Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 203/2007
N° TA13-2209964(TA13-2209964)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. G... contre un permis de construire tacite (n° PC 013055 21 01329 PO) délivré à la société Prado 2.0 pour la surélévation et l'extension d'un immeuble de bureaux, ainsi que contre le permis modificatif subséquent (n° PC 013055 21 01329 M02). Le requérant invoquait notamment l'incompétence du pétitionnaire, l'insuffisance du dossier, l'absence de saisine de la commission de sécurité, et la méconnaissance du PLU et du PPRI. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 111-2, R. 111-5 et R. 423-1.
N° TA13-2210238(TA13-2210238)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., fonctionnaire de police, qui contestait le refus du préfet de la zone de défense et de sécurité sud de lui accorder l’avantage spécifique d’ancienneté pour la période de 2008 à 2011. Le tribunal a jugé que la créance relative à cette période était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État, et que le requérant ne pouvait se prévaloir d’une ignorance légitime de ses droits. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celles d’injonction et de frais de justice.
N° TA13-2300318(TA13-2300318)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCCV Marseille Saint-Marcel, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 janvier 2023 du maire de Marseille ordonnant l'interruption de ses travaux pour caducité du permis de construire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de procédure contradictoire, en se fondant sur les articles L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, L. 480-2 du code de l'urbanisme, et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté municipal pris au nom de l'État pour faire cesser des travaux poursuivis sans permis valide.
N° TA13-2301256(TA13-2301256)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B... contre le refus du maire de Châteauneuf-les-Martigues de lui délivrer un permis de construire de régularisation. Le tribunal a relevé que la demande de permis ne portait pas sur l'ensemble des constructions existantes, édifiées sans autorisation ou en méconnaissance du permis initial de 2019, ce qui constitue une irrégularité de procédure. En application des articles 1 et 2 du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la zone A, les travaux projetés étaient interdits car ils ne concernaient pas une extension limitée d'une construction légale existante à usage d'exploitation agricole. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté municipal, ainsi que les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2303015(TA13-2303015)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant la décision de préemption du 30 septembre 2022 prise par la métropole Aix-Marseille-Provence sur un terrain à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Les requérants invoquaient une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en mentionnant un projet de développement de l'habitat, conformément au plan local d'urbanisme, et que la réalité de ce projet d'aménagement était établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, de même que les demandes de frais de justice.
N° TA13-2312078(TA13-2312078)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D... contre l'arrêté du maire de Marseille du 23 octobre 2023, qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable déposée par la SAS Prado 2.0 pour des travaux de ravalement, de menuiseries, de création d'un portail et de surélévation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la demande de travaux relevait bien de la déclaration préalable et non d'un permis de construire, conformément aux articles L. 424-5 et R. 421-14 du code de l'urbanisme. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la fraude, de la méconnaissance du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme, ont été rejetés comme non fondés.
N° TA13-2401501(TA13-2401501)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH), contestant le non-renouvellement de son contrat par le recteur d'Aix-Marseille. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure, une discrimination liée à son état de santé et une erreur de droit. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la décision de non-renouvellement était fondée sur l'intérêt du service et non sur une discrimination. Il a également jugé que Mme A... ne pouvait prétendre à un contrat à durée indéterminée, faute d'avoir accompli six années de services continus au sens de l'article L. 917-1 du code de l'éducation. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, l'administration n'ayant commis aucune illégalité fautive.
N° TA13-2401516(TA13-2401516)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme D..., principale de collège, contestant la sanction de déplacement d'office prononcée par le ministre de l'Éducation nationale et son affectation subséquente. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le caractère non établi ou disproportionné des faits. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire, chef de service adjoint au directeur de l'encadrement, disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision de sanction au regard du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-850.
N° TA13-2402188(TA13-2402188)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. G... contre un permis de construire tacite délivré à la société Prado 2.0 (n° 2209964) et un permis modificatif subséquent (n° 2402188), concernant la surélévation et l'extension d'un immeuble de bureaux à Marseille. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du pétitionnaire, de l'insuffisance du dossier, de la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU, PPRI) et du code de la construction, ainsi que du défaut de saisine de la commission de sécurité. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA13-2405675(TA13-2405675)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le maire de Marseille avait retiré un permis de construire tacitement délivré à la SCCV Marseille Saint-Marcel pour un immeuble de 9 logements. La juridiction a jugé que la procédure de retrait était irrégulière, car la commune n'avait pas respecté le délai de 8 jours accordé à la société pour présenter ses observations, en violation de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Cette irrégularité a privé la requérante d'une garantie essentielle, entraînant l'annulation de l'arrêté. Les textes appliqués sont l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme et l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA13-2405687(TA13-2405687)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. D... contre l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré tacitement par le maire de Marseille à la SAS Prado 2.0 pour des travaux de ravalement et d'aménagement. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et juge que les travaux projetés relèvent bien du régime de la déclaration préalable et non du permis de construire. Il estime que les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques inondations (PPRI), ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 424-5 et R. 421-14 du code de l'urbanisme.
N° TA13-2403862(TA13-2403862)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme et M. A... de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre un permis de construire tacite (n° 2209573) et un permis modificatif (n° 2403862) délivrés par le maire de Marseille à la société Prado 2.0 pour la surélévation et l'extension d'un immeuble de bureaux. Après avoir joint les instances, le tribunal a examiné les moyens des requérants, notamment l'insuffisance de la voie d'accès au regard de la réglementation incendie et la méconnaissance des articles UC 11, UC 12 et UC 13 du plan local d'urbanisme (PLU). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 600-5-2 du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA13-2406698(TA13-2406698)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... et Mme B... qui demandaient l'annulation des permis de construire initial (11 mai 2020) et modificatif (26 avril 2023) délivrés par le maire de Gémenos à la société 13 Habitat pour un projet immobilier. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir tirées du défaut d'intérêt à agir et de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés par les requérantes, notamment l'incompétence de l'auteur des actes et la méconnaissance de diverses dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et du code de l'urbanisme. Après analyse, le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens n'étaient pas fondés, et a donc rejeté la demande d'annulation.
N° TA13-2413275(TA13-2413275)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C..., professeur, contestant la décision du recteur de l'académie d'Aix-Marseille du 17 décembre 2024 rejetant son recours contre la prolongation de sa suspension conservatoire. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, un fonctionnaire suspendu doit être rétabli dans ses fonctions après quatre mois, sauf s'il fait l'objet de poursuites pénales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et le détournement de procédure.
N° TA13-2500890(TA13-2500890)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme B... contestant deux arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône (6 janvier et 25 février 2025) lui refusant un titre de séjour "parent d'enfant malade" et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 425-10 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et proportionnées. Aucune injonction ni frais n'ont été mis à la charge de l'État.
N° TA13-2502989(TA13-2502989)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours en excès de pouvoir de Mme A..., technicienne en chef de police technique et scientifique, contre sa révocation prononcée par le ministre de l'intérieur le 6 janvier 2025. La décision était motivée par des vols de numéraire et l'utilisation frauduleuse d'une tablette professionnelle. Le tribunal a jugé que si les faits de vol reconnus et ayant donné lieu à une condamnation pénale définitive étaient établis, les autres vols mentionnés dans la décision n'étaient pas matériellement prouvés. En revanche, l'utilisation abusive de la tablette NEO a été confirmée. Statuant sur la proportionnalité de la sanction, le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et a annulé la sanction de révocation, la jugeant disproportionnée au regard des seuls faits établis.
N° TA13-2506279(TA13-2506279)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et n'a pas retenu les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA13-2506283(TA13-2506283)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 16 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de son entrée récente en France et de l'absence de liens familiaux stables, et a rejeté les autres moyens soulevés. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA13-2506284(TA13-2506284)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que la procédure avait été régulière. Il a jugé que l'arrêté ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. B..., incluant sa demande d'injonction et celle fondée sur l'article L.761-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2506287(TA13-2506287)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... Le, ressortissant vietnamien, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-de-Haute-Provence l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et que la décision était suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des articles L.435-1 et L.412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.