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Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris contre une ressortissante bosnienne. Cette annulation fait suite à l'annulation, par un autre jugement du même jour, de l'obligation de quitter le territoire français qui servait de fondement légal à l'assignation, la privant ainsi de base légale (articles L. 731-1 et suivants du CESEDA). La requérante a également été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Pologne, État responsable de l'examen de sa demande. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le transfert était légal au regard du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), notamment sur le fondement de la prise d'empreintes dans le fichier Eurodac. Il a également estimé que les moyens tirés d'une violation des droits fondamentaux et d'une erreur d'appréciation n'étaient pas fondés en l'espèce.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. La juridiction a jugé que le préfet du Nord était compétent pour prendre ces mesures d'éloignement et que celles-ci ne méconnaissaient pas les droits de M. B..., notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions attaquées sont donc confirmées.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction au préfet du Nord d’héberger M. A... en urgence. Le juge a estimé que les nouveaux éléments produits (certificat médical et décision de la commission de médiation) ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. En revanche, le requérant a été admis à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné au préfet du Nord de proposer un hébergement d'urgence à une mère isolée et son enfant mineur, considérant que leur situation de rue constituait une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale. Le juge a rejeté les arguments de l'administration, estimant que la condition d'urgence était remplie et que la carence dans l'accès à l'hébergement était établie. La décision s'appuie principalement sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et à l'hébergement des mères isolées.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement des requérants concernant leur demande de suspension du refus d'attribution d'une salle communale pour une réunion électorale. Le juge constate que ce désistement est pur et simple, mettant ainsi fin à cette partie de l'instance. Il condamne néanmoins la commune de Villeneuve d'Ascq à verser aux requérants la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
**Sujet principal** : Contestation par une contribuable de la réintégration fiscale d'une indemnité d'éviction versée entre sociétés liées dans le calcul d'une plus-value immobilière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions. Il considère que l'indemnité d'éviction versée par la SCI (vendeuse) à la société locataire, dont les associés sont identiques, constitue une charge non déductible du prix de cession, car elle ne présente pas le caractère d'une dépense nécessaire à la vente et procède d'une simple redistribution de patrimoine au sein d'un même groupe familial. **Textes appliqués** : Articles 150 U, 150 V et 150 VA du Code Général des Impôts (CGI) relatifs au régime des plus-values immobilières.
**Sujet principal** : Recours d'une contribuable contre des rehaussements d'impôt sur le revenu et des pénalités, suite à la requalification par l'administration fiscale de loyers impayés perçus par sa SCI en libéralités. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la contribuable n'apporte pas la preuve que la renonciation à percevoir les loyers (deux locataires) résultait d'une circonstance indépendante de sa volonté, notamment en ne démontrant pas avoir accompli de diligences suffisantes pour en obtenir le paiement. **Textes appliqués** : Articles 8, 28 et 29 du Code Général des Impôts (CGI) définissant l'imposition des associés de sociétés civiles et le calcul du revenu foncier net.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de contribuables contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2015 et 2016. L'administration fiscale avait requalifié en avantages occultes imposables des dépenses de la société Montim et des prélèvements personnels effectués par les requérants. Le tribunal a jugé que ces opérations, effectuées sans contrepartie au profit des associés maîtres de l'affaire, constituaient bien des revenus distribués au sens des articles 111 et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de pénalités au titre de 2019. Le litige portait sur la requalification par l'administration fiscale, en tant que libéralités imposables, des loyers impayés par les locataires de la SCI dont M. B... est associé. Le tribunal a jugé que le requérant n'apportait pas la preuve que ces impayés résultaient de circonstances indépendantes de sa volonté, notamment en l'absence de relances formalisées et de justificatifs suffisants des difficultés financières des locataires, appliquant les articles 8, 28 et 29 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024. Le juge a estimé que le préfet du Nord était compétent et que le refus de renouvellement du titre de séjour étudiant, fondé sur l'absence de progression significative dans les études, était légal au regard des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres mesures (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) ont été jugées légales en conséquence.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante turque, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 janvier 2025 refusant le renouvellement de sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Pas-de-Calais n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant que la requérante, en raison de séjours fréquents en Turquie et de l'absence d'activité professionnelle en France, n'avait plus sa résidence habituelle sur le territoire national au sens des articles L. 433-2 et L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'erreur matérielle sur la date de première entrée dans l'arrêté a été jugée sans incidence sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... D... visant à annuler une décision de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et le respect des procédures d'information et d'entretien prévues par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. La juridiction a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne mettant pas en œuvre la clause de souveraineté de l'article 17 du même règlement.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Le tribunal a rejeté la requête de l'étranger, considérant que le préfet du Nord avait légalement pris les mesures contestées, notamment l'obligation de quitter le territoire français sans délai et l'interdiction de retour d'un an. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui sollicitait une injonction pour relancer le traitement de sa demande de titre de voyage. La juridiction estime que la requête, se bornant à demander l'intervention du tribunal sans exposer de moyens juridiques, est manifestement irrecevable. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes irrecevables et aux conditions de saisine.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... contestant son imposition sur le revenu de 2023. Le juge estime la requête manifestement irrecevable, car elle ne formule pas de conclusions claires et, à supposer qu'elle vise une remise gracieuse, relève d'une compétence non juridictionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables ou ne comportant pas de moyens opérants.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait un indu d'allocation aux adultes handicapés et une remise partielle. Le tribunal estime que ce litige, relatif à l'allocation aux adultes handicapés, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire spécialisé en contentieux de la sécurité sociale. Il fonde sa décision d'incompétence sur les articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à son recours contre le président du conseil régional des Hauts-de-France concernant le refus d'indemnités journalières pour invalidité et maladie. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président de la formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande.
Sujet principal : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident et plaçant l'agent en congé maladie ordinaire. Juridiction : Tribunal administratif de Lille (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée par ordonnance, car elle ne contient aucun exposé des moyens et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs au rejet des requêtes manifestement irrecevables et aux conditions de saisine de la juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur une requête en annulation d'un arrêté préfectoral de maintien en rétention administrative. Le requérant, n'ayant pas répondu à une demande de confirmation de son intérêt à agir, est réputé s'être désisté. Le tribunal donne donc acte de ce désistement pur et simple, en application des articles R. 612-5-1 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.