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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, demandant l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Nord. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, le dossier n'étant pas incomplet. Il a ensuite annulé cette décision au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Nord concernant la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne produisant pas de mémoire en défense, n'a pas contesté les éléments fournis par le requérant, notamment son arrivée en France en 2013 et ses attaches familiales et sociales. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, pour conclure à une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.