Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2406789(TA69-2406789)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2405898(TA69-2405898)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en exécution du jugement n° 2205672 du 1er décembre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n'avait pas procédé au réexamen de la situation de Mme B, comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète, si elle ne justifie pas de l'exécution du jugement dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 800 euros au conseil de Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2403685(TA69-2403685)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire tacitement délivré le 11 septembre 2023 par le maire de Saint-Montan à Mme A pour une maison d'habitation. La préfète de l'Ardèche contestait cette décision, estimant que le maire aurait dû surseoir à statuer en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal retient que le projet, situé en zone naturelle où les constructions seront interdites par le futur PLUiH, compromet l'exécution de ce plan. Le maire a ainsi commis une erreur manifeste d'appréciation en ne suspendant pas l'autorisation.
N° TA69-2307164(TA69-2307164)
Le Tribunal administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, fonctionnaire des services pénitentiaires, contestant sa notation pour l'année 2022. En cours d'instance, l'administration a retiré cette notation initiale pour en établir une nouvelle le 8 novembre 2024, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur la première décision. Saisi de la nouvelle notation, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'absence d'entretien d'évaluation lors de sa notification, jugeant que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur l'article 11 de l'arrêté du 7 décembre 1990 fixant les modalités de notation des fonctionnaires de l'administration pénitentiaire.
N° TA69-2303312(TA69-2303312)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C, ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à l’intéressé un certificat de résidence algérien d’un an le 13 novembre 2024. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Il condamne l’État à verser 800 euros à M. C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500301(TA69-2500301)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 décembre 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante béninoise. La requérante invoquait l'urgence et plusieurs moyens, dont un défaut de motivation, une erreur de fait et une méconnaissance de l'article 9 de l'accord franco-béninois du 2 décembre 1992. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la demande manifestement mal fondée. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2413175(TA69-2413175)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la société SG Conseils d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de rappels de TVA, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Paris, car les impositions contestées avaient été mises en recouvrement par le service des impôts des entreprises de Paris 1er. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA69-2500435(TA69-2500435)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande du maire de L'Arbresle, qui sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble en péril situé 8 impasse des Mûres. Le juge des référés a constaté que le maire avait déjà pris, le 7 janvier 2025, un arrêté de péril imminent fondé sur l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, rendant la demande d'expertise préalable prévue à l'article L. 511-9 du même code tardive et sans objet. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA69-2307938(TA69-2307938)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Rhône d’admettre son époux au regroupement familial. En cours d’instance, la préfète a fait droit à la demande le 30 octobre 2023, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 15 janvier 2025, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’aide juridictionnelle ont été rejetées.
N° TA69-2500330(TA69-2500330)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 10 janvier 2025 fixant le pays de destination de son éloignement, pris en exécution d'une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, M. A n'établissant pas de risques personnels en cas de retour en Algérie.
N° TA69-2305292(TA69-2305292)
Rejet d'une requête pour excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de Lyon. La requérante contestait le refus de sa demande de subvention "MaPrimeRénov" sans invoquer de moyen ou conclure à l'annulation. L'ordonnance rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute de respecter les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2307840(TA69-2307840)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré le titre sollicité le 28 février 2024. Le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. L’État a été condamné à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA69-2410880(TA69-2410880)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Rhône pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Il a également relevé que la notification électronique de la demande de pièces complémentaires était réputée valide en application de l'arrêté du 3 février 2023. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2500025(TA69-2500025)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, d'autant qu'ils avaient déjà été rejetés dans une précédente ordonnance. La requête a donc été rejetée sans examen de l'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA69-2500013(TA69-2500013)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet de la Loire a suspendu le permis de conduire de M. C pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les allégations du requérant sur les conséquences professionnelles et financières de la mesure étant trop imprécises et non corroborées par des pièces suffisantes. Il a également relevé que l'intérêt public lié à la gravité de l'infraction routière (conduite sous l'emprise de stupéfiants) primait sur la gêne invoquée. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen des moyens de légalité soulevés.
N° TA69-2413000(TA69-2413000)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son titre de séjour pluriannuel. En cours d'instance, la préfète du Rhône a convoqué le requérant à un rendez-vous pour déposer sa demande, rendant ainsi l'objet du litige caduc. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer, la mesure sollicitée étant devenue sans objet.
N° TA69-2307074(TA69-2307074)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Loire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision attaquée, notifiée en juillet 2022, mentionnait clairement les voies et délais de recours, et la demande d'aide juridictionnelle déposée en novembre 2022 était également tardive. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.
N° TA69-2412247(TA69-2412247)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à obtenir le traitement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. La préfète du Rhône a convoqué l’intéressé le 13 janvier 2025 pour l’enregistrement de sa demande et la remise d’un récépissé autorisant le travail. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2412666(TA69-2412666)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous à l'intéressée, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA69-2412547(TA69-2412547)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre à la préfète du Rhône d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction avec droit au travail. En cours d’instance, M. B s’est désisté de ses conclusions à fin d’injonction après que la préfète lui a fixé un rendez-vous pour la prise d’empreintes biométriques. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de les mettre à la charge de l’État. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.