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Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction estime que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal fonde sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 613-1.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral de l'Orne du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et que la mesure d'éloignement, prise avant la naissance de sa fille et compte tenu de la récence de ses liens familiaux en France, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la demanderesse d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressée, notamment au regard de sa vulnérabilité et de sa situation médicale. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier celles relatives à la fin du bénéfice des conditions d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en annulation d’un permis de construire délivré par la ville de Caen pour un projet situé dans un site patrimonial remarquable. La juridiction a jugé que les moyens soulevés par la requérante, notamment sur l’incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles d’urbanisme et du règlement du site patrimonial, n’étaient pas fondés. Elle a également écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté, celui-ci bénéficiant d’une délégation régulière.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté municipal s'opposant à l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du maire d'Hérouville-Saint-Clair du 9 octobre 2023, considérant que l'un de ses motifs essentiels (l'invocation de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme) est entaché d'une erreur de droit, ce qui suffit à vicier la décision. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme, qu'il interprète comme ne permettant pas un refus d'autorisation mais seulement l'édiction de prescriptions.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du maire de Sallenelles de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de travaux sur un mur mitoyen. Le tribunal a jugé que les éventuelles insuffisances du dossier de déclaration n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet. La décision s'appuie sur les articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du maire de Saint-Sylvain du 17 juillet 2023 qui s'opposait à l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. Le juge a relevé d'office que la décision municipale était dépourvue de base légale, car elle se fondait sur un règlement de plan local d'urbanisme (PLU) qui avait été annulé antérieurement par une autre décision de justice. Par conséquent, le tribunal n'a pas eu à examiner les autres moyens soulevés par les requérantes concernant l'insuffisance de motivation ou l'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal n'ayant pas fait opposition à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que les requérants, propriétaires voisins, avaient bien un intérêt à agir, mais a rejeté leurs moyens, notamment celui tiré de l'absence de certains documents graphiques et photographiques dans le dossier, au regard des articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le moyen relatif à la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (article U7) n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la mère d'un collégien visant à annuler son exclusion définitive pour violence. Le juge a estimé que le recours administratif préalable obligatoire devant le recteur était régulier et que la décision de ce dernier, confirmant la sanction, se substituait à la décision initiale du conseil de discipline pour le contrôle juridictionnel. Les moyens soulevés, notamment sur la motivation, la procédure ou la proportionnalité de la sanction, n'ont pas été retenus comme de nature à entacher d'illégalité la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... visant à faire reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome du canal carpien. La juridiction a jugé que sa demande, déposée le 27 février 2023 pour une maladie diagnostiquée en 2019, était irrecevable car présentée hors délai. Elle a appliqué l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 et les dispositions transitoires issues de l'ordonnance du 19 janvier 2017, considérant que le régime antérieur au décret du 13 mai 2020 imposait un délai de déclaration de deux ans à compter de la date de consolidation.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l'aide-soignante stagiaire qui contestait la décision de licenciement pour insuffisance professionnelle prise par le CHU de Caen. La juridiction a estimé que l'administration avait régulièrement exercé son pouvoir d'appréciation, en s'appuyant sur des rapports établis et après consultation de la commission administrative paritaire, sans commettre d'erreur manifeste. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 327-11 du code général de la fonction publique relatives au licenciement d'un stagiaire pour insuffisance professionnelle.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal constate que le recours, introduit le 2 mars 2026, est manifestement irrecevable car il a été déposé après l'expiration du délai impératif de sept jours suivant la notification de la décision, prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 922-17 du même code, qui permet d'éliminer par ordonnance les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non couvable.
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'un centre hospitalier universitaire (CHU) de reconnaître l'imputabilité au service d'un syndrome du canal carpien droit contracté par une secrétaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les fins de non-recevoir soulevées par le CHU (irrecevabilité et tardiveté) et va examiner au fond la légalité de la décision contestée. Il applique les dispositions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, qui présume l'imputabilité au service pour les maladies figurant aux tableaux de maladies professionnelles (ici, le tableau n°57 C du code de la sécurité sociale). **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (article L. 822-20), code de la sécurité sociale (tableaux des maladies professionnelles) et code de justice administrative (articles sur la recevabilité des recours).
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation de l'arrêté. La juridiction a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait simplement transmis au tribunal une copie de son recours gracieux adressé au maire, sans formuler de conclusions précises ni de demande d'annulation contre l'arrêté municipal litigieux. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables ne nécessitant pas de régularisation.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme C... qui demandaient l'annulation du rejet de leur recours administratif concernant le retrait d'une prime de transition énergétique. La juridiction estime que le seul moyen soulevé par les requérants, concernant l'envoi d'une attestation, n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, car elle n'est plus régularisable après l'expiration du délai de recours.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de l'ARS de Normandie refusant le transfert d'une pharmacie. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les difficultés financières invoquées n'étant pas suffisamment imminentes. Il relève également que la demande d'injonction d'autoriser le transfert excède la compétence du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension d'une décision préfectorale rejetant une demande de regroupement familial, car le préfet avait accordé le regroupement pendant l'instance. Le juge a appliqué les articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour ce constat. Il a néanmoins condamné l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... dirigée contre France Travail concernant le versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi et le remboursement d'un trop-perçu. La juridiction a estimé que ce litige, relatif aux prestations d'assurance chômage servies par France Travail, relevait manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour le renouvellement d'une attestation de prolongation d'instruction autorisant à travailler. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement du requérant et ne statue pas sur le fond. Il constate que le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti après une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 612-5-1, R. 222-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative. La procédure de référé (article L. 521-3 du CJA) n'a pas été examinée au fond en raison de ce désistement.