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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D..., Mme C... et Mme B... qui demandaient l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Port-Bail-sur-Mer autorisant la vente d'un bien immobilier. Les requérants contestaient le prix de vente, qu'ils estimaient sous-évalué par rapport aux estimations des domaines et d'un notaire. Le tribunal a considéré que les requérants n'avaient assorti leur demande d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné un recours de plein contentieux du préfet du Calvados contre M. D... pour une contravention de grande voirie. Les faits concernent des travaux de terrassement non autorisés sur le domaine public maritime, dans une zone dunaire à Varaville, en violation des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a constaté la matérialité des faits, reconnus par M. D..., et a prononcé une amende, tout en tenant compte de la demande de dispense partielle du préfet et des travaux de remise en état spontanés du contrevenant. La solution retenue consiste à infliger une amende modulée dans la limite du plafond légal de 1 500 euros, et à ordonner, si nécessaire, la réalisation de plantations complémentaires de végétaux dunaires aux frais de M. D....
Le Tribunal administratif de Caen, saisi en plein contentieux par le président du conseil départemental du Calvados, a condamné M. A... pour contravention de grande voirie pour avoir stationné sans titre son navire « Roule ta bosse » sur le terre-plein du bassin Carnot du port de Honfleur. Au titre de l’action publique, il a prononcé une amende de 5e classe, d’un montant maximum de 1 500 euros, en application des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, L. 5335-4 du code des transports et L. 2132-26 du même code. Au titre de l’action domaniale, il a enjoint à M. A... de déplacer son navire sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. C..., technicien principal, d’une demande d’annulation de l’arrêté du 23 avril 2024 par lequel la maire de La Hague lui a infligé un blâme. Le tribunal a jugé que les propos inscrits par l’agent sur un registre de sécurité, bien qu’agressifs envers la direction, relevaient de l’exercice de la liberté d’expression liée à son mandat syndical et ne constituaient pas une faute disciplinaire. En conséquence, la sanction a été annulée pour erreur d’appréciation, sur le fondement des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, combinés aux principes de liberté syndicale issus du Préambule de la Constitution de 1946 et de l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait la décision de la rectrice de l’Académie de Caen mettant fin au versement de sa nouvelle bonification indiciaire. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 et l'arrêté du 30 mars 2022 pour les litiges relatifs aux éléments de rémunération des agents publics de l'Éducation nationale. En application de l'article R. 213-12 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au médiateur de l'académie de Caen.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour non-respect d’un feu rouge au port de Ouistreham. Le tribunal a constaté que les faits, établis par procès-verbal et non contestés, constituent une infraction aux articles L. 5337-1 et R. 5333-25 du code des transports ainsi qu’au règlement particulier de police du port. En application des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 5337-1 du code des transports, M. C... a été condamné à une amende, dont le montant a été modulé en fonction de la gravité des faits.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux d’enrochement et de mouvement de sable réalisés sans titre sur le domaine public maritime naturel à Cricqueboeuf. Le tribunal a constaté que l’action publique était prescrite, un délai de plus d’un an s’étant écoulé entre la constatation des faits en mai 2023 et le procès-verbal du 24 septembre 2024, en application des articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a relaxé la commune de Cricqueboeuf et la société Legrix Estuaire des poursuites pénales. Toutefois, le tribunal a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte, conformément à l’article L. 2132-26 du même code, en enjoignant aux contrevenants de déposer un projet d’enrochement auprès de la DDTM dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A..., professeure des écoles, contestant un avertissement disciplinaire. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur de fait et d'appréciation, ainsi que le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière pour les décisions de nomination et donc pour le pouvoir disciplinaire. Sur le fond, le tribunal a estimé que les faits de gestes violents envers des élèves étaient établis et constituaient une faute justifiant une sanction, et que l'avertissement n'était pas disproportionné. La requête a été rejetée, sur la base des articles L.530-1, L.532-1 et L.533-1 du code général de la fonction publique, et L.111-3-1 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A..., propriétaire du bateau de pêche « Welsh Rock ». Il lui était reproché d’avoir stationné son navire au quai de la halle à marée du port de Port-en-Bessin-Huppain après la fin des opérations de débarque, en violation du règlement particulier du port. Le tribunal a jugé que ces faits, constatés par procès-verbal et non contestés, constituaient une occupation sans titre du domaine public portuaire. En application des articles L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, ainsi que de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, M. A... a été condamné à une amende de 800 euros.