA33-2404521(TA33-2404521)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Lot-et-Garonne retirant à Mme B le bénéfice de ses épreuves du permis de conduire pour fraude présumée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, faute de justificatifs probants sur les besoins impérieux de déplacement allégués par la requérante. Il a également relevé l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu des incohérences relevées lors de l'audition de Mme B. La requête a donc été rejetée.
N° TA33-2404431(TA33-2404431)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par la société des eaux minérales d'Arcachon contre un arrêté municipal du 4 juillet 2024 limitant la circulation des poids lourds de plus de 26 tonnes sur le boulevard de la Côte d'Argent. La société invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment pour vice de procédure et atteinte disproportionnée aux libertés. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404242(TA33-2404242)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association départementale de Corrèze du Mouvement français pour le planning familial. Celle-ci demandait la suspension de décisions refusant l'attribution d'une subvention du FONJEP, invoquant une menace pour son équilibre budgétaire et pour les droits à l'IVG et à la santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux de ses usagers. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA33-2404699(TA33-2404699)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et d'examen de sa vulnérabilité, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur le motif légitime de son dépôt tardif de demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée, fondée sur une évaluation de vulnérabilité réalisée, et a estimé que le requérant ne justifiait pas d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.