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Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... pour contester le retrait d’une subvention et un ordre de recouvrement émis par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a annulé les décisions attaquées, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a rejeté la demande de frais d’instance présentée par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de la SARL A4 Services contestant la décision du 9 novembre 2023 de l’OFII lui imposant une contribution spéciale de 20 050 euros et une contribution forfaitaire de 2 553 euros pour emploi d’un étranger sans titre de travail. La société invoquait l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et le caractère disproportionné des sommes. Le tribunal a fait application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, qui a remplacé les contributions spéciale et forfaitaire par une amende unique plafonnée. En conséquence, il a déchargé la requérante de la contribution forfaitaire, jugée excessive au regard du nouveau plafond de l’article L. 8253-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SCI MG Patrimoine d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi du fait de l’illégalité d’un arrêté du 12 mars 2021 par lequel le président de la communauté urbaine d’Alençon s’était opposé à une déclaration préalable de travaux. Par un jugement antérieur devenu définitif, cet arrêté avait été annulé pour irrégularité de procédure, erreur de droit et erreur d’appréciation, constituant une faute de nature à engager la responsabilité de la communauté urbaine. Le tribunal a jugé que la faute commise était en lien direct avec le préjudice invoqué, dès lors que l’opposition illégale avait empêché la réalisation des travaux et la conclusion du bail commercial. La communauté urbaine d’Alençon a été condamnée à verser à la SCI MG Patrimoine une somme de 92 246,97 euros en réparation de son préjudice financier, ainsi que 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sur le fondement des articles L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration et des règles de la responsabilité pour faute.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux visant à contester le rejet de son recours administratif préalable obligatoire contre la décision de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de retirer la prime « MaPrimeRénov » accordée à son conjoint. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée de sa requête, désistement que l’Anah n’a pas contesté. La magistrate désignée a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement et prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige relatif au décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et à l’arrêté du même jour.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la caisse primaire d’assurance maladie du Calvados de prendre en charge rétroactivement ses soins au titre de l’aide médicale d’État (AME). Le tribunal a jugé que la condition de résidence ininterrompue de trois mois en situation irrégulière n’était pas remplie, car le droit au séjour de la requérante avait expiré le 2 décembre 2022, date de début des soins. La décision s’appuie sur les articles L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles et 44-1 du décret n° 54-883 du 2 septembre 1954, qui subordonnent la prise en charge rétroactive à une résidence irrégulière de plus de trois mois à la date des soins.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SARL Landemaine Immobilier d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de l'opposition illégale de la communauté urbaine d'Alençon à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a reconnu que l'arrêté du 12 mars 2021, annulé par un jugement définitif, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de la communauté urbaine. Toutefois, il a jugé que le lien de causalité entre cette faute et les préjudices allégués (perte d'honoraires et préjudice moral) n'était pas suffisamment direct, dès lors que la promesse de bail était conditionnée à l'obtention de l'autorisation d'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée, et la demande de la communauté urbaine au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que, malgré les problèmes de santé invoqués, les pièces du dossier ne démontraient pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La juridiction a estimé que l'état de santé de la requérante, notamment le décès de son mari qui l'accompagnait, ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'une aide humaine systématique, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme ainsi le bien-fondé de la décision administrative initiale et du rejet du recours préalable obligatoire.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire français, a constaté que le requérant avait été transféré au centre de rétention administrative de Rennes avant l’audience. En application des articles R. 922-4 et R. 922-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Rennes, territorialement compétent en raison du lieu de rétention.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé que le handicap de la requérante, bien que reconnu, n'entraînait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied inférieure à 200 mètres, ni la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme la décision du président du conseil départemental de l'Orne, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que la requérante, qui ne démontrait pas exercer une activité professionnelle stable, ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, était saisi par M. A... sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative afin d’obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Calvados de réexaminer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal constate que le préfet a finalement pris une nouvelle décision de refus le 2 décembre 2025, procédant ainsi au réexamen requis. En conséquence, la demande de M. A... est devenue sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les conclusions relatives aux frais d’instance sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SCI Chaton, qui sollicitait la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, concernant des locaux loués à une société. Le tribunal a jugé que la circonstance que les biens soient inexploités par le locataire est sans incidence sur l'obligation du propriétaire de payer la taxe, et que la SCI ne peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts, faute d'exploitation personnelle des locaux. La solution retenue est le rejet de la requête, les arguments tirés du caractère industriel des biens ou du caractère confiscatoire de l'impôt ayant été écartés.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SCI Mary, qui sollicitait une décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020 et 2021. La société soutenait que la valeur locative de son immeuble devait être réduite en raison de sa situation en zone Seveso, limitant les possibilités de location. Le tribunal a jugé que la méthode d'évaluation par comparaison avec d'autres locaux de la même zone n'était pas applicable, faute de justifier d'une insuffisance de loyers de référence dans le secteur d'évaluation normal. La requête a été rejetée sur le fondement des articles 1494 et 1498 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'Orne Habitat et de la commune d'Alençon. Cette demande visait à prescrire une expertise préventive relative à l'état des immeubles situés à proximité des travaux publics de réhabilitation de l'îlot urbain « la Renaissance » à Alençon. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état des immeubles avant travaux et, le cas échéant, de rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant leur exécution.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, rendue le 3 décembre 2025, concerne un litige en matière de police des étrangers. Mme A..., ressortissante sénégalaise, contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Calvados. Le tribunal, constatant que l'intéressée résidait à Pessac (Gironde) à la date de la décision attaquée, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Bordeaux, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. Le requérant s’est désisté de sa requête par des mémoires des 25 et 26 novembre 2025. Par ordonnance du 2 décembre 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a donné acte du désistement de la société MRA Groupe et de M. B... A.... Ce désistement est intervenu à la suite d’une demande de confirmation du maintien de la requête adressée aux requérants, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à laquelle ils n’ont pas répondu dans le délai imparti. La requête initiale visait à obtenir une provision de 48 660 euros de la part de l’Agence nationale de l’habitat et du département de la Manche.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. D... n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, les demandes de suspension des décisions préfectorales et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par un anesthésiste contractuel du centre hospitalier public du Cotentin. Le requérant contestait sa suspension conservatoire de fonctions, prononcée en juillet 2025 puis prolongée en octobre 2025 dans le cadre d’une procédure disciplinaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence, exigée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, faute pour l’intéressé de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à sa réputation. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.