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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 octobre 2025 refusant une autorisation de port d'arme à un agent pénitentiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une menace précise et directe, mais seulement de considérations générales sur les risques liés à son affectation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par la SCI Lieu Vicomte et M. B..., contestant l'arrêté du 17 septembre 2025 par lequel le président de la communauté de communes du Pays de Honfleur-Beuzeville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Bouygues Telecom pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile de 36 mètres. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public lié à la couverture mobile justifiant de renverser la présomption d'urgence prévue à l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour, nécessaire à la signature d'une promesse d'embauche et au maintien de ses droits au chômage. Le préfet du Calvados a produit un mémoire en défense faisant état de la délivrance du document sollicité le 5 août 2025. Constatant que la demande de M. C... avait été satisfaite en cours d'instance, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions étant devenues sans objet.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du retrait implicite de la prime « MaPrimeRénov » qui lui avait été réservée. En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a accordé à la requérante une prime de 5 000 euros le 29 juillet 2025. Constatant que la décision attaquée avait ainsi été retirée et que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond. Cette solution est fondée sur les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l’arrêté du 14 janvier 2020 relatifs à la prime de transition énergétique.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2021 et 2022. La requérante invoquait une exonération sur le fondement de l’article 1459 du code général des impôts pour un appartement meublé de tourisme. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, fondée sur l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, constatant que la réclamation préalable de Mme B..., présentée le 22 mars 2024, était tardive. En effet, les impositions avaient été mises en recouvrement les 31 octobre 2021 et 2022, et les délais de réclamation expiraient respectivement les 31 décembre 2022 et 2023.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., directeur de la police municipale de Saint-Lô, qui contestait le refus implicite de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle et une indemnisation. Le tribunal a jugé que la décision implicite n'était pas illégale en raison d'un défaut de motivation, M. C... n'ayant pas demandé la communication des motifs dans les délais prévus par le code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la commune n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la protection fonctionnelle, les faits invoqués par l'agent ne présentant pas un lien suffisant avec ses fonctions ou n'étant pas établis. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par M. A... d’une demande de suspension de son exclusion définitive de l’institut de formation en soins infirmiers du CHU de Caen. En cours d’instance, l’administration a retiré la décision contestée, rendant sans objet les conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction. Le juge a constaté ce non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois fait droit à la demande de frais d’instance en condamnant le CHU à verser 500 euros à l’avocat du requérant, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... contestant son exclusion temporaire de six mois prononcée par le président du SIAEP d'Isigny-Trévières pour avoir minoré des factures d'eau au bénéfice de son foyer et de l'exploitation agricole de son époux. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 14 septembre 2022 était suffisamment motivé en fait et en droit, et a écarté les moyens tirés d'un vice de procédure, d'une erreur d'appréciation et du caractère disproportionné de la sanction. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n°89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a statué sur la requête de la société de propreté et d’environnement de Normandie, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour son centre de tri et de stockage de déchets à Eroudeville. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la TFPB, l'administration ayant accordé un dégrèvement total en cours d'instance. Sur le fond, il a jugé que la société, en tant que preneur d'un bail emphytéotique, était le redevable légal de la taxe foncière en application des articles 1400 et 1404 du code général des impôts, rejetant ainsi son argument selon lequel elle n'en serait pas propriétaire. Enfin, le tribunal a rejeté la demande de réduction de la CFE, faute pour la société d'avoir fourni les éléments nécessaires à l'administration pour recalculer la base imposable.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la caisse primaire d’assurance maladie du Calvados de prendre en charge rétroactivement ses soins au titre de l’aide médicale d’État (AME). Le tribunal a jugé que la condition de résidence ininterrompue de trois mois en situation irrégulière n’était pas remplie, car le droit au séjour de la requérante avait expiré le 2 décembre 2022, date de début des soins. La décision s’appuie sur les articles L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles et 44-1 du décret n° 54-883 du 2 septembre 1954, qui subordonnent la prise en charge rétroactive à une résidence irrégulière de plus de trois mois à la date des soins.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... C... contestant le refus du département de l’Orne de lui verser une subvention de 545 euros pour l’installation d’un poêle à granulés. Le tribunal a constaté que le requérant n’avait pas transmis la facture justificative dans le délai de vingt-quatre mois imparti, entraînant le retrait de plein droit du bénéfice de la subvention. La solution retenue est fondée sur les conditions d’octroi de la subvention, telles que notifiées au requérant, et non sur un texte spécifique. Les conclusions indemnitaires et les demandes de frais d’instance du département ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La juridiction a estimé que l'état de santé de la requérante, notamment le décès de son mari qui l'accompagnait, ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'une aide humaine systématique, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme ainsi le bien-fondé de la décision administrative initiale et du rejet du recours préalable obligatoire.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante turque, contestant l'arrêté du préfet de l'Orne du 16 juin 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'application des articles L. 432-3, L. 433-2 et L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal constatant que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France d'au moins six mois par an pendant les trois années précédant sa demande. Le tribunal a ainsi écarté l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus du département de l’Orne de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a estimé que les éléments fournis par la requérante (déformation des pieds, douleur chronique, utilisation d’une canne ou du bras de son mari) ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, ni la nécessité systématique d’une aide humaine ou technique pour tous ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le requérant contestait la décision pour incompétence, vice de procédure et erreur d'appréciation, notamment en raison de son inscription au fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les dispositions des articles L. 612-20 du code de sécurité intérieure et R. 40-29 du code de procédure pénale, et que les moyens soulevés étaient infondés. La solution retenue confirme le refus de renouvellement de la carte professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet du Calvados du 7 mai 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante bolivienne, au motif d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Le préfet n'avait pas répondu à sa demande de changement de statut vers un titre "salarié", se limitant à examiner le renouvellement de son titre "étudiant". En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. E... alias F..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant une attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que le refus de délivrance de l'attestation était légalement justifié, sans préciser le fondement textuel exact retenu pour ce refus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé que le handicap de la requérante, bien que reconnu, n'entraînait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied inférieure à 200 mètres, ni la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme la décision du président du conseil départemental de l'Orne, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... pour contester le retrait d’une subvention et un ordre de recouvrement émis par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a annulé les décisions attaquées, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a rejeté la demande de frais d’instance présentée par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SARL Landemaine Immobilier d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de l'opposition illégale de la communauté urbaine d'Alençon à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a reconnu que l'arrêté du 12 mars 2021, annulé par un jugement définitif, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de la communauté urbaine. Toutefois, il a jugé que le lien de causalité entre cette faute et les préjudices allégués (perte d'honoraires et préjudice moral) n'était pas suffisamment direct, dès lors que la promesse de bail était conditionnée à l'obtention de l'autorisation d'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée, et la demande de la communauté urbaine au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.