40 021 décisions disponibles — page 105/2002
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône avait obligé M. B..., ressortissant arménien, à quitter le territoire français et lui avait interdit le retour pour un an. La juridiction a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur des enfants du requérant, protégé par l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En effet, deux des enfants de M. B... souffrent de dystrophie musculaire de Duchenne à un stade avancé, nécessitant une prise en charge médicale pluridisciplinaire continue en France. L'arrêté a donc été annulé pour méconnaissance des stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône obligeait une ressortissante arménienne à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette mesure d'éloignement méconnaissait l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, compte tenu de l'état de santé grave de deux des enfants de la requérante, atteints de dystrophie musculaire de Duchenne et nécessitant une prise en charge médicale spécialisée. Le tribunal a jugé que l'intérêt supérieur de ces enfants n'avait pas été suffisamment pris en compte, eu égard aux conditions de prise en charge existant en Arménie. L'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, contestant l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a procédé à une substitution de base légale, remplaçant le fondement initial (1° de l'article L. 611-1 du CESEDA) par le 2° du même article, applicable à l'intéressée entrée régulièrement mais sans titre de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation. Les textes appliqués incluent le CESEDA et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 18 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune avec une ressortissante française et leurs trois enfants français. Le tribunal s'est fondé sur les pièces du dossier attestant de l'investissement du requérant dans la vie du foyer, malgré une mesure d'assistance éducative. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que les erreurs de plume dans l'arrêté n'étaient pas de nature à en affecter la légalité. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait pu légalement rejeter la demande en se fondant sur la production d'un faux certificat de scolarité et sur l'absence de progression sérieuse dans les études, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille annule la décision du 12 septembre 2025 par laquelle un major de police a refusé l’entrée en France à Mme A..., ressortissante mauritanienne, qui sollicitait l’asile à la frontière pour sa fille mineure. Le tribunal juge que cette décision est irrégulière car elle a été prise sans consultation préalable de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), en méconnaissance de l’article L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État est condamné à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A..., victime d’une chute à bicyclette survenue le 8 octobre 2025 sur une route départementale. Le requérant soutient que l’accident est dû à un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, et produit des photographies montrant une détérioration de la chaussée ainsi qu’un certificat médical attestant de ses blessures. Le tribunal a jugé que ces éléments suffisaient à établir l’utilité de l’expertise pour évaluer les préjudices dans la perspective d’un éventuel recours en responsabilité contre le département des Bouches-du-Rhône. En revanche, la société Orange a été mise hors de cause, aucun lien avec l’ouvrage public n’étant établi. Les demandes de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la société Bouhdel Promotion sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise vise à évaluer les préjudices subis par la société en raison de l'impossibilité de réaliser un projet immobilier suite au retrait illégal d'un permis de construire, annulé par un jugement du 7 janvier 2022. Le juge a limité la mission de l'expert à la période allant du 19 juillet 2019 au 7 janvier 2022, excluant la période postérieure au jugement, et a rejeté les conclusions de la commune d'Arles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B..., agent victime d’un accident de trajet reconnu imputable au service le 29 août 2024. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d’un futur litige indemnitaire contre la commune de Marseille. L’expert désigné devra évaluer l’ensemble des préjudices corporels et patrimoniaux en lien avec l’accident.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... A... pour demander la suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant le territoire français pour deux ans. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment le droit d'asile et le droit à un recours effectif, en raison de l'absence de garanties procédurales prévues par la directive "Retour" et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale n'était caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) 2016/399 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour contester un arrêté du préfet des Hautes-Alpes ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant de circuler en France pendant deux ans. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment le droit d'asile, le droit à un recours effectif et le droit à la dignité, en raison de l'absence de garanties procédurales prévues par le droit de l'Union et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales n'était caractérisée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 30 janvier 2026 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant de circuler en France pour deux ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne pouvant être admis sur le territoire français, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, notamment au droit d'asile. La décision s'appuie sur le règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen) et les articles L. 621-1 à L. 621-3 et L. 722-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l’arrêté du préfet des Hautes-Alpes ordonnant sa remise aux autorités italiennes et lui interdisant de circuler en France pendant deux ans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant d’aucune circonstance particulière rendant nécessaire une intervention rapide, et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était établie. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 621-1 à L. 621-3 et L. 722-10, ainsi que sur le règlement (UE) 2016/399.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci visait l’annulation d’un permis de construire délivré par la commune d’Aix-en-Provence. Le requérant n’a pas justifié avoir notifié son recours au bénéficiaire de l’autorisation, comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B... visant à obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante, ressortissante comorienne, avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour, mais le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, rendant la requête manifestement mal fondée. En conséquence, la requête est rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... C... d'une demande visant à obtenir l'exécution forcée d'une ordonnance rendue par le tribunal judiciaire d'Aix-en-Provence en 2023, condamnant M. A... D... au paiement d'une somme d'argent. Le juge a constaté que ce litige, relatif à l'exécution d'une décision de justice privée, relevait de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier de Gap à verser une provision de 711 195,93 euros à la société Bristol-Myers Squibb. Cette somme correspond au paiement de factures impayées dans le cadre d’un marché de fourniture de médicaments, augmentée des intérêts moratoires et de l’indemnité forfaitaire de recouvrement. Le juge a estimé que la créance n’était pas sérieusement contestable, en l’absence de défense de l’hôpital et au vu des pièces contractuelles produites. Les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte ont été rejetées, la condamnation pécuniaire n’impliquant pas de mesure d’exécution au sens de l’article L. 911-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé un titre de séjour à Mme A..., ressortissante roumaine, et l'a obligée à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté attaqué ne comportant ni signature ni mention du nom, prénom et qualité de son signataire. Le tribunal écarte la demande de substitution de l'arrêté du 29 décembre 2025, estimant qu'il n'appartient pas au juge de procéder à une telle substitution. En conséquence, l'arrêté du 10 mars 2025 est annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, en estimant que l'administration n'avait pas justifié de la régularité de la notification de la décision. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., le tribunal ayant considéré que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de visa long séjour et d'insertion sociale ou professionnelle suffisante de l'intéressée.