Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 105/2007
N° TA13-2602696(TA13-2602696)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre hospitalier d’Arles à lui verser une indemnité pour préjudices liés à sa suspension pour non-respect de l’obligation vaccinale contre le Covid-19. La requête a été introduite le 17 février 2026, soit avant que l’administration n’ait statué sur sa demande indemnitaire préalable du 16 février 2026, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’étant pas régularisable en l’absence de décision administrative, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA13-2602930(TA13-2602930)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant la condamnation de l'État à lui verser 150 000 euros en réparation des préjudices liés à la suspension de ses fonctions sans traitement pour non-respect de l'obligation vaccinale contre le Covid-19. Le tribunal a constaté que la requête, introduite le 20 février 2026, était prématurée car la demande indemnitaire préalable adressée au Premier ministre le 9 janvier 2026 n'avait pas encore donné lieu à une décision implicite de rejet, le délai de deux mois n'étant pas expiré. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a justifié un rejet par ordonnance sans invitation à régulariser.
N° TA13-2602942(TA13-2602942)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... B... d'un courrier concernant un problème de renouvellement de titre de séjour. L'ordonnance rejette la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge constate que le courrier ne constitue pas une requête recevable, car il ne contient pas l'énoncé de conclusions formelles (demande d'annulation d'une décision ou de condamnation pécuniaire) et ne vise pas à contester une décision administrative dans les délais. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
N° TA13-2603021(TA13-2603021)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré qu'il ne pouvait faire obstacle à cette décision implicite en ordonnant la délivrance d'un récépissé. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence.
N° TA13-2603097(TA13-2603097)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait une injonction au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que les conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal étaient manifestement irrecevables. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a rappelé qu'il ne peut, hors procédures particulières, adresser d'injonctions à l'administration. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA13-2402311(TA13-2402311)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par l’association France Nature Environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur d’une demande d’annulation du refus implicite du maire d’Orcières d’abroger une autorisation de 2004 pour un circuit de motos-neige. L’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 23 février 2026, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune d’Orcières tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA13-2306752(TA13-2306752)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de dérogation scolaire pour l’entrée en 6ème de son enfant. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 23 février 2026, le président de la 5ème chambre a donné acte du désistement d’office de la requête, faute de confirmation.
N° TA13-2601774(TA13-2601774)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société HPL, qui contestait le rejet de son offre par la chambre de métiers et de l'artisanat Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le cadre d'une procédure de passation d'un marché public. En conséquence, la requête de la société HPL a été classée sans examen au fond. Par ailleurs, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la société HPL a été condamnée à verser 1 000 euros à la chambre de métiers et de l'artisanat au titre des frais exposés.
N° TA13-2602306(TA13-2602306)
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B... A..., ressortissant tunisien demandant la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, constate que le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré le récépissé sollicité en cours d’instance. La requête est donc devenue sans objet. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.
N° TA13-2601347(TA13-2601347)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne une demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante guinéenne, parent d’un enfant français. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, admet provisoirement la requérante à l’aide juridictionnelle. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le juge examine la condition d’urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, en application des articles L. 423-3, L. 423-10 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA13-2601697(TA13-2601697)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision du 31 décembre 2025 prolongeant le placement à l’isolement de M. B... à la maison centrale d’Arles. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée pour ce type de mesure et que le moyen tiré du défaut de consultation préalable du médecin, en méconnaissance du code pénitentiaire, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’exécution de la décision attaquée a donc été suspendue jusqu’au jugement au fond.
N° TA13-2601762(TA13-2601762)
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant sénégalais, qui sollicite des mesures utiles pour l’instruction de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le requérant a déposé plainte pour hébergement indigne et fondé sa demande de titre sur l’article L. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance d’une carte de séjour temporaire aux victimes de telles infractions. Le tribunal rappelle que l’administration a l’obligation de recevoir l’étranger et d’enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la remise d’un récépissé est essentielle pour ses droits au séjour et au travail. En l’espèce, la solution retenue est implicite dans le rappel de ces obligations, le juge des référés étant saisi pour ordonner les mesures nécessaires à l’exécution de ces dispositions législatives et réglement
N° TA13-2602006(TA13-2602006)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, suspend l'exécution de l'arrêté du 30 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a expulsé M. B..., ressortissant nigérian. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'urgence étant présumée en matière d'expulsion. Le juge retient un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant pris cet arrêté en violation flagrante d'une précédente ordonnance de suspension et d'injonction de délivrer une carte de résident. L'État est condamné à verser 1 500 euros à l'avocat de M. B... au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA13-2602098(TA13-2602098)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. D..., ressortissant algérien, contestant la décision fixant le pays de renvoi pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas le principe du contradictoire. Il a jugé que l'état de santé de M. D... et ses attaches familiales en France ne faisaient pas obstacle à la mesure d'éloignement ou à l'assignation à résidence. Les décisions attaquées ont été confirmées, et les demandes de communication de pièces et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA13-2602209(TA13-2602209)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 9 février 2026 le maintenant en rétention administrative le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation de l'intéressé, et que son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2602513(TA13-2602513)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou de statuer sur sa demande. Le tribunal a constaté que, conformément aux articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 10 février 2026. Dès lors, le juge des référés ne pouvait, sans faire obstacle à cette décision administrative, ordonner les mesures sollicitées, et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA13-2304725(TA13-2304725)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant sa demande de versement de la prime « MaPrimeRénov’ ». Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement partiel de M. B... concernant sa demande en paiement de 2 500 euros. Il a rejeté le surplus de ses conclusions, notamment la demande de dommages-intérêts pour résistance abusive, faute pour le requérant d’avoir apporté les précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA13-2510246(TA13-2510246)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait à son bailleur social, la société 3F SUD, la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique, des travaux de mise en conformité et un relogement. Le tribunal a estimé que ce litige, né de l’exécution d’un contrat de bail de droit privé, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l’ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2510692(TA13-2510692)
Le Tribunal administratif de Marseille a constaté le désistement d'office de la requête de Mme A... contre l'arrêté du maire de Marseille rejetant sa demande de changement d'usage d'un logement en meublé de courte durée. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le donné acte du désistement pur et simple, sans examen au fond.
N° TA13-2513976(TA13-2513976)
Le Tribunal administratif de Marseille a liquidé une astreinte de 8 200 euros à l'encontre de l'État pour inexécution d'une précédente ordonnance de référé. Cette ordonnance du 24 octobre 2025 enjoignait au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer provisoirement une carte de résident à M. B..., suspension d'un refus préfectoral. Constatant que le préfet avait implicitement refusé d'exécuter cette injonction en expulsant l'intéressé, le juge a appliqué l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'astreinte a été liquidée au taux de 100 euros par jour pour la période du 1er décembre 2025 au 20 février 2026.