Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2209649(TA69-2209649)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme A dirigée contre un permis de construire initial (17 août 2022) et un permis modificatif (19 septembre 2023) délivrés par le maire de Villeurbanne à la société Warm Up Tertiaire pour un projet de bureaux. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le recours, estimant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute de démontrer que le projet affectait directement leurs conditions de jouissance de leur bien. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA69-2409724(TA69-2409724)
Refus de nouvelle bonification indiciaire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour tardiveté. Application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA69-2409722(TA69-2409722)
Requête de Mme A contre le refus implicite du président de la métropole de Lyon de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement irrecevable. Mme A n’a pas régularisé sa requête malgré une demande de régularisation l’invitant à signer l’acte et à produire la décision attaquée, en application des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2409721(TA69-2409721)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la métropole de Lyon de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison de l'irrecevabilité manifeste de la requête. Le tribunal a constaté que la décision attaquée, notifiée le 13 octobre 2023 avec mention des voies et délais de recours, n'avait pas été contestée dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du même code. La requête, enregistrée le 24 juin 2024, était donc tardive.
N° TA69-2500367(TA69-2500367)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 12 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions d'éloignement.
N° TA69-2309852(TA69-2309852)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de la commission de médiation du Rhône de le reconnaître comme prioritaire et urgent pour un relogement au titre du droit au logement opposable. Le juge a estimé que la demande de logement social de M. C n'était pas anormalement longue et qu'il n'était pas établi que son logement de type 4 était manifestement suroccupé. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2309863(TA69-2309863)
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme C, qui contestait le refus de la commission de médiation du Rhône de la reconnaître comme prioritaire et urgente pour un logement au titre du droit au logement opposable. Le juge estime que la requérante n’établit pas être dépourvue de logement à la date des décisions attaquées, et qu’une proposition de logement adapté lui avait été faite mais non concrétisée faute de transmission des pièces nécessaires. La solution est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA69-2413232(TA69-2413232)
Concours d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) – Tribunal Administratif de Lyon – Rejet pour irrecevabilité manifeste – La requérante contestait la délibération du jury ne l'ayant pas déclarée admissible, mais n'a pas exposé les faits, moyens et conclusions exigés par l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408575(TA69-2408575)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d'une demande d'exécution d'un jugement du 23 janvier 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfète a informé le tribunal avoir délivré à l'intéressé, le 28 novembre 2024, une carte de séjour "vie privée et familiale" d'un an. Constatant que le jugement était ainsi entièrement exécuté, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution.
N° TA69-2406407(TA69-2406407)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une mise en demeure de scolarisation de son fils et demandait une attestation relative à l'instruction en famille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA69-2310014(TA69-2310014)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. J K et autres demandant l'annulation d'un arrêté du 23 mai 2023 par lequel le maire de Charbonnières-les-Bains a délivré un permis d'aménager pour un lotissement de trois lots. Les requérants contestaient notamment le fractionnement artificiel de l'opération, mais le tribunal a estimé que les deux lotissements autorisés simultanément ne présentaient pas de liens physiques ou fonctionnels imposant un permis unique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'urbanisme.
N° TA69-2310015(TA69-2310015)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. J K et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 23 mai 2023 du maire de Charbonnières-les-Bains délivrant un permis d'aménager pour un lotissement de trois lots. Les requérants soutenaient notamment que ce permis était illégal en raison d'un fractionnement artificiel de l'opération avec un lotissement contigu, ce qui aurait permis d'éviter les règles du plan local d'urbanisme applicables aux lotissements de six lots et plus. Le tribunal a jugé que les liens physiques ou fonctionnels entre les deux lotissements n'étaient pas suffisants pour imposer un permis d'aménager unique, et a donc écarté ce moyen. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA69-2412854(TA69-2412854)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme A, agent contractuel du ministère des armées, pour demander la suspension de la décision de non-renouvellement de son contrat arrivant à terme le 31 décembre 2024. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'il n'y avait plus lieu de statuer, le contrat étant expiré et le juge ne pouvant ordonner le maintien provisoire des relations contractuelles au-delà de son terme. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence et un doute sérieux sur la légalité, conditions non remplies en l'absence de contrat en cours.
N° TA69-2406209(TA69-2406209)
Rejet d'une candidature en licence universitaire. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette le recours pour excès de pouvoir de Mme A contre la décision de l'Université Claude Bernard - Lyon I refusant son inscription en 3ème année de licence de chimie. La requérante n'a soulevé aucun moyen de droit (méconnaissance de texte) et ses arguments de fait (diplômes, expérience) ne permettent pas au juge de substituer son appréciation à celle de la commission pédagogique. La requête est rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA69-2413330(TA69-2413330)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par une ressortissante congolaise demandant l’annulation de la décision du 12 décembre 2024 par laquelle le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que sa vulnérabilité et celle de sa fille n’avaient pas été prises en compte. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l’absence de prise en compte de la vulnérabilité, conformément à l’article L. 551-16, qui impose à l’OFII de considérer cet état avant de mettre fin aux conditions d’accueil. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur le respect des exigences légales et conventionnelles, notamment la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
N° TA69-2300455(TA69-2300455)
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement pur et simple de la société d'assurance mutuelle Relyens, qui contestait un titre exécutoire émis par l'ONIAM pour un montant de 3 169,07 euros. Ce titre concernait le remboursement d'indemnités allouées à des experts dans le cadre d'une procédure devant une commission de conciliation et d'indemnisation (CCI). L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examiner le fond du litige.
N° TA69-2208607(TA69-2208607)
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par la Mutualité française Loire-Haute Loire-Puy de Dôme d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes du 21 janvier 2022 refusant l’autorisation d’implanter une unité de traitement des cancers par chimiothérapie à Saint-Etienne. Par un mémoire du 5 décembre 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 16 janvier 2025. Aucune autre décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus d’autorisation.
N° TA69-2300314(TA69-2300314)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la remise gracieuse d’une somme de 438,24 euros mise à sa charge par la ville de Lyon. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif d’accorder une remise de dette d’une créance publique, une telle décision relevant de la seule initiative de la personne publique. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2410834(TA69-2410834)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui accordant une remise partielle de sa dette d'aide personnelle au logement. Malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas exposé de conclusions ni de moyens, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête.
N° TA69-2404077(TA69-2404077)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 27 février 2024 par lequel le maire de Saint-Georges-les-Bains s'est opposé à la déclaration préalable de travaux de la société SFR pour l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile en zone agricole. La décision est annulée pour insuffisance de motivation en fait, l'arrêté ne précisant pas en quoi le projet serait incompatible avec l'activité agricole ou porterait atteinte aux paysages. Le tribunal juge également que le projet, nécessaire à un équipement d'intérêt collectif, ne méconnaît pas l'article A 2 du règlement du PLU, aucun élément ne démontrant une incompatibilité avec l'activité agricole ou une atteinte aux espaces naturels. En application des articles L. 424-3 du code de l'urbanisme et L. 911-1 du code de justice administrative, l'arrêté est annulé.