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Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les éléments invoqués par le requérant, notamment le contrôle de police et l'impossibilité de s'inscrire en formation, ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension en référé. Aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 8 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 de ce règlement, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de transfert était légale et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en ne faisant pas application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.