40 021 décisions disponibles — page 107/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors qu’il ne s’agissait pas d’une demande de renouvellement de titre et que la requérante ne justifiait d’aucune circonstance particulière, comme une activité professionnelle menacée, rendant nécessaire une délivrance rapide du document. La précarité de sa situation administrative, qui durait depuis plusieurs années, n’était pas imputable à l’absence de récépissé. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l’arrêté du 22 mai 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à Mme B..., ressortissante turque, et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la vie familiale stable de l’intéressée avec son époux, titulaire d’une carte de résident, et leurs trois enfants nés en France, dont l’un était scolarisé. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, contestant l'arrêté préfectoral du 24 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 8ème chambre, a rejeté la requête de M. A... B... qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025. Cet arrêté retirait sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé. Les autres moyens, tirés notamment de la violation du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant sénégalais, contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que la présence continue en France de M. A... n'était établie que depuis 2024 et que les éléments produits ne justifiaient pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que le recours avait été introduit plus d'un mois après la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans examen des moyens de fond soulevés par le requérant.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La solution retenue est fondée sur la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante justifiant d'une vie familiale stable en France depuis plus de six ans avec son époux, titulaire d'un titre de séjour de longue durée, et d'une intégration professionnelle et associative. Le tribunal a ainsi annulé l'arrêté pour atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, sans examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis plus de sept ans, ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 6-1 du même accord. Enfin, le tribunal a jugé que le délai de trente jours pour quitter le territoire n'était pas disproportionné.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 20 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation régulière étant établie. Il a également rejeté le moyen relatif à une erreur matérielle sur l'identité, jugeant que l'arrêté, bien que comportant une mention erronée sur la nationalité et un motif confus, identifiait suffisamment le requérant par ses nom, date et lieu de naissance. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D..., agent du centre hospitalier d’Allauch, victime de deux accidents de service reconnus imputables. La mesure a été jugée utile pour évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux en vue d’un éventuel recours indemnitaire. L’expert désigné devra notamment déterminer les liens de causalité, la date de consolidation, et les différents préjudices subis. En revanche, les conclusions de la requérante tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, le centre hospitalier n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal administratif de Marseille a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante argentine. La condition d’urgence a été présumée remplie, s’agissant d’un refus de renouvellement, et le préfet n’a pas apporté d’éléments contraires. Les moyens soulevés, tirés d’une application erronée de l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous astreinte, et a condamné l’État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., sportif de haut niveau, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de carte de séjour pluriannuelle "Talent". La solution retenue est fondée sur l'urgence résultant du silence prolongé de l'administration, créant une situation précaire anormale pour le requérant, et sur l'utilité de la mesure pour lui permettre d'exercer une activité professionnelle. Le tribunal a appliqué les articles L. 421-21 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme D..., ressortissante salvadorienne, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 16 décembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi que l'arrêté du 26 janvier 2026 l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de violences conjugales justifiant la rupture de la vie commune. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté soulevée par le préfet et a admis la requête. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le fond, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
code : « La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. » 6. L'arrêté attaqué vise les textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne que M. B... ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il indique également que l'intéressé ne présente pas de garanties de représentation suffisantes et qu'il existe un risque qu'il se soustraie à l'exécution de la mesure d'éloignement. Ainsi, l'arrêté comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué est manifestement infondé. 7. Il résulte de ce qui précède que les moyens de légalité externe soulevés par M. B... sont manifestement infondés. Par suite, la requête peut être rejetée par ordonnance en application du 7° de l'article R
Le Tribunal administratif de Marseille a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la SARL Sunfish Café dans le cadre de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté de la maire d’Aix-en-Provence refusant une autorisation de travaux. Ce désistement fait suite à la liquidation judiciaire de la société, prononcée par le tribunal de commerce. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait les modalités de réunions de concertation organisées par l’AP-HM. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à assortir d’une astreinte l’injonction de réexamen de sa demande de titre de séjour, prononcée par une ordonnance antérieure. La solution retenue est fondée sur l’article L. 521-4 du code de justice administrative, mais le juge a constaté que cette ordonnance avait été remplacée par un jugement au fond du 29 janvier 2026, rendant les conclusions sans objet et irrecevables. Par ailleurs, la demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée en application de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991, la requête étant manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d’une procédure disciplinaire et la convocation devant une commission de discipline. Le requérant invoquait l’urgence et une atteinte à ses droits en raison de la présence de pièces couvertes par le secret de l’instruction dans son dossier disciplinaire. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, car les membres de la commission sont tenus au secret, que M. B... pourra présenter ses observations, et que la régularité de la procédure pourra être contestée ultérieurement. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., propriétaire indivis d’un immeuble à Marseille, qui demandait la condamnation de la commune pour les préjudices subis suite à des arrêtés de péril imminent ayant interdit l’occupation de son bien. Le tribunal a considéré que les conclusions visant à être « relevé et garanti » des frais de relogement étaient irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif de statuer sur une telle demande. La fin de non-recevoir soulevée par la commune, fondée sur le défaut d’intérêt à agir du requérant, a été écartée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable à la formation d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur des faits d'escroquerie et d'abus de confiance commis par le requérant, dont la matérialité n'était pas contestée. Il a estimé que ces agissements, bien que n'ayant pas donné lieu à des condamnations pénales, étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent privé de sécurité au regard des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.