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. E..., ressortissant arménien, contestant les arrêtés du préfet du Calvados du 12 février 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen de sa situation personnelle et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 janvier 2026 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à l’enfant de la requérante. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le voyage scolaire prévu en juin 2026 ne présentant pas un caractère d’urgence suffisant au regard du délai restant avant la date du départ. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados pour une contravention de grande voirie. Il s'agit du stationnement sans autorisation du bateau de pêche « Glendower » au quai de la halle à marée de Port-en-Bessin-Huppain après les opérations de débarque, en violation du règlement particulier du port. Le tribunal a retenu que ces faits constituent une contravention de grande voirie, prévue et réprimée par les articles L. 5337-1 et R. 5337-1 du code des transports, ainsi que par l'article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, M. A... a été condamné à une amende de 800 euros.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la sanction de suspension de fonctions pour deux ans infligée à M. B..., agent de l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, M. B... ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, malgré la perte de rémunération. Aucun des moyens soulevés, notamment les vices de procédure tirés du non-respect du décret n°89-822 du 7 novembre 1989 et du code général de la fonction publique, n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés réalisés par M. D... sur une zone dunaire du domaine public maritime. Le tribunal a constaté que les faits, non contestés, constituent une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Conformément à la demande du préfet et à la reconnaissance des faits par M. D..., le tribunal l’a dispensé de l’amende prévue à l’article L. 2132-26 du même code. Il a ordonné à M. D... de compléter, si nécessaire, les travaux de remise en état du site par des plantations de végétaux dunaires avant le 31 mars 2027, sous peine d’exécution d’office à ses frais.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés sur le domaine public maritime (zone dunaire). La juridiction a constaté que Mme C... avait réalisé ces travaux sans titre, en violation des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Elle a condamné la contrevenante à une amende de 500 euros et lui a enjoint de replanter des végétaux dunaires sur la zone endommagée, sous peine d’exécution d’office à ses frais.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l’association Respire en Val de Sée, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le préfet de la Manche pour un gîte de Chiroptère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car l’association n’a pas justifié avoir notifié son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation dans le délai de quinze jours francs prévu par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Malgré une demande de régularisation du tribunal, cette formalité n’a pas été accomplie. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de l'arrêté du 6 janvier 2026 du préfet du Calvados refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., cet arrêté ayant été retiré par une décision du 19 février 2026. Le juge a toutefois enjoint au préfet de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, afin de régulariser sa situation durant le réexamen de son dossier. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 31 décembre 2025 par lequel le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant sénégalais, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant fondé son refus sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers sans tenir compte de l’accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, applicable à la situation de l’intéressé. La condition d’urgence a été présumée satisfaite s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, il a été enjoint au préfet de délivrer un récépissé autorisant M. B... à travailler, dans un délai de huit jours.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A... d'un logement universitaire occupé sans droit ni titre depuis la fin de son contrat, le 31 août 2025. Le juge a retenu la compétence de la juridiction administrative, considérant que le litige relève du service public de logement étudiant confié au CROUS Normandie. Il a estimé que l'occupation irrégulière, en empêchant l'attribution du logement à un autre étudiant dans un contexte de forte pression sur l'offre, caractérisait une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. En application des articles L. 822-1, R. 822-1 et R. 822-9 du code de l'éducation, l'ordonnance enjoint à l'occupante de libérer les lieux sous quinze jours, avec possibilité de recours à la force publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 21 janvier 2026 par laquelle l'OFII refusait de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A..., demandeur d'asile. Le juge a estimé que l'OFII avait méconnu l'autorité de la chose jugée attachée au précédent jugement du 2 décembre 2025, qui imposait un réexamen complet de la situation, et n'avait pas procédé à un examen particulier de la vulnérabilité de l'intéressé. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir sans délai les conditions matérielles d'accueil, incluant l'hébergement et l'allocation pour demandeur d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.