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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... A..., qui agissait au nom de son frère majeur M. D... A.... La requête a été jugée manifestement irrecevable, car Mme A..., en tant que sœur, ne justifiait ni d’un intérêt propre lui donnant qualité pour agir, ni d’un mandat de représentation par un avocat, comme l’exigent les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la commune de Saint-Lô. Cette dernière sollicitait une expertise préventive relative à l'état des immeubles voisins des travaux de réhabilitation du bâtiment « Le Normandy ». Le juge désigne un expert pour constater l'état des lieux avant et pendant les travaux, et pour rechercher, le cas échéant, les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient. L'expert devra également identifier les immeubles susceptibles d'être affectés et proposer des mesures de sauvegarde.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... A..., qui agissait au nom de son frère majeur M. D... A.... La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A..., dépourvue d'un intérêt propre et n'étant pas mandataire habilitée (avocat), ne pouvait représenter son frère devant le tribunal. Le juge a appliqué les articles R. 431-2, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité. La demande visant à contester un changement de cellule et à obtenir des mesures de sauvegarde a donc été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire tchadien contre un permis français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, le préfet s’étant fondé sur une analyse d’un service spécialisé concluant à la contrefaçon du titre. Il a également écarté le moyen tiré de l’erreur d’appréciation, considérant que le requérant n’apportait pas d’élément remettant en cause cette conclusion. La décision s’appuie sur l’article R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions d’échange des permis de conduire étrangers.
Le Tribunal administratif de Caen était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados d’enregistrer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfecture a finalement procédé à l’enregistrement de la demande, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, ainsi que sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Calvados. Le requérant, marié à une Française depuis juillet 2023, invoquait notamment une méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de communauté de vie établie. La solution s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Relyens (anciennement SHAM) contestant un titre exécutoire émis par l'ONIAM pour le recouvrement de frais d'expertise (1 772,85 euros) liés à l'indemnisation des préjudices de Mme A... après une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Bayeux. Le tribunal a jugé que la responsabilité du centre hospitalier était engagée en raison d'un manquement fautif dans la prise en charge, excluant la qualification d'accident médical non fautif, et que l'ONIAM était fondé à réclamer ces frais par subrogation. La solution s'appuie sur les articles L. 1142-14 et L. 1142-15 du code de la santé publique, confirmant la régularité du titre exécutoire et rejetant les moyens d'incompétence et de défaut de motivation.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 octobre 2025 refusant une autorisation de port d'arme à un agent pénitentiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une menace précise et directe, mais seulement de considérations générales sur les risques liés à son affectation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation de première chambre, était saisi par M. G... et Mme D... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Merville-Franceville-Plage refusant d’exercer ses pouvoirs de police générale et spéciale pour faire cesser des nuisances sonores et des troubles de voisinage, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence de la juridiction administrative, jugeant que la demande portait sur l’exercice des pouvoirs de police du maire relevant du code général des collectivités territoriales (article L. 2212-2) et non sur un litige privé. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision implicite de rejet et la demande indemnitaire ont été examinées au regard des textes applicables, notamment le code général des collectivités territoriales et le code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de conseillers municipaux d'opposition de Saint-Lô demandant l'annulation de la délibération du 29 novembre 2022 approuvant le programme et le coût estimatif du réaménagement du cœur de ville. Les requérants soutenaient une méconnaissance des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu'une irrégularité liée à la composition d'un groupe de travail. Le tribunal a jugé que la convocation et la note de synthèse, complétée par l'envoi de plans, respectaient les délais et formalités légaux, et n'a pas retenu le moyen tiré de l'irrégularité du groupe de travail. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. D..., armateur du bateau « RAPH’AL », pour avoir procédé au ponçage de la coque de son navire dans le port de Courseulles-sur-Mer, provoquant une pollution par des poussières et matières polluantes. Les faits, non contestés, ont été jugés constitutifs d’une infraction aux articles L. 5335-2 et L. 5337-1 du code des transports ainsi qu’au règlement particulier du port. En application des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et 131-13 du code pénal, le tribunal a condamné M. D... à une amende de 500 euros, modulée en fonction de la gravité des faits.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... J... et Mme I... demandant l'annulation du refus du préfet de l'Orne de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à leur enfant G.... Le tribunal a estimé que le signataire de la décision était compétent et que les requérants n'établissaient pas la filiation paternelle de l'enfant avec un ressortissant français, condition nécessaire à l'obtention des titres. La solution retenue s'appuie sur les articles 18, 30, 310-1, 310-3 et 316 du code civil, ainsi que sur le décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet du Calvados refusait de délivrer un certificat de résident algérien de dix ans à M. B..., ressortissant algérien père d'enfants français. La décision a été jugée insuffisamment motivée en fait, car elle ne mentionnait pas l'existence des enfants de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé dans les quinze jours.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait son relogement d’urgence et une provision. Le requérant invoquait une atteinte grave à sa liberté fondamentale en raison de violences intrafamiliales et de carences des services publics. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute de pièces suffisamment probantes et compte tenu du dépôt d’une plainte antérieur. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mars 2025 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé non fondés les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives à l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante béninoise. Celle-ci demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour étudiant, invoquant l'urgence liée à l'expiration prochaine de son document et les risques pour son emploi et son stage. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, notamment l'absence de relance de l'administration et la perspective d'une alternance en janvier 2026, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du préfet du Calvados d’enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons médicales sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que la requérante, ayant déposé sa demande après l’expiration du délai prévu à l’article L. 431-2 du même code, n’avait pas invoqué de circonstance nouvelle justifiant un réexamen. La solution retenue confirme la légalité du refus d’enregistrement, en application des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code précité.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Calvados refusant de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant algérien. La juridiction a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs malgré une mise en demeure. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence d'un an à M. B... dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 6-4) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental du Calvados d’un déféré pour contravention de grande voirie à l’encontre de la société CroisiEurope. Il lui était reproché, sur la base d’un procès-verbal du 9 juillet 2024, que des membres de l’équipage de son bateau « Le Botticelli » avaient effectué des travaux de ponçage ayant entraîné le rejet de particules de peinture dans le port de Honfleur. Le tribunal a jugé ces faits constitutifs d’une contravention de grande voirie, en application des articles L. 5335-2 et L. 5337-1 du code des transports et du règlement particulier du port. En conséquence, la société CroisiEurope a été condamnée à une amende de 1 500 euros, sur le fondement de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et du 5° de l’article 131-13 du code pénal.
Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de Mme B... contestant un titre exécutoire de 390 052,69 euros émis par l'ONIAM pour récupérer des sommes versées au titre d'une indemnisation pour vaccination obligatoire. Le tribunal estime que l'ONIAM pouvait légalement émettre ce titre en vertu de l'article R. 1142-53 du code de la santé publique et du décret du 7 novembre 2012, après que la cour administrative d'appel de Nantes puis le Conseil d'État ont annulé le jugement initial et exclu tout lien de causalité entre la vaccination et la pathologie. La demande de sursis à statuer dans l'attente d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme est également rejetée, faute d'effet suspensif.