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Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le magistrat a constaté que la rétention administrative de l'intéressé avait pris fin et que ce dernier avait un domicile stable à Bordeaux. En application des articles R. 922-4 du CESEDA et R. 351-3 du CJA, et dans un souci de bonne administration de la justice, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Bordeaux, juridiction désormais territorialement compétente.
Le Tribunal administratif de Lille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en annulation d'un permis de construire. Le sujet principal est devenu sans objet car l'arrêté litigieux a été retiré par l'autorité compétente avant le jugement. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance de non-lieu et rejeter les demandes de condamnations pécuniaires.
Le Tribunal administratif de Lille constate l'absence d'objet du recours pour excès de pouvoir formé par une agente contre le refus implicite de sa commune de la placer en congé de longue durée. La juridiction relève que la commune a pris, postérieurement à la requête, des arrêtés accordant ce congé de manière rétroactive, ce qui rend sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Elle condamne néanmoins la commune à verser à la requérante 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 de ce code.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du refus de titre de séjour et l'injonction au préfet, rendant ces demandes sans objet. La juridiction constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée au titre total. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, elle condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant la suppression de son RSA. La juridiction estime la requête prématurée et donc irrecevable, car l'intéressé a saisi le juge administratif avant l'expiration du délai de deux mois laissé à l'autorité départementale pour statuer sur son recours administratif préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait des mesures d'urgence, notamment le rétablissement de ses droits de subsistance et le versement d'un secours alimentaire. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, ni justifié du fondement légal de ses demandes, comme l'exige l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code, faute de remplir les conditions nécessaires pour une ordonnance de référé.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Provost Distribution, qui contestait une pénalité financière pour non-respect de ses obligations en matière d'égalité professionnelle. La juridiction a jugé que la décision de la DREETS des Hauts-de-France, prononcée sur le fondement de l'article L. 1142-10 du code du travail, était légale et suffisamment motivée. Elle a également estimé que le taux de pénalité de 0.8% n'était pas disproportionné et que les moyens soulevés par la société, notamment concernant un vice de forme ou une erreur de droit, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a jugé une demande d'indemnisation suite à une chute causée par une plaque d'égout défectueuse. Il a retenu la responsabilité de la Métropole Européenne de Lille pour défaut d'entretien normal de la voirie, en application des articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 141-1 du code de la voirie routière. La juridiction a condamné la collectivité à indemniser la victime pour ses préjudices et à rembourser les débours de la CPAM, rejetant les conclusions de la commune de Sailly-Lez-Lannoy.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation pour infection nosocomiale contractée par un patient suite à une opération. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du centre hospitalier d'Hazebrouck, conformément aux principes de la responsabilité médicale, et a condamné l'établissement à indemniser le patient et son épouse pour leurs préjudices respectifs. Il a également ordonné le remboursement des débours à la caisse primaire d'assurance maladie.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision ministérielle du 16 août 2023 autorisant son licenciement pour faute. Le juge a estimé, en application des articles L. 2411-3 et suivants du code du travail, que les faits reprochés (une intervention défectueuse sur une chaudière) étaient matériellement établis, constituaient une faute grave et n'étaient pas en lien avec l'exercice du mandat syndical du salarié. La décision attaquée n'est donc pas entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Hydro Maintenance visant à annuler une pénalité financière pour non-respect de l'obligation de négocier sur l'égalité professionnelle. La juridiction a jugé que l'entreprise, bien que dépourvue de section syndicale, était soumise à cette obligation légale prévue par les articles L. 2242-1 et suivants du code du travail, et que la pénalité prononcée en application de l'article L. 2242-8 était régulière. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la notification d'un futur titre de perception, estimant que cet acte ne faisait pas grief.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les demandes d'indemnisation de la veuve du patient et de la CPAM contre le centre hospitalier de Calais. La juridiction a estimé que les fautes alléguées dans la prise en charge du patient, notamment concernant la prévention des escarres et la surveillance des risques d'AVC, n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'obligation de moyens des établissements de santé.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un entrepreneur individuel contestant une amende de 6 000 euros pour défaut de repérage amiante avant travaux (RAAT). Le tribunal a jugé que l'obligation de réaliser un RAAT, prévue par les articles L. 4412-2 et R. 4412-97 du code du travail, était bien applicable et que l'infraction était établie. Il a également estimé que le montant de la sanction, prononcée en application de l'article L. 4754-1 du code du travail, n'était pas disproportionné au regard des circonstances de l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer suite au suicide d'un patient après sa sortie. La juridiction a reconnu une faute dans la prise en charge, constituant un manquement aux obligations de sécurité, et a retenu un taux de perte de chance de 50% pour éviter le décès. Elle a condamné l'établissement à indemniser les préjudices des ayants droit et la CPAM, en application des principes de responsabilité issus du code civil et du code de la santé publique.
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'une décision implicite de refus de titre de séjour pour raisons de santé (vie privée et familiale). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (6ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de refus, retenant le moyen tiré du défaut de motivation. Il constate que l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus à l'intéressée dans le délai d'un mois suivant sa demande, comme l'exige la loi. **Textes appliqués** : Articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (défaut de motivation d'une décision implicite), R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (naissance d'une décision implicite de rejet après un délai de 4 mois).
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé les décisions du préfet du Nord refusant la délivrance d'une carte de séjour "retraité" à un ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en exigeant que le requérant dispose d'un titre de séjour en cours de validité en France, alors que les articles L. 426-8 à L. 426-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne posent pas une telle condition pour les personnes résidant habituellement à l'étranger. La juridiction a ainsi fait prévaloir les dispositions spécifiques du code sur l'interprétation erronée de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un ressortissant congolais visant à annuler le refus d'abroger un arrêté préfectoral de 2022 lui refusant un titre de séjour et à enjoindre la préfecture de lui octroyer un rendez-vous. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus d'abrogation, considérant que la décision initiale de refus de titre avait produit tous ses effets, et a estimé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de rendez-vous, celle-ci étant devenue sans objet après le refus d'enregistrement de la nouvelle demande de titre par la préfecture. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure devant la commission du titre de séjour était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'une carte de résident. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, considérant que la demande d'aide juridictionnelle avait interrompu le délai de recours. La solution sur le fond de l'annulation de l'arrêté préfectoral n'est pas exposée dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour défaut de motivation. Le requérant, un ressortissant malien, avait sollicité un titre mention « vie privée et familiale » et avait demandé, dans les délais, la communication des motifs du refus implicite, ce que la préfecture n'a pas fourni. Le tribunal a jugé cette carence illégale au regard des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, combinés avec les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.