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Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 2 décembre 2025, a donné acte du désistement pur et simple de l’instance et de l’action de la société Ouest Amiante. Cette société contestait la résiliation d’un marché public de travaux (lot n°2 « démolition curage désamiantage ») conclu avec le département de l’Orne et demandait des indemnités. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de remise de dette de prime d’activité émanant de la CAF du Calvados. Après que la requérante a été invitée à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc constaté son désistement d’instance et donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Le tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., aide-soignante au CHU de Caen, afin d’évaluer l’ensemble des préjudices résultant de plusieurs maladies professionnelles reconnues imputables au service (syndrome du canal carpien, épicondylite, compression nerveuse). La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, dans la perspective d’un éventuel litige en responsabilité, et le CHU de Caen ne s’y est pas opposé. Les frais d’expertise sont avancés par le CHU, sous réserve de leur répartition ultérieure par le tribunal.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C..., ressortissant turc, contestant un arrêté du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français et un arrêté du préfet de la Manche l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet de police, estimant que la notification de l'obligation de quitter le territoire n'avait pas été valablement effectuée à la bonne adresse. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté d'assignation à résidence du 21 octobre 2025, le jugeant disproportionné au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de la Manche de lever cette mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision du 17 février 2025 du président du conseil départemental du Calvados lui notifiant un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 782,12 euros, ainsi que du titre exécutoire subséquent. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le recouvrement de l'indu étant déjà suspendu par l'effet des dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Il a également estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, notamment en raison de l'absence de déclaration de séjours à l'étranger par la requérante et de l'intention frauduleuse retenue. La demande de dommages et intérêts et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la délibération du 23 juin 2025 du centre communal d’action sociale (CCAS) de Cherbourg-en-Cotentin instaurant une autorisation spéciale d’absence (ASA) « menstruelle » pour ses agents. Saisi par le préfet de la Manche sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens soulevés étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte. Il a notamment retenu que cette ASA, sans lien avec les catégories prévues par l’article L. 622-1 du code général de la fonction publique (parentalité ou événements familiaux), ne pouvait être légalement fondée sur ce texte ni sur un pouvoir réglementaire autonome du CCAS.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 10 octobre 2025 par lequel le préfet du Calvados a refusé de renouveler la carte de résident de Mme A..., ressortissante nigériane. La condition d'urgence a été présumée, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de consultation du maire de la commune, en méconnaissance de l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen rejette la requête en référé suspension de M. C..., un agent public, qui contestait le refus implicite de l'EPIC Space de lui accorder la protection fonctionnelle. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que les agissements de son ancien employeur mettaient en danger son intégrité physique ou psychologique ou le menaçaient d'une perte imminente d'emploi. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une double condition d'urgence et de doute sérieux sur la légalité. En conséquence, la demande de suspension et d'injonction est rejetée, et les frais de justice sont mis à la charge du requérant.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par les ayants droit de M. L... F..., décédé, qui reprochaient au CHU de Caen un défaut d'information sur la gravité de sa pathologie (BPCO stade sévère) et ses risques vitaux, en violation des articles L. 1111-2 et L. 1110-4 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes indemnitaires. Il a jugé que l'obligation d'information des établissements de santé porte sur les risques liés aux actes médicaux et non sur la pathologie elle-même, et qu'aucune faute n'était établie dans la prise en charge. Par conséquent, les conclusions relatives aux préjudices moral et d'impréparation, ainsi qu'aux frais d'expertise et aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-congolaise, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension d’un refus de renouvellement de titre de séjour et d’une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est un rejet pour incompétence territoriale, le tribunal estimant que le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Bordeaux. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-1, R. 522-8-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, ce dernier attribuant la compétence au tribunal du lieu de résidence de l’intéressé pour les litiges de police des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par un anesthésiste contractuel du centre hospitalier public du Cotentin. Ce dernier contestait sa suspension conservatoire et l’engagement d’une procédure disciplinaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, le requérant n’ayant fourni aucune argumentation à cet égard. En conséquence, la requête a été rejetée sans débat contradictoire sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne justifiait d'aucune atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2008/115/CE et des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Calvados de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, de nationalité géorgienne, sollicitait ce document dans l'attente du renouvellement de son autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme C... de démontrer une menace imminente sur son emploi et compte tenu du délai d'instruction non déraisonnable de sa demande. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 août 2025 par laquelle le préfet de la région Normandie a confirmé un ordre de reversement de 42 500 euros à l'encontre de la société Mille et une formations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la société requérante ne démontrant pas l'impact immédiat et grave de la décision sur sa situation financière, notamment en l'absence de titre de perception exécutoire et de demande d'échelonnement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Calvados pour ordonner l'expulsion de M. D... C... d'un hébergement pour demandeurs d'asile (Huda-Adoma). Le préfet invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure face à la saturation du dispositif d'accueil, après le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'urgence n'était pas suffisamment établie, le préfet ne justifiant pas de la saturation alléguée, et a tenu compte de la situation personnelle de M. C..., notamment de son état de santé et de l'absence de solution alternative d'hébergement. La décision s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 542-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme B... contestant la suspension puis le retrait de son agrément d'assistante maternelle par le département de la Manche. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant le recours contre la décision de suspension recevable car introduit dans les délais après le rejet implicite du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de suspension du 12 octobre 2023 et la décision de retrait du 5 mars 2024, estimant que les faits reprochés à Mme B... n'étaient pas suffisamment établis et que ces décisions étaient entachées d'une erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de l'Orne pour ordonner l'expulsion d'une demandeuse d'asile déboutée, Mme C..., d'un centre d'accueil. Le préfet invoquait la saturation du dispositif d'hébergement et la fin du droit au maintien sur le territoire français de l'intéressée, faisant suite à une obligation de quitter le territoire. Mme C... s'opposait à la mesure en faisant valoir sa situation de vulnérabilité, élevant seule cinq enfants, et contestait l'urgence et la régularité de la procédure. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à Mme C... et a rejeté la requête du préfet, estimant que la condition d'urgence n'était pas suffisamment démontrée et que la mesure d'expulsion était disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative, L. 542-1 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale » opposée à Mme A..., ressortissante américaine. Le juge a constaté que la condition d’urgence avait disparu, le préfet ayant délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction postérieurement à l’introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. L’ordonnance met à la charge de l’Etat une somme de 600 euros au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Calvados du 7 novembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) soulevée par le requérant, estimant que cette mesure d'éloignement ne méconnaît ni l'article 6 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il juge que la présence en France de M. B... et sa vie commune avec sa compagne française, bien que récentes et insuffisamment justifiées, ne caractérisent pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l'homme.