33 578 décisions disponibles — page 110/1679
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de l'Union des parents d'élèves du collège Madame M... à Auchel. L'association demandait qu'il soit enjoint à la rectrice de l'académie de Lille de prendre des mesures pour assurer l'enseignement de la technologie, notamment pour les élèves de troisième, en raison de l'absence non remplacée du professeur depuis septembre 2025. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que l'atteinte à la liberté fondamentale du droit à l'éducation n'était pas caractérisée comme grave et manifestement illégale. Il a relevé que l'administration avait tenté un premier remplacement et qu'elle était confrontée à des difficultés de recrutement reconnues, ce qui ne démontrait pas une carence fautive justifiant une mesure d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l’association Notre-Dame de Riaumont et de plusieurs personnes physiques, qui demandaient l’annulation d’une motion de soutien aux victimes adoptée par le Conseil régional des Hauts-de-France. La juridiction a considéré que cette motion, qui exprime une position politique et un soutien moral, ne constitue pas un acte décisoire faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A... pour contester une amende de 250 euros pour dépôt sauvage infligée par le maire de Tourcoing. En défense, la commune a indiqué avoir annulé le titre de recette correspondant le 28 août 2025, soit après l'introduction de la requête. Constatant que les conclusions du requérant étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer par une ordonnance du 21 janvier 2026.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département du Nord de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête, déposée sans conclusions ni moyens, n’a pas été régularisée malgré une demande de l’administration fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En application des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un avis de sommes à payer émis par la commune d’Ennevelin pour des frais de funérailles. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que le service extérieur des pompes funèbres constitue un service public industriel et commercial, dont les litiges avec les usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article L. 2223-19 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B..., propriétaire indivis d'une parcelle, d'une demande d'indemnisation suite à la destruction par erreur d'un bâtiment par un agent de la commune d'Annezin lors de travaux sur des parcelles voisines. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que M. B... justifiait de sa qualité de propriétaire indivis et avait présenté une demande indemnitaire préalable. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de la commune pour dommage de travaux publics, caractérisé par un préjudice anormal et spécial. L'indemnisation a été limitée au coût de l'évacuation des gravats, le bâtiment étant dans un état de vétusté avancé, et la demande de préjudice moral a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 2 juin 2023 par lequel le préfet du Nord lui a retiré sa carte de résident. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut de base légale et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet était compétent et que le retrait était légalement fondé sur les articles L. 411-5 et L. 432-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Nord de renouveler son certificat de résidence. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de vices de procédure, de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E..., incluant ses conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille, dans sa 2ème Chambre, a examiné deux requêtes de M. C... A... B..., ressortissant algérien. La première requête (n° 2409277) visait l'annulation d'un arrêté d'expulsion du 8 juillet 2024, tandis que la seconde (n° 2506515) contestait une prolongation d'assignation à résidence du 2 juillet 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté d'expulsion était légal au regard des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la prolongation d'assignation à résidence était justifiée. Les décisions ont été confirmées, et les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 31 octobre 2023 par lequel le préfet du Nord a rejeté la demande de regroupement familial de M. B... pour son épouse et leur enfant. Le tribunal a considéré que le préfet a commis une erreur de droit en n'appliquant pas les dispositions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B... remplissait toutes les conditions requises (ressources stables et suffisantes, logement adapté, absence de polygamie). La décision a également été jugée insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen complet de la situation personnelle et familiale du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet du Nord d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 15 octobre 2024 abrogeant son titre de séjour et ordonnant son expulsion. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire du mémoire en défense. Elle a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour les mesures d'expulsion excluait l'application de la procédure contradictoire de droit commun. La solution s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 632-1 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... visant à liquider l'astreinte de 150 euros par jour prononcée par un jugement du 14 novembre 2023. Ce jugement enjoignait au préfet du Nord de réexaminer les demandes de titres de séjour "étudiant" et "vie privée et familiale" de l'intéressé. Le tribunal a estimé que le préfet avait exécuté cette injonction en se prononçant à nouveau sur ces demandes, même sans notification expresse, et que la délivrance ultérieure d'un titre "salarié" relevait d'une demande distincte. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet n'étant pas tenu d'examiner d'office un autre fondement. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'interdiction de retour était justifiée au regard de l'article L. 612-8 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 8 août 2024. Ce refus de renouvellement de titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, a été jugé légal. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure devant le collège de médecins de l'OFII était régulière. Il a également considéré que le refus ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 425-9 et L. 423-23), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. F..., ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 23 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de la convention franco-camerounaise et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. F..., ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet du Pas-de-Calais refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était inopérant, faute pour le requérant d'avoir produit l'arrêté de délégation de signature pour en démontrer l'irrégularité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de régulariser la situation de l'intéressé, notamment au regard de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E....
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné deux requêtes de M. C... A... B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté d'expulsion du 8 juillet 2024 et un arrêté de prolongation d'assignation à résidence du 2 juillet 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la présence de l'intéressé constituait une menace actuelle pour l'ordre public et que les décisions étaient légales au regard des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les deux requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 15 août 2025 par lequel le préfet du Nord avait assigné à résidence M. B..., ressortissant turc sous le coup d'un arrêté d'expulsion de 2000. La juridiction a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'éloignement de l'intéressé, qui bénéficie toujours du statut de réfugié, ne constituait pas une perspective raisonnable. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence et le défaut de motivation, n'ont pas été examinés.
**Résumé de la décision du Tribunal Administratif de Lille (2ème Chambre)** Le tribunal était saisi d'une demande conjointe d'homologation d'un protocole d'accord transactionnel conclu entre le centre hospitalier de Douai et la société Lagardere Travel Retail France, à la suite d'un litige relatif à l'exécution d'un contrat de concession de services. La solution retenue est l'homologation de l'accord. Le tribunal a constaté que les parties avaient consenti à la transaction, que les concessions étaient réciproques et équilibrées, et que l'accord ne portait pas atteinte à l'ordre public. Cette décision s'appuie sur les articles L. 213-1 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur les articles 2044 et suivants du code civil relatifs à la transaction.