7 657 décisions disponibles — page 20/383
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet refusait de renouveler le titre de séjour de M. C... A..., ressortissant brésilien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, se fondant uniquement sur une condamnation isolée et ancienne pour conduite sans permis. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée régulière de M. C... A... en 2001, de sa longue résidence en France, de ses attaches familiales et de son emploi stable. L'arrêté a donc été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté préfectoral du 1er mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, le défaut de motivation, l'erreur de fait, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de garanties de représentation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du maire de Kourou refusant de régulariser son acte de propriété sur la parcelle BX 51. Le tribunal a constaté que la commune, mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputée avoir acquiescé aux faits. Il a jugé que l’offre de vente de la parcelle, autorisée par une délibération du conseil municipal du 7 mars 2005 et acceptée par M. B... dans le délai imparti, caractérisait une vente parfaite au sens des articles 1582 et 1583 du code civil. En application des articles L. 2122-21 et L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au maire de Kourou d’établir l’acte de vente dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. D... B..., ressortissant dominicain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 11 décembre 2023 par lequel le préfet de la Guyane lui a refusé un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de séjour.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du préfet de la Guyane du 13 novembre 2023 prononçant sa non-admission au certificat d'aptitude aux fonctions d'unité d'intervention sociale (CAFERUIS). La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux de deux mois n'ayant pas été interrompu par sa demande de consultation de copie, qui ne constitue pas un recours gracieux au sens de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B..., praticien hospitalier contractuel, d’une demande d’indemnisation pour le non-respect du délai de préavis lors du non-renouvellement de son contrat par le centre hospitalier de Cayenne. Le tribunal a jugé que le contentieux n’était pas lié sur le fondement extracontractuel de l’article R. 6152-346 du code de la santé publique, faute de demande préalable sur cette base. En revanche, le centre hospitalier, qui n’a pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits, établissant une faute contractuelle pour non-respect du délai de préavis de deux mois prévu au contrat. La solution retenue engage la responsabilité du centre hospitalier sur ce fondement contractuel, ouvrant droit à réparation pour M. B....
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné le recours de M. A..., ressortissant haïtien, contre un arrêté préfectoral du 19 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., jugeant que la décision de refus de séjour était légale et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été maintenues.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane (1ère chambre) rejette la requête de M. D..., ressortissant péruvien, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il estime que la décision est légalement fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B..., ressortissant haïtien, contestant le refus implicite du préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rappelé que, même en l'absence d'accusé de réception, le principe de sécurité juridique impose un délai raisonnable pour contester une décision administrative. La solution retenue est que le requérant ne peut exercer un recours au-delà de ce délai, sauf circonstances particulières. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus oral d’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de délivrance d’un récépissé. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le récépissé sollicité. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate du requérant au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de dix ans. La juridiction a considéré que la délégation de signature au signataire de l'acte était régulière, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit à être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et à la désignation d'un avocat. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. A..., ressortissant guyanien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au respect de sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la mesure n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à ses droits, compte tenu de sa condamnation pénale et de l'absence de liens familiaux stables en France. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande d’admission au séjour. Le tribunal a relevé que le requérant n'avait pas déposé sa demande de titre de séjour via le téléservice obligatoire prévu par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, aucune décision administrative susceptible de recours n'était née du silence gardé par le préfet, rendant la requête irrecevable. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par M. C..., agent des douanes, de deux requêtes en annulation de décisions de l'administrateur supérieur des douanes lui refusant le bénéfice de la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait notamment un vice de forme et une erreur manifeste d'appréciation, estimant être victime de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que les conclusions à fin d'injonction étaient accessoires et non irrecevables. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire est examinée au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de Mayotte du 23 novembre 2023 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la mesure n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité de l'infraction (conduite avec un taux d'alcool de 0,85 mg/L) et de l'absence de justification de l'impossibilité d'utiliser des moyens de transport alternatifs. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. B..., attaché principal, qui contestait des saisies sur son traitement à compter d'octobre 2023. Le tribunal estime que ces retenues correspondent en réalité au versement d'un demi-traitement, conformément à un arrêté du 6 novembre 2023 le plaçant en disponibilité d'office. Les conclusions du requérant, qui doivent être regardées comme tendant à l'annulation de cet arrêté, sont irrecevables car introduites après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de restitution des sommes et les frais de justice sont également rejetés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé la décision du 4 janvier 2024 du directeur territorial de la police nationale, qui retenait sur le traitement de M. A..., major de police, pour la période du 13 octobre au 15 novembre 2023. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait considérer l'absence de M. A... comme injustifiée, car il avait transmis un arrêt de travail valide pour cette période, et que le défaut de validation par la médecine statutaire ne suffisait pas à écarter cet avis. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 822-1, L. 822-5 et L. 822-27 du code général de la fonction publique, ainsi que sur l'article 51-2 du décret n°95-654 du 9 mai 1995.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant l’arrêté préfectoral du 4 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen particulier, et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de Mme B..., ressortissante dominicaine, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait la violation de son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et le risque de violences conjugales en cas de retour en République Dominicaine (article 3 de la CEDH). Le tribunal écarte ces moyens, faute d'éléments probants sur ses attaches familiales en France et sur la réalité des craintes alléguées, et constate le caractère récent de son séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, sans qu'aucun texte international ou constitutionnel invoqué n'ait été jugé méconnu.