Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2307839(TA69-2307839)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 27 juin 2023 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône a retiré sa précédente décision et déclaré son recours sans objet. La requérante contestait l’impossibilité d’emménager dans le logement attribué, invoquant son handicap. En défense, la préfète du Rhône a fait valoir que Mme B avait signé un bail le 27 septembre 2023 et avait été radiée de la liste des demandeurs de logement social, établissant qu’elle avait obtenu satisfaction. Constatant que la requérante n’avait pas communiqué de changement d’adresse ni produit de nouvelles pièces depuis plus d’un an, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, appliquant les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
N° TA69-2308782(TA69-2308782)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la commission de médiation du Rhône du 8 août 2023 refusant de le déclarer prioritaire et urgent pour l’attribution d’un logement au titre du droit au logement opposable. Le tribunal a estimé que son logement actuel, un studio dans le parc privé, n’était pas inadapté à ses capacités financières (loyer de 209 euros après aide pour des revenus de 1 150 euros) ni à son handicap, et que la commission n’avait pas méconnu les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de l’injonction sollicitée.
N° TA69-2310196(TA69-2310196)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Loire pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement. Par un mémoire enregistré le 4 décembre 2024, Mme B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 16 janvier 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, le litige prenant fin par ce désistement.
N° TA69-2400612(TA69-2400612)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B d’une demande indemnitaire de 813,10 euros contre la commune d’Arnas pour un préjudice matériel résultant d’un accident causé par l’état dégradé de la chaussée le 23 septembre 2021. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal qu’un accord transactionnel était intervenu et que le règlement avait été effectué par virement en juin 2024. Constatant que les conclusions indemnitaires avaient perdu leur objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance du 16 janvier 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA69-2402031(TA69-2402031)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône de ne lui accorder qu'une remise partielle de sa dette d’aide au logement. La requérante n’a pas fourni, malgré une demande de régularisation, d’éléments sur sa situation de précarité, se bornant à invoquer sa bonne foi et un motif inopérant. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient insuffisamment précis et inopérants pour justifier une remise totale. La décision a été prise en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA69-2307534(TA69-2307534)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les conditions de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne visait aucune décision administrative, se bornant à exprimer un souhait d'examen de sa demande. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent un recours contre une décision et un exposé clair des faits et moyens.
N° TA69-2413311(TA69-2413311)
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre des décisions du préfet des Pyrénées-Orientales l’obligeant à quitter le territoire français, l’interdisant de retour et l’assignant à résidence, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 922-4 du code de justice administrative, le tribunal constate que l’assignation à résidence de l’intéressé à Perpignan relève de la compétence du tribunal administratif de Montpellier. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA69-2405898(TA69-2405898)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en exécution du jugement n° 2205672 du 1er décembre 2023, a constaté que la préfète du Rhône n'avait pas procédé au réexamen de la situation de Mme B, comme cela lui avait été enjoint. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre de la préfète, si elle ne justifie pas de l'exécution du jugement dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 800 euros au conseil de Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA69-2408407(TA69-2408407)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de délivrance d’un certificat de résidence, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que la préfète du Rhône avait suffisamment examiné la situation personnelle du requérant et que le refus ne méconnaissait ni l’article 6-5° de l’accord franco-algérien ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la courte durée de son séjour (moins d’un an) et de ses attaches familiales persistantes en Algérie. Les décisions attaquées ont donc été jugées légales, et les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA69-2308909(TA69-2308909)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Rhône de la reconnaître comme prioritaire pour un relogement au titre du droit au logement opposable. La requérante invoquait l'inadaptation de son logement à ses capacités financières et à son âge, mais le tribunal a estimé qu'elle n'entrait dans aucun des cas prévus par le code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la demande de logement social n'étant pas anormalement longue et l'intéressée ne justifiant pas d'une situation de handicap ou d'une démarche de mutation auprès de son bailleur.
N° TA69-2408339(TA69-2408339)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant les décisions signées par une autorité compétente et suffisamment motivées. Il a également rejeté les moyens relatifs à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA69-2307846(TA69-2307846)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C, qui contestait le refus de la commission de médiation "Droit au logement opposable" du Rhône de le reconnaître comme prioritaire et urgent pour un relogement. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, estimant que M. C n'avait pas démontré que son logement de 16 m² présentait un caractère insalubre ou dangereux après des travaux, ni qu'il n'était pas adapté à ses besoins. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions des 4 juillet et 29 août 2023.
N° TA69-2308524(TA69-2308524)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, était saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 22 août 2023 de la commission de médiation "Droit au logement opposable" du Rhône déclarant son recours irrecevable pour dossier incomplet. En cours d’instance, la commission a reconnu le requérant comme prioritaire et urgent pour un logement, et un bail adapté lui a été attribué le 19 avril 2024. Constatant que M. C avait ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
N° TA69-2311147(TA69-2311147)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A, M. E et du syndicat des copropriétaires Les Gentianes. Ces derniers demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Vénissieux à la société SMCI Editeur immobilier pour la réalisation de deux bâtiments de trente-quatre logements. Le tribunal a notamment examiné la fin de non-recevoir soulevée par la commune, tirée de l'absence d'identité entre les auteurs du recours gracieux et ceux du recours contentieux. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
N° TA69-2403685(TA69-2403685)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le permis de construire tacitement délivré le 11 septembre 2023 par le maire de Saint-Montan à Mme A pour une maison d'habitation. La préfète de l'Ardèche contestait cette décision, estimant que le maire aurait dû surseoir à statuer en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal retient que le projet, situé en zone naturelle où les constructions seront interdites par le futur PLUiH, compromet l'exécution de ce plan. Le maire a ainsi commis une erreur manifeste d'appréciation en ne suspendant pas l'autorisation.
N° TA69-2307789(TA69-2307789)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. et Mme C contestant le refus de la commission de médiation du Rhône de les déclarer prioritaires pour un logement. En cours d'instance, les requérants ont obtenu un logement adapté à leurs besoins et ont été reconnus comme prioritaires. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, et a rejeté les demandes accessoires de frais de justice. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
N° TA69-2406789(TA69-2406789)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA69-2402089(TA69-2402089)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A B pour contester un titre exécutoire émis le 30 octobre 2023 par le département de l'Ardèche, visant à recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 030,98 euros pour la période de juin 2020 à février 2021. En cours d'instance, le département a annulé ce titre suite à une nouvelle évaluation des ressources, accordant à Mme B des droits au RSA d'un montant équivalent pour la même période. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, les demandes de la requérante étant devenues sans objet. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
N° TA69-2500483(TA69-2500483)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait des mesures urgentes pour remédier à l'infestation de punaises de lit dans la cellule de son frère détenu à la maison d'arrêt de Lyon-Corbas. Le juge a estimé la requête irrecevable, faute pour la requérante de justifier d'un intérêt personnel suffisant en sa seule qualité de sœur, et en l'absence d'allégation d'impossibilité pour le détenu d'agir lui-même.
N° TA69-2500158(TA69-2500158)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Loire de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. En application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 821-1 du code de la sécurité sociale, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Étienne